04/01/2012

Le léopard, Jo Nesbø

Présentation : deux femmes sont retrouvées mortes à Oslo, toutes les deux noyées dans leur sang. La police, en pleine guerre inter-services, se retrouve face à un mystère, puisque les blessures à l’origine des hémorragies fatales semblent avoir été provoquées de l’intérieur.

La belle Kaja Solness, de la brigade criminelle, est envoyée à Hong Kong pour retrouver le seul spécialiste norvégien en matière de tueurs en série. Le policier alcoolique s’est caché dans une ville d’un million d’habitants pour fuir les démons assoiffés de sang d’anciennes affaires, les souvenirs amers de la femme qu’il aime ainsi que les membres des triades à qui il doit de l’argent. Ce flic s’appelle Harry Hole…

Pour la huitième affaire de son enquêteur fétiche, Harry Hole, le détective au grand cœur et à la gueule cassée, Jo Nesbø nous livre son roman le plus complexe et le plus maîtrisé. Le léopard est une traque sans pitié qui laisse le lecteur pantelant.  […] Nesbø mène son récit tambour battant, comme au volant d’un bolide lancé à tombeau ouvert jusqu’à la dernière page. Un thriller magistral.

Le leopard.jpgMon avis : une brique (760 pages) reçue à la Noël (merci maman), commencée très vite et lue en une semaine.  Un "héros" comme je les aime, c’est-à-dire "avec peur et reproche", cassé, meurtri, un homme avec ses faiblesses, simplement. Enfin, pas tout à fait : il a la capacité exceptionnelle de faire fonctionner ses neurones à 200 % lorsqu’il s’agit de retrouver un assassin particulièrement retors et pervers. Quant à œuvrer à bon escient dans sa vie personnelle, c’est une autre paire de manches…

Je ne connaissais pas Jo Nesbø, ou plutôt, j’avais déjà entendu ce nom et l’avais associé, allez savoir pourquoi, à l’Afrique du Sud. Or Nesbø est norvégien, rien à voir, donc. Décidément, les polars scandinaves sont bel et bien présents sur le marché littéraire et cet auteur n’a rien à envier à Stieg Larsson et autre Camilla Läckberg, bien au contraire. Il va falloir que je remédie à ma méconnaissance en lisant les "aventures" précédentes de Harry Hole, surtout Le bonhomme de neige, afin d’en apprendre davantage sur ce personnage particulier qui a fait tellement de dégâts chez Hole.

Un Hole que j’ai découvert à Hong Kong, au fond du trou (!), animal blessé désireux de creuser son (dernier) terrier en compagnie de l’alcool et du tabac, conjugués à la drogue. C’est là que Kaja Solness, une jeune enquêtrice de la Brigade criminelle d’Oslo est chargée, dans un premier temps, de le débusquer, et dans un deuxième temps, de le ramener dans ses bagages en Norvège. Car cet "inspecteur Harry" est, selon son (ancien) chef, susceptible de les aider dans une enquête qui stagne et risque bientôt de défrayer la chronique. C’est ainsi que commencent les pérégrinations de ce duo particulier qui emmènera le lecteur d’Asie en Europe, avec incursions en Afrique, la Belgique étant d’ailleurs diablement bien présente lors de ce périple avec une arme léopoldesque particulièrement piquante...

Indépendamment de ces voyages au sens propre, le lecteur est également baladé de piste en piste, au fil des réflexions de cet enquêteur qui dépose incidemment de nombreuses traces, plus ou moins évidentes à décoder, mais elles foisonnent tellement qu’il faudrait presque en arriver à prendre des notes pour ne pas passer à côté. Ce que l’on fait de toute façon, inévitablement. Car l’enquête connaît bon nombre de ramifications, en quelque sorte à l’image du personnage central, à l’esprit toujours en alerte, à l’affût de la moindre "sensation" susceptible de le faire progresser sur ce chemin de tous les dangers ; bien vite, il est lui-même personnellement impliqué dans ce jeu macabre.

Les personnages qui gravitent autour de ce policier perpétuellement enfumé sont également psychologiquement intéressants : à côté de Kaja, elle aussi passablement "torturée", je pense particulièrement au père de Harry qui vit ses derniers jours et éprouve bien des difficultés à communiquer verbalement avec son fils ; ou bien à Bellman, le flic aux dents longues de la Kripos, prêt à "écrabouiller" quiconque se dresse sur son chemin ; ou encore au lensmann Krongli, à la double facette…

Pour l’anecdote, j’ai associé à de multiples reprises Hole à Nicolas Bedos [à propos duquel je n'ai pas encore décidé si je l'appréciais, ou pas], peut-être en raison des récentes apparitions télévisées répétées de ce dernier [et de sa taille.] Curieux quand même, n’est-il pas ?

12:20 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) |

Commentaires

De cet auteur, j'ai lu "L'homme chauve-souris" ... qui met aussi en scène Harry Hole : une lecture agréable ..... mais pas un coup de coeur pour ma part ! :-)

Écrit par : Jacqueline | 05/01/2012

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Je le lirais bien pour recommencer "dans l'ordre"...

Écrit par : paikanne | 09/01/2012

Peut-être me laisserais-je tenter... Tu en fais un livre voyageur ? ;-)
Bonne reprise, Paikanne.

Écrit par : argali | 08/01/2012

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Il voyage déjà : chez mon kiné ;-)

Écrit par : paikanne | 09/01/2012

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J'aime aussi beaucoup Nesbo et Hary Hole. Pour l'instant je n'en ai lu que 3, les trois premiers. Les deux premiers sont moyens du point de vue de l'intrigue, mais on y fait connaissance avec Harry !

Écrit par : prune | 18/01/2012

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Je pourrai profiter de ton challenge :-)

Écrit par : paikanne | 18/01/2012

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