20/12/2011

Le Projet Shiro, David S. Khara

Présentation. 1957. États-Unis, Maryland. Centre de recherches bactériologiques de l'armée américaine. Le professeur Jane Woodridge mène des expérimentations à haut risque. Soudain, l'alarme retentit...

De nos jours, République tchèque. Au mauvais endroit, au mauvais moment ! Fuyant ses problèmes conjugaux, Branislav Poborsky se rend chez ses parents. Sur la route, il découvre un village bouclé par la police et voit sa vie basculer...

Lorsque son mentor se fait enlever, l'agent du Mossad Eytan Morgenstern doit faire équipe avec sa rivale. Enrôlé de force dans un combat qui n'est pas le sien, il devra tout tenter pour mettre fin aux agissements d'un mystérieux groupuscule entré en possession d'armes de destruction massive. Quand vos ennemis d'hier deviennent vos meilleurs alliés, quand l'humanité semble prête à répéter les erreurs du passé, que peut bien faire un homme contre la folie qui ne va pas manquer de suivre...

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Mon avis. Après Non Stop, je ne vais de nouveau pas me démarquer de bon nombre de blogueurs puisque j’ai lu Le Projet Shiro et cela, pendant les examens (si c’est pas de la procrastination, ça). Bien avant la première page, je me réjouissais de refaire un bout de chemin au côté d'Eytan, ce "géant vert" aux énormes paluches rencontré dans Le Projet Bleiberg. Et d’emblée, j’ai eu l’impression de retrouver quelqu’un d’appréciable laissé temporairement au bord de la route, un compagnon côtoyé l’espace de quelques heures mais avec lequel  le courant est passé.

Première constatation : l’humour qui, chez moi, avait fait mouche lors de la lecture du Projet Bleiberg est toujours présent et j’en suis ravie ; il est une composante majeure de ces récits, comme s’il était indispensable de décompresser face à un propos lourd, presque indicible.

S’immisce malgré tout assez vite en moi, progressivement, un malaise insidieux lorsqu’Eytan est forcé de collaborer avec Elena, son ennemie "wonderwomanesque", aussi chaleureuse qu’un pain de banquise, dénuée de tout sentiment, à la Kristanna Loken dans Terminator 3 : Le soulèvement des machines.  Conséquence : je reste sur le qui-vive, très attentive aux mots, parce je me dis que cette sculpturale beauté glaciale n’aura de cesse d’éliminer Eytan ; je me devais donc de rester vigilante (comme si, je pouvais avoir une quelconque influence sur l’évolution de l’action !).

Un duo d’enfer (on ne peut mieux dire) donc, chargé de retrouver la trace d’un groupe qui semble s’être procuré une arme bactériologique… Les pièces du puzzle s’assemblent petit à petit, au fil des flashbacks qui permettent d’écrire la trame de cette intrigue d’où l’Homme ne ressort nullement grandi. Au contraire. Des faits à travers lesquels la souffrance et la douleur n’ont d’égales que la cruauté.

De nouveau beaucoup d’efficacité dans cette enquête mâtinée d’Histoire ; un fil que l’on déroule l’air de rien, au rythme des pages qui se tournent, presque animées d’une vie propre, tant la curiosité est pressante… 

Pour info., Le Projet Bleiberg vient de sortir en format poche : un beau cadeau pas cher Clin d'œil

15:40 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

Commentaires

J'ai passé un bon moment avec ce livre. On ne s'ennuie pas du début à la fin, le rythme est vraiment soutenu et la plume de l'auteur vraiment efficace.

Écrit par : BlackWolf | 21/12/2011

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Nous attendrons le troisième...

Écrit par : paikanne | 26/12/2011

Je te souhaite de bonnes vacances et de bonnes lectures.

Écrit par : Philibert | 26/12/2011

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A toi aussi :-)

Écrit par : paikanne | 26/12/2011

J'ai retrouvé avec grand plaisir Eytan que j'avais découvert dans le premier opus l'année dernière. Ce thriller est vraiment bien ficelé et efficace et j'ai beaucoup aimé son duo improbable avec Elena la Terminator :)

Écrit par : Frankie | 08/11/2016

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