31/08/2011

L'homme à la tête en forme de machine à laver, Nadine Grenier, Vedrana Donic'

Présentation : ce livre raconte l'histoire d'un homme qui avait une tête en forme de machine à laver, et qui désirait redevenir entièrement humain.

On l'utilisait souvent pour essayer de laver un cœur abandonné ou du linge sale. Les mauvaises rencontres de la vie (les gens en carton, les hommes à la tête de loup et de serpent) l'avaient rendu plutôt triste. […]

homme tete.jpgMon avis ? Le titre peu conventionnel a attiré mon attention et j'ai eu envie de découvrir cet album proposé par Les agents littéraires et Vedrana Éditions. Je me suis permis d’ôter une partie de la présentation généralement proposée sur le Net afin de ne pas dévoiler l’ensemble de l’histoire ; je ne vois pas en effet pas l’intérêt de commencer à lire un récit dont on a tout dit, ou presque.

J’ai perçu cette histoire comme un récit sur la différence : l’homme avec une tête de machine à laver est animé par le désir de retrouver visage humain ; à ses côtés, apparaissent sa sœur à la tête de tiroir ou encore l’homme à la tête en forme de boîte à musique…  Chacun semble souffrir, d’une manière ou d’une autre, de sa particularité ; ils font un bout de chemin ensemble avant que le premier ne décide de partir vers la mer…

J’ai vu que cet album est destiné aux enfants à partir de 6 ans* mais je me demande la manière dont ils peuvent effectivement percevoir  l’histoire ; à cet égard, je compte d’ailleurs le prêter à une amie institutrice afin qu’elle puisse éventuellement l’exploiter avec ses élèves et me donner son avis, d’autant que les jeux de mots, pas forcément compréhensibles pour des enfants de cet âge, abondent.  Cela dit, le dessin devrait tout à fait leur plaire, me semble-t-il.  Et ce graphisme, je l’ai apprécié : du noir, non pas sur fond blanc, mais sur du jaune très clair qui fait astucieusement ressortir le trait, tantôt ferme et précis, tantôt épais ; ou bien les pointillés de toutes tailles ; ou bien encore les aplats.

J’ai en outre apprécié que le texte soit rédigé en écriture cursive, elle donne un effet de "naturelle rondeur" à l’ensemble.

Pour terminer, quelques mots issus de la boîte à musique : "On croit souvent que l’herbe est plus verte ailleurs.  À rien ne sert de fuir les problèmes, car on les emmène avec nous.  Pour faire un voyage, il faut déjà faire le tour de soi-même.  On peut voyager, non pour se fuir mais pour se trouver."  À méditer…

 

* Il s'avère que l'information que j'avais trouvée sur le net à ce propos est fausse ; je n'étais donc pas tout à fait dans le faux en m'en étonnant.  Il s'agit d'un conte destiné aux adolescents et adultes.

11:50 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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