07/08/2011

Personne n'y échappera, Romain Sardou

Présentation : New Hampshire. Hiver 2007. 24 corps sont découverts dans le sable enneigé d'un chantier d'autoroute. 24 cadavres. Tués d'une balle en plein cœur, sans aucune trace de lutte. Sacrifice de secte ? Suicide assisté ? Gigantesque règlement de comptes? Plus incroyable encore : personne ne les réclame. Pas un mari inquiet, pas une mère affolée, pas un collègue de bureau ne prend contact avec la police.

Le même soir, Frank Franklin, 29 ans, jeune professeur de littérature, arrive pour son nouveau poste dans une université qui jouxte le chantier des 24. Très vite, quelque chose l'inquiète sur le campus. Bientôt, il va comprendre qu'il a été entraîné dans un terrifiant jeu de dupes...

personne n'y echappera.gifMon avis ? Hé bien, je suis restée dans le même registre : après Train d’enfer pour Ange rouge de Franck Thilliez, je me suis embarquée dans Personne n’y échappera de Romain Sardou, encore une histoire de Fran(c)k.  Et je n'y ai pas échappé : d'emblée j’ai su que je ne devrais pas mettre longtemps avant de le terminer.  Et effectivement, j’ai quelque peu empiété sur mes heures de sommeil afin de connaître le mot de la fin ; j’en suis d’ailleurs restée baba, pantelante, époustouflée, sans voix (cela dit, je ne vois pas pourquoi je devrais donner de la voix en lisant).

L’auteur, je le connais grâce à Délivrez-nous du mal que j’avais aimé, d’autant que les récits historiques, c’est ma tasse de thé et cela, même si je n’aime effectivement pas le thé.

Point de plongée dans le passé ici mais une plongée dans le sordide (je vais finir par cauchemarder si ça continue) sous une apparence extrêmement policée et organisée.

Plusieurs personnages se disputent la vedette : d’abord Stu Sheridan, chargé de l’enquête relative aux "24" durant un temps très bref, avant que le FBI ne vienne "subtiliser", et affaire, et prélèvements, et cadavres. Ensuite le jeune professeur Franklin qui débarque à Durrisdeer, dans une atmosphère lugubre, d’ores et déjà annonciatrice de la suite. Enfin le présumé assassin, "modèle du genre".  Le tout initie une réflexion sur les rapports et la frontière entre réalité et fiction.

Le texte se lit aisément et les phrases se déroulent pour nous enchaîner à l’histoire ; la tension monte petit à petit, au fur et à mesure des investigations, suppositions, déductions… car la peur s’immisce progressivement lorsque Franklin devient véritablement un acteur de cette pièce macabre imaginée par un metteur en scène d’exception.

Que dire de la fin ?  Magistrale, tout "simplement".

18:26 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) |

Commentaires

Je l'ai lu il y a 3 ans et je me suis dit que ce n'était pas seulement le nom de Sardou qui a apporté le succès à Romain. C'est un vrai écrivain, pas un fils à papa.
J'ai également lu un de ses contes de Noël. Rien à voir mais j'ai apprécié aussi.
Bonne soirée.

Écrit par : Philippe d | 08/08/2011

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Un véritable écrivain, je suis d'accord :-)

Écrit par : paikanne | 08/08/2011

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Alalalal, j'ai déjà une bonne dizaine de thrillers qui attendent sagement dans ma PAL et voilà que tu me tentes par ce billet ! Déjà le résumé est alléchant, mais ton article ne fait que renforcer ma curiosité !

Écrit par : Cajou | 10/08/2011

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L'avantage des thrillers, c'est que s'ils sont prenants, on les lit vite ;-)

Écrit par : paikanne | 10/08/2011

j'ai adoré les 2 premiers de l'auteur mais par la suite, j'ai trouvé ces histoires brouillons, il n'y a que les contes sur noël qui m'ont plu

Écrit par : pom' | 21/08/2011

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Je n'en ai lu que deux mais ils m'ont plu :-)

Écrit par : paikanne | 21/08/2011

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