15/06/2011

Les Ailes d'Alexanne, t. 1 : 4h44, Anne Robillard

Présentation : à la mort de ses parents, Alexanne Kalinovsky est confiée à sa tante Tatiana dont elle ignorait jusqu'à présent l'existence. Rapidement, la jeune fille constate que cette dame n'est pas une personne ordinaire. Elle vit seule dans un immense manoir aux multiples chambres parfumées à l'encens...

 

Alors qu'elle a du mal à s'habituer à ce nouvel environnement, Alexanne découvre peu à peu l'histoire de ses origines et ses dons particuliers, levant le voile sur l'héritage étrange dont sa famille l'avait tenue éloignée. Mais des événements imprévus viennent compromettre sa quête spirituelle. Car les bonnes fées ne sont pas toujours celles qu'on croit...

 

 

Ailes Alexanne.jpg

Mon avis ? Voici un roman choisi uniquement grâce à sa couverture qui m’a d’emblée séduite.  J’ai donc été enchantée de le recevoir en partenariat (merci aux Éditions Michel Lafon) d’autant que je ne connaissais Anne Robillard que de nom ; il était donc grand temps de découvrir sa plume et son univers.

La couverture donne effectivement des indices sur le monde particulier auquel sera confrontée Alexanne (quel charmant prénom) mais même si ce côté "léger" est présent dans le récit (je pense entre autres à la minuscule fée aérienne qui accompagne souvent la jeune fille), une face obscure en fait aussi bel et bien partie intégrante et Alexanne devra y faire face avec l’aide bienveillante de sa tante Tatiana.

Il m’a été très facile de plonger dans cette histoire et de me laisser emmener dans cet univers à la fois étrange et fascinant.

Deux choses pourtant m’ont dérangée : la première, c’est qu’à certains moments, l’action évolue beaucoup trop vite par rapport à ce qui survient.  Je m’explique : Alexanne se pose des questions, est sceptique et quelques lignes plus loin, tout est réglé, tout a été accepté, digéré, intégré, comme s’il fallait se hâter de passer à la suite.

La deuxième chose, ce sont de temps à autre des tournures de phrase qui apparaissent dans la bouche des adolescents alors que jamais, il ne parleraient ainsi "dans la réalité", à tout le moins "par chez nous" (un exemple, au hasard : "Je demeure à plus d’une heure ici et mon père est seul à la boutique" ; jamais nous ne dirions "je demeure", encore moins un adolescent, ce serait "j’habite" ou "je vis") mais peut-être est-ce courant au Québec ?   Impossible pour moi de le savoir mais la conséquence, c’est que cet aspect de la langue m'a paru "artificiel" et de ce fait, a attiré mon attention.

Cela dit, j’ai passé un bon moment en compagnie d’Alexanne, Tatiana… et les êtres féériques qu’elles côtoient, sans oublier la nature, principalement les fleurs qui apportent un côté relaxant et serein à l’ensemble…

09:57 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

D'Anne Robillard je n'ai lu que le 1er tome des "Chevaliers d'Emeraude". Je possède le second, et le premier tome de A.N.G.E, pas encore lus.

La couverture de celui-ci est effectivement superbe et j'ai plusieurs fois hésité à l'acheter récemment... mais je pense que je vais encore attendre un petit peu.

Pour avoir fréquenté pas mal le Québec et les Québecois je pense que l'expression "demeurer" est tout à fait courante chez eux :-) (mais je ne le jurerais pas, si u Québécois passe, qu'il nous confirme ^^). Si c'est le cas, c'est un signe que (cette fois) l'éditeur n'a pas "traduit" en français de France l'intégralité du roman (comme c'est le cas dans "Aurélie Laflamme" par exemple) et du coup, j'apprécie ;)

Écrit par : Lalou | 16/06/2011

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