14/04/2011

Indiana Teller, T. 1 : Lune de printemps, Sophie Audouin-Mamikonian

 

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Présentation : dans les interminables plaines du Montana s'étend le Lykos Ranch.  Alentour, les voisins  sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.

Né de l'union d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, Indiana est le petit-fils et seul héritier du chef de la meute. Se sentant étranger parmi les siens, il part en quête d'une vie normale et rejoint l'université du Montana.  Là-bas, il fait la connaissance de la troublante Katerina O'Hara et de Tyler Brandkel, le fils d'un éternel rival de son grand-père.

Quand Indiana sort miraculeusement indemne d’un terrible accident en se volatilisant au dernier moment, il comprend qu’il a le pouvoir de rebrousser le temps lorsqu'il est en danger. Voilà un atout précieux, car son accident semble suspect.  Quelqu’un a-t-il tenté de l’éliminer ?   La sécurité des loups n'a été aussi menacée.

 Oseriez-vous défier les lois du clan ?

Mon avis : je sentais que je devais lire ce roman, j’avais d’ailleurs fait tous les concours possibles pour tenter de le gagner et finalement, j’ai eu la chance de le recevoir lors du partenariat Michel Lafon/Livr@ddict : MERCI !

Contrairement à beaucoup de lecteurs, je partais avec un regard tout à fait neuf sur ce premier tome puisque je n’avais jamais lu de récit de Sophie Audouin-Mamikonian même si, bien sûr, je connaissais la série Tara Duncan de nom.  Voilà donc le contexte posé.

A priori positif immédiat : la couverture, réalisée par Andreas Rocha, que je trouve superbe.

Et les aventures d’Indiana me direz-vous ?  Hé bien, je les ai lues avec beaucoup de plaisir et ne regrette qu’une chose : qu’il faille attendre un an pour en connaître la suite…

Je suis tombée sous le charme d’Indiana ; j’écrivais voici peu que j’avais apprécié le point de vue masculin dans 16 Lunes, plus rare dans la littérature "jeunesse", et ce fut la même chose dans ce cas (quelle coïncidence d’ailleurs d’avoir lu ces deux romans presque l’un à la suite de l’autre).

Indiana est un jeune homme qui a toujours dû faire face à l’adversité au sein de son propre clan puisqu’il est né de l’union entre un loup-garou et une humaine aux pouvoirs étonnants ; lui-même n’est pas loup, au  désespoir de ses grands-parents, son grand-père étant chef de sa meute.  Indiana (pas "Jones" mais prénommé ainsi en référence à celui-là, n'en déplaise à l’adolescent) s’est donc toujours senti différent, une espèce de monstre au sein des siens qui ne se sont jamais privés de lui faire sentir, physiquement et psychologiquement, qu’il n’était pas à la hauteur (!).  C’est donc seul qu’il a grandi la plupart du temps et cela, malgré l’amour de ses grands-parents et de Nanny. 

Vient le jour où Indiana décide de rejoindre l’université et sa première épreuve consiste à convaincre sa famille, ce qui n’est pas une mince affaire.  S’ensuivent alors des rencontres qui marqueront irrémédiablement le jeune homme, l’obligeant parfois, pour sauver sa vie, à faire des choix cornéliens, tiraillé entre ses facettes humaine et lupine.

A côté d’une intrigue bien ficelée, le point fort du roman réside, me semble-t-il, dans l’humour omniprésent, principalement dans le chef d’Indiana : moyen d'expression favori face au guêpier dans lequel il a une certaine tendance, pour ne pas dire une tendance certaine, à se fourrer. 

   "Pour vaincre un loup-garou, soit on est Superman, soit on a une très grosse arme.

   Je conseille le bazooka.

   [...]

    - T'es mon punnchig-ball préféré, c'est quoi cette histoire de départ ?

   - Tu vas devoir t'en trouver un autre, mon gros, rétorquai-je.  Je pars à l'université du Montana.

   Son visage se plissa comme s'il allait pleurer.

   - C'est vrai ?  Tu t'en vas ?  Je croyais que les autres se moquaient de moi, comme d'hab.

   - Chuck, je n'ai rien à faire ici et tout le monde le sait très bien.  Etudier parmi les humains est bien plus utile pour la communauté que de rester ici à essayer d'être aussi bon que vous... et à ne pas y arriver.

   Il garda le silence, digérant ce que je venais de dire.

   - Ah.

   - Oui.  Ah.

   - Ca n'a pas été toujours facile pour toi, finit-il par déclarer pesamment.

   La vache, il avait dû fournir un effort colossal.  Son cerveau devait être en feu.

   - Non, fis-je platement. Pas toujours.

   Il haussa les épaules puis eut une phrase qui me stupéfia.

   - Tu vas me manquer.

   S'il y avait eu une mouche dans le coin, elle aurait été pour moi.  Je mis un moment à refermer la bouche.  C'était la seconde fois que Chuck me surprenait en deux jours."

  

J’ai aussi apprécié Nanny, la tendresse incarnée pour le jeune homme, ainsi que Chuck, garde du corps "peu réfléchi", imposant... et imposé à Indiana.  Katerina m’a laissée davantage indifférente…

J'inscris d’ores et déjà cet ouvrage parmi les propositions de lecture pour mes futurs élèves (les derniers livres de l'année scolaire sont programmés) ; si en plus, il pouvait vite sortir en format de poche, ce serait le nec plus ultra...

 

[NB : je me suis (laborieusement) efforcée de terminer Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti de Judy Blundell ; c'est enfin fini, billet à venir]

19:14 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Nous partageons, sur l'histoire et les personnages, le même avis !

Écrit par : calypso | 16/04/2011

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