09/03/2011

Les étranges sœurs Wilcox, t. 3 : Les masques de sang, Fabrice Colin

wilcox 3.jpegPrésentation : à la recherche du dernier fragment du Venefactor, l’arme terrible convoitée par Dracula, les sœurs Wilcox et leurs amis tombent dans un piège tendu par le traître Blackwood. Leur quête les conduit à Venise, où ils sollicitent l'aide de puissants magiciens, la guilde des Mystères.

Mon avis : je dois bien reconnaître qu’il m’a fallu un peu de temps afin de "remettre mes pièces à place" étant donné que la lecture du tome précédent datait déjà de quelques mois et j’avais oublié certains éléments (l’âge, sans nul doute ;-)) ; le résumé proposé fut donc le bienvenu.  Je savais de toute façon que je retrouverais avec plaisir les protagonistes de cette histoire très particulière, comme chaque fois que je continue le chemin en compagnie de personnages appréciés précédemment.

Je n’ai (bien sûr) pas été déçue.  Les chapitres souvent courts contribuent à l’enchaînement rapide des péripéties ; j’ai d’ailleurs eu l’impression que dans ce troisième tome, les aventures se multiplient, tout comme les personnages venant en aide aux deux sœurs ou décidés à lutter contre elles.   Luna me paraît s’affirmer davantage tandis qu’Amber garde encore souvent son apparence "grognonne", encore que l’un de ses compagnons de route réussira à la toucher plus qu’elle ne le souhaiterait.  Gravitent plus ou moins près des deux sœurs le duo Holmes/Doyle (un charmant "vieux couple" toujours en train de se chamailler), Stoker, ou encore Von Erstein, Wilfred, Lucy de Rasmussen, le  vieux poète Browning, les Mystères, Dracula, lui-même aux prises avec une entité au pouvoir incommensurable : Sekhmet… ; le tout dans le cadre "enchanteur" de Venise.

L’écriture de Fabrice Colin est toujours aussi fluide et agréable.  À cet égard, je ne pouvais m’empêcher de penser à la "syntaxe pauvre" dont il a été question sur le blog de l’auteur  - libre à vous d’aller lire ce qu’il en retourne - ; il m’est décidément impossible de souscrire à cet avis. 

 "L’attelage s’ébranla dans une éclaboussure de neige boueuse.  Amber prit la main de sa cadette dans la sienne.  Elles ne s’étaient guère parlé depuis leur départ d’Edimbourg ; chacune, sans y penser, s’était réfugiée en une sorte de solitude cotonneuse, un rempart contre la gravité du monde.  Ce mutisme était une illusion, elles le savaient l’une comme l’autre. Pour l’heure, cependant, le calme était tout ce dont elles avaient besoin, et la vue de la maison de Holland Park leur réchauffait le cœur."

   "Sur un canal tout proche, des demoiselles munies d’ombrelles moirées passaient lentement en gondole.

   Holmes et Von Erstein empruntèrent le pont du Rialto et tournèrent leurs pas vers la place Saint-Marc, noire de touristes.  Des grappes de pigeons claquaient vers le ciel, poursuivis par des bambins joyeux.  Le dôme de la basilique étincelait sous le soleil.  Von Erstein paraissait s’animer.

   Le duo passa jusqu’à la Riva degli Schiavoni, encombrée d’acteurs, de marchands ambulants et de forains tapageurs.  La rue était bordée de théâtres typiques où l’on donnait des comédies locales.  Pensant que cela pourrait les distraire, Holmes hésita, avant de se souvenir qu’ils n’avaient quasi plus un sou en poche.  Il opta finalement pour le café Orientale, flanqué d’un auvent de toile."

Une lecture prenante ; un hic : l’attente avant la publication du quatrième et dernier opus de la série…

15:22 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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