02/03/2011

Tancrède, une uchronie, Ugo Bellagamba

bellagamba.jpgPrésentation : année 1096. Lorsque son oncle, Bohémond de Tarente, décide d'abandonner Syracuse et de répondre à l'appel à la Croisade lancé par le pape Urbain II, le prince normand Tancrède de Hauteville y voit la récompense de ses prières vibrantes. Quitter un Occident qui, inexorablement, s'enténèbre, et marcher sur Jérusalem pour délivrer le Tombeau du Christ et baigner dans la lumière de Dieu... Quel destin plus glorieux pourrait-il y avoir pour un jeune chevalier qui a grandi dans l'ombre d'un grand-père conquérant et d'une mère qui lui a enseigné la foi et la dignité ? Pourtant, par-delà Pont-de-Fer, Antioche, et les premiers carnages, la Terre Sainte se révèle bien différente de tout ce que Tancrède avait imaginé. La médiocrité y côtoie le sublime, la vanité le recueillement, et l'Infidèle s'y révèle plus honorable que le Croisé.
Dans cet univers à la géopolitique complexe, le cheminement d'un chevalier ne peut être simple. Tour à tour apostat [qui a renié sa foi chrétienne] et assassin, paria et maître, de l'Anatolie à la Mer Caspienne, Tancrède devient l'acteur historique qui, d'abord en son for intérieur puis par ses actes, est appelé à changer le destin de deux mondes, en accomplissant la plus difficile des conquêtes : celle de son identité.

Mon avis : j’ai choisi de lire ce roman dans le cadre du défi  "Winter Time Travel" consacré à l’uchronie. J’ai déjà lu des récits relatant des épisodes liés aux Croisades et une "plongée dans l’Histoire", même revisitée (c’est le but de l’uchronie), m’intéresse beaucoup.

Oui, mais ce fut une déception… Je suis passée complètement à côté des péripéties de Tancrède à tel point que je me suis dépêchée de terminer la lecture afin d'entamer autre chose.

Plusieurs éléments expliquent ma déception : à côté des épisodes extrêmement horribles liés au comportement des Croisés (une triste réalité, sans nul doute ; me reviennent en mémoire les "crânes qui éclatent comme des fruits murs" ou bien les plats d’une "viande" scandaleuse), le personnage de Tancrède ne m’a pas touchée, ou plutôt si, quelque peu au début de l’histoire, lorsqu’il commence à oser remettre en question les préceptes qu’on lui a inculqués et auxquels il croit profondément. Mais par la suite, le cheminement de la pensée du jeune homme est abondamment décrit et ce fut laborieux à lire. En outre, les arrangements, compromissions, manipulations… de la deuxième partie sont demeurés trop nébuleux pour moi. Enfin, il est resté, à mon sens, beaucoup (trop) d’erreurs de langue, ce qui a fini par m’agacer (mais  sans doute cet agacement est-il aussi lié au peu d’enthousiasme de ma part pour cette aventure).

Bref, un coup dans l’eau (un coup "dans le sang" serait en l'occurrence une formule plus appropriée)... sauf l'épilogue qui m'a procuré une impression positive...

12:10 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

Écrire un commentaire