20/01/2011

SEP : F comme "fatigabilité"

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Une fois n'est pas coutume, je vais évoquer un symptôme dont je ne souffre pas, ou peu, mais qui est extrêmement courant et souvent mécompris dans le cadre de la SEP : la fatigue ou plus précisément, la "fatigabilité" ou comment être très vite fatigué dans la (sur)vie de tous les jours. 

Bien sûr, il m'arrive d'être fatiguée, mais probablement "comme tout le monde" et surtout, hormis les fins de trimestre parfois éprouvantes (un bloc de huit semaines à tenir cette fois), lorsque je le suis, c'est souvent parce que j'ai quelque peu exagéré, entendez par là, accumulé quelques sorties en semaine (ouille) et le WE.  Parce que, je peux le dire, si j'avais encore vingt ans (!), je pourrais me permettre de rogner davantage sur mes heures de sommeil.  Oui mais je n'ai plus vingt ans et par conséquent, je suis rappelée à l'ordre par ce corps déjà bien amoché qui réclame sa part de repos... 

Je pense donc qu'il s'agit avant tout des années qui font leur oeuvre (lentement mais sûrement comme cette saleté de SEP) et non de l'action de la maladie.  Car si je suis vite "fatigable" au niveau des jambes (pour le peu qu'elles bougent encore), il me semble qu'il n'en va pas forcément de même pour mon état général.  Et quand mon corps me rappelle à l'ordre, hé bien, je suis contrainte de l'écouter sous peine de risquer gros.  

A cet égard, depuis quelques années, j'ai une chance incroyable : lorsque je sens que vraiment j'ai besoin de dormir un peu en journée (à la maison, s'entend), youp, fauteuil, je ferme les yeux et je me laisse aller, j'entends de très loin les bruits environnants, cela dure quinze minutes, vingt maximum et après, dame, je suis repartie pour faire la java (enfin... presque !). 

Tout cela pour dire qu'il me semble qu'en cette matière, la SEP m'a toujours plus ou moins laissée tranquille, ce qui n'est malheureusement nullement le cas pour de nombreux malades qui peinent alors à mener une vie  un tant soit peu "normale" ou qui sont taxés de "paresseux" par leur entourage.  

En fait, avec cette saleté, je me dis qu'on est souvent en train d'analyser les choses en se demandant si tel ou tel symptôme résulte, ou pas, de la maladie...  A ce propos, ce sont d'ailleurs les éventuels troubles cognitifs qui me tracassent et lorsque je ne reviens plus sur un mot ou sur un nom, je me demande si par malheur, le mal ne progresse pas...

21:28 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

.... La fatigue due aux sorties en semaine et en WE.... je confirme, c'est l'âge .... :-)

Écrit par : Jacqueline | 21/01/2011

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