20/10/2010

Cendrillon à Hollywood, Elena Klein

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J’ai reçu la semaine dernière le premier livre que j’ai (en infiiiiiiime partie) financé via le site http://www.mymajorcompanybooks.com.  Le principe : apporter un apport pécuniaire (belle occasion de placer cet adjectif et de signaler qu'il a la même forme au masculin et au féminin) afin qu’un roman, parmi ceux proposés, soit effectivement publié.  J’ai ainsi contribué à la publication de Cendrillon à Hollywood, d’Elena Klein.  Je me suis contentée d’en lire la présentation (suite à une note chez Anaïs) sans découvrir au préalable les extraits proposés car je ne souhaitais pas gâcher mon plaisir éventuel.

La semaine dernière, j’ai reçu l’épreuve du livre pour lequel, soit dit en passant, les "édinautes" avaient pu voter parmi plusieurs propositions de couverture, roman dédicacé par l’auteure.  Je l’ai commencé vendredi et le lendemain, je l’avais terminé.  Pourtant, ce type de récit ne constitue a priori nullement mon "genre de prédilection" (ce que l’on appelle aujourd’hui "chick lit").

Une histoire agréable à lire qui suit le parcours d’Inès, jeune avocate française qui a décroché une place au sein de l’Agence : la plus grosse agence de stars de Los Angeles.  Un travail sous-payé mais qui lui permettra peut-être de réaliser son rêve…  Commence alors une course contre la montre (et contre le sommeil surtout) car il est impératif pour elle, si elle désire être engagée, de se faire remarquer, positivement cela va sans dire, et cela passe par une disponibilité quasi permanente.  La lutte entre les candidats est féroce et Inès n’a pas le droit à l’erreur…

Le propos n’est pas neuf et à de multiples reprises, j’ai songé à Anne Hathaway dans Le diable s’habille en Prada : hormis le contexte, les ingrédients sont identiques.  Mais ce qui fait la force de cette histoire, me semble-t-il, c’est avant tout l’humour caustique dont fait preuve la jeune femme, même si, la plupart du temps, elle ne peut se permettre de l’exprimer à voix haute, obligée est-elle "d’écraser"…

"Manifestement cette nouvelle mission m’incombait.  Je suis ressortie de la cuisine quelques minutes plus tard avec un plateau argenté sur lequel était disposée une assiette contenant une pomme, une orange et une grappe de raisin.  Allison s’est précipitée vers moi pour m’interrompre dans ma course et a murmuré, horrifiée :

   -    Mais il faut les couper en rosace sur l’assiette !  Ron veut ses fruits en forme de rosace !

D’accord, ce n’est pas la peine de prendre cet air catastrophé, je n’ai pas encore des dons d’extralucide que je sache !

Je n’osais par ailleurs pas lui confier que je n’étais pas une manuelle et qu’elle courait un gros risque en me chargeant de cette tâche.  Je suis retournée à la cuisine, penaude, pendant qu’elle s’absentait pour se repoudrer. Tandis que je lavais, épluchais, et coupais les fruits avec l’application d’un neurochirurgien pratiquant une opération délicate, tout en essayant de visualiser une rosace dans ma tête, la sonnerie d’une téléphone mural dans la cuisine m’a fait sursauter."

Une lecture plaisante et divertissante…

17:12 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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