15/09/2010

Mariage à l'indienne, Kavita Daswani

mariage indienne.jpgPrésentation de l’éditeur : "À deux jours de son dixième anniversaire, ma grand-mère était déjà mariée.  Ma mère, elle, avait trouvé un mari à vingt ans.

J'en avais conclu que si l'on gagnait ainsi dix ans à chaque génération pour arriver à l'âge idéal du mariage, à trente ans au plus tard j'aurais dû trouver un conjoint.

Mais, à trente ans, j'étais à mille lieues de convoler, d'où la consternation de chacun au mariage de ma cousine Nina.

Née à Bombay, devenue journaliste de mode à New York, Anju est écartelée entre son envie de vivre à l'américaine, célibataire et libre, et son désir de rester fidèle à ses racines indiennes pour ne pas décevoir sa nombreuse famille.

Mon avis : une lecture plaisante, douce amère, dirais-je… 

Depuis sa plus tendre enfance, Anju a été "conditionnée" en vue du mariage.  Elle y pense, elle en rêve…  elle finit par en cauchemarder.  Pourquoi ? Parce que malgré sa "bonne volonté", malgré les multiples démarches entreprises par ses parents - ou plus exactement sa mère -, avec ou sans Anju, comme les pèlerinages, les jeûnes, les "swamis" (espèces de gourous) consultés, Anju reste désespérément seule.  En outre, elle est profondément déchirée entre son désir de rester fidèle aux traditions - ainsi, elle n’imagine pas une seconde épouser un "blanc" - et sa volonté de vivre à  l’occidentale depuis qu’elle s’est installée à New York et s’est fait une place comme attachée de presse.  Avec succès.

Malgré quelques longueurs, j’ai lu avec plaisir les tribulations, narrées avec beaucoup d’humour, d’Anju, tiraillée entre deux cultures.  Car ce qui fait la force de ce récit, me semble-t-il, c’est bel et bien l’humour, même si l’on sent que derrière, se cache une profonde fêlure…  Anju prend de l’âge, entendez par là dépasse la trentaine (!), et n’a toujours pas trouvé d’époux ; elle est donc la ligne de mire de tous lorsqu’elle revient dans son pays d’origine et principalement lorsqu’elle y assiste au mariage d’un membre de sa famille (plus jeune, cela va de soi !) ou d’une amie.  Ce poids est terriblement lourd à porter pour Anju et cela, d’autant que sa famille n’a de cesse de lui rappeler cette "tare".

Il est en outre intéressant de découvrir l’ensemble des traditions indiennes relatives au mariage, à mille lieues de ce que nous connaissons chez nous.  La somptuosité des cérémonies et des vêtements est tellement bien décrite que l’on peut presque entendre le doux murmure des étoffes chatoyantes des saris…

D'autres avis chez soukee, elea23, Stellade

[Dans le cadre d'une lecture commune et du challenge "Bienvenue en Inde" proposés par soukee/Hilde]

06:30 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Je l'ai lu l'année dernière et c'est une lecture qui m'avait beaucoup plus !

Écrit par : Liyah | 15/09/2010

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je le note, je pense qu'il me plaira

Écrit par : pom' | 16/09/2010

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Je garde un bon souvenir de ce roman, qui fait parti de mes premières lectures indiennes. J'ignorais tout des traditions concernant le mariage.

Écrit par : Hilde | 23/09/2010

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