18/07/2010

Les yeux de la grâce, Pierre Marchant

marchant.jpgPrésentation de l’éditeur : nous sommes aux premières années de l’ascension de Charles Martel, grand-père de Charlemagne, au temps des rois francs chevelus et de la christianisation de l’Europe. C’est une époque de saints et de nobles brigands, de foi et de sauvagerie, d’où émergera bientôt un empire et une nouvelle civilisation.
À l’ombre du monastère que vient de fonder Sainte Odile, la découverte d’un corps, rendu par les eaux boueuses du Rhin, va lancer sur les routes un jeune homme blessé, une jeune fille audacieuse et un vieux moine attentif.
Ce roman policier nous emmène avec délicatesse et un art maîtrisé du suspens dans une époque excessive, en dureté comme en amour.

Mon avis : une belle incursion au Moyen Age, au VIIIè siècle pour être précis, qui ravira les amateurs de romans historiques friands de cette époque.  Le point de départ de cette longue marche est le corps d’un noble décapité découvert dans le tronc d’un chêne rejeté sur une de ses berges par le Rhin.  D'emblée, il est clair pour Otton, le moine chargé de rendre le corps à la famille, qu’il est des questions que nul ne veut entendre poser et encore moins auxquelles apporter des réponses.  Or le jeune Goderic veut à tout prix connaître la vérité à propos de l’assassinat, clairement établi, de son parrain. 

Otton va s’employer à l’aider d’autant plus quand il devient évident que Goderic doit fuir pour éviter la mort lancée à ses trousses sous le visage terrifiant et sadique de Milon, "évêque" de Trèves et de Reims, ravalé au rang de soudard de Charles Martel et accompagné dans cette course macabre par ses "antrustions".  La jeune Amalia se joindra bientôt à eux dans cette course contre le temps, non loin du monastère fondé par celle qui deviendra Sainte Odile.

J’ai apprécié ce roman lu en partenariat avec BoB et les Editions Calleva tant il est vrai que j’aime lire des romans relatifs à cette époque et cela, même si les mœurs étaient dures et cruelles, principalement à l’égard des faibles.  On découvre dans ce récit quelques éléments liés à la vie des nobles (hospitalité sacrée !) mais j’aurais aimé en apprendre davantage ; en fait, j’aurais aimé que l’enquête dure plus longtemps afin de côtoyer plus avant les protagonistes et leur quotidien.  Il me plairait de retrouver Otton dans d’ultérieures aventures.  Qui sait ?

17:59 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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