08/06/2010

Le meurtre du samedi matin, Batya Gour

meurtre samedi matinDans le cadre du Défi "Littérature policière sur les 5 continents", je viens de terminer la lecture de Le meurtre du samedi matin de Batya Gour, une auteure israélienne dont je n’avais jamais entendu parler.  C’est d’ailleurs en cela que réside l’intérêt de ce genre de "défi" qui permet de partir à la découverte de contrées souvent méconnues, par le biais de la littérature, en l’occurrence la littérature policière.

Présentation de l’éditeur : Batya Gour, née à Tel-Aviv en 1947 et décédée en mai 2005, a vu les six enquêtes de son commissaire Michaël Ohayon traduites en près de douze langues. Ancien professeur de littérature, remarquable observatrice des multiples facettes d'Israël, elle est également l'auteur de Meurtre en direct publié à la Série Noire.

Pour les membres du prestigieux Institut de psychanalyse de Jérusalem, ce samedi restera à jamais le jour où l'indicible s'est produit : le docteur Eva Neidorf, analyste de renommée internationale, profondément aimée de ses collègues, a été retrouvée dans son bureau tuée d'une balle dans la tempe. Ses proches sont abasourdis. Il n'y a pas de mobile. Elle connaissait l'assassin et lui a elle-même ouvert la porte. Michaël Ohayon, confronté aux arcanes de ce milieu viscéralement tenu par la déontologie du secret, saura mettre à nu les raisons d'une telle violence. Il saura poser la question cruciale pour cette profession : que faire lorsque l'on détient sur un patient des informations moralement inacceptables ? Que faire si l'intégrité physique ou psychologique d'autres personnes est gravement en danger ?

Mon avis : l’enquête nous entraîne dans un milieu très spécifique, celui de la psychanalyse, dans un Institut très renommé dont nous tentons de percer les arcanes en compagnie du commissaire Ohayon.   Le vénéré Professeur Hildesheimer veille "paternellement" sur cet organe auquel il s’est voué corps et âme depuis des décennies. 

Ohayon devra souvent lui-même insister auprès de ses prestigieux interlocuteurs, au cours des interrogatoires, afin de tenter de lever les nombreux voiles qui occultent  cette instance, aidé en cela par ses proches collaborateurs avec qui il entretient de très bonnes relations.  L’enquête est longue et piétine plus souvent qu’à son tour mais c’est sans compter sur la persévérance des fins limiers ; Ohayon ne trouve d’ailleurs que peu de temps à consacrer à son fils et à lui-même, obsédé qu'il est par l’enquête en cours.  

J’ai beaucoup apprécié découvrir ce personnage plus complexe qu’il n’y paraît à première vue, davantage sans doute que suivre le déroulement de l’enquête elle-même, même si les pistes sont nombreuses et nous amènent à soupçonner tantôt l’un, tantôt l’autre.  J’ai aimé aussi, comme je le disais précédemment, "partir" vers un pays que je ne connais absolument pas. 

Ce fut une lecture plaisante, agréable mais pas haletante comme il arrive que ce soit parfois le cas dans ce type de récit.  Ceci dit, je précise que je lirai  avec plaisir dans le futur, si l'occasion se présente, les enquêtes de ce policier particulier (fumeur invétéré - c’est un élément qui m’a particulièrement frappée !-), espérant le voir évoluer dans sa vie personnelle…

19:05 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

J'ai lu ce livre de Batya Gour ainsi que Meurtre au kibboutz.
Ce que j'apprécie chez Batya Gour, ce n'est pas tant l'enquête en elle-même que les situation et les personnages. Elle rend de façon très juste la société israélienne.
Et effectivement, on voit bien évoluer le commissaire Ohayon au fil des tomes.

Écrit par : 100choses | 08/06/2010

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Bonjour... Un petit mot en passant ...
pour te souhaiter une merveilleuse journée...
avec un beau gros soleil dans ton coeur....

Coeurdenfant

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Écrit par : Coeurdenfant | 09/06/2010

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