28/05/2010

Zuleika Dobson, Max Beerbohm

zuleika dobsonPrésentation de l’éditeur : attirante, séduisante, fascinante… la jeune Zuleika Dobson l’est sans aucune limite. Prestidigitatrice de renommée mondiale, elle parle comme un écrivain fin de siècle et traîne, en vraie femme fatale, autant de bagages que de prétendants. Lorsqu’elle peut enfin rendre visite à son grand-père, recteur d’Oxford, tous les étudiants tombent inévitablement à ses pieds. Malheureusement pour eux, elle ne pourra aimer qu’un homme totalement imperméable à ses charmes… Si bien que tous décident — par dandysme, par amour ou encore par bêtise —, en une macabre contagion, de mourir pour elle.

Histoire d’amour, de suicide collectif et de régates nautiques, cette fantaisie raffinée, magnifiquement écrite, emporte la rigide Oxford et ses acteurs — jeunes hommes transis d’amour, fantômes en colère, dieux calculateurs et statues inquiètes — dans un tourbillon d’extravagances.

Mon avis : j’ai eu la chance de recevoir gracieusement ce roman en partenariat avec BoB et Les éditions Monsieur Toussaint Louverture.  D’emblée, je suis séduite par ce superbe « objet-livre » dont la couverture et les illustrations invitent à la découverte. 

J’ai surtout beaucoup apprécié l’humour, voire l’ironie, qui émaillent le récit ; le narrateur joue allègrement avec son lecteur et multiplie les situations cocasses : "Lecteur sensible, ne frémis pas devant une telle apparition !".  Le Duc [John, Albert, Edward, Claude, Orde, Angus Tankerton, Tanville-Tankerton, quatorzième Duc de Dorset, Marquis de Dorset, Comte de Grove, Comte de Chastermaine, Vicomte Brewsby, Baron Grove, Comte Petstrap et Baron Wolock, de la Pairie d’Angleterre] dira de la magnifique Zuleika : "Ce n’est pas au nom d’une imperfection réelle ou supposée de ma personne que Miss Dobson me dédaigne.  Elle me repousse simplement parce que je l’aime.  Tous ceux qui l’aiment, elle les méprise.  Or, la voir, c’est l’aimer.  Fermez donc vos yeux à ses charmes.  Excluez-la strictement de votre horizon.  Ignorez-la." 

Tout est dit et c’est en cela que le récit m’a quelque peu déçue : la trame est trop dévoilée sur la quatrième de couverture.  J'aurais de loin préféré la découvrir au fil des lignes.  Je suppose que c'est pour cette raison que l’histoire m’a paru s’étirer en longueur.  Je suis restée sur ma faim.

Ce récit plaisant n’en demeure pas moins foncièrement original !

18:33 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Bonjour,
je l'ai également lu en partenariat avec Blog-o-book, et je suis d'accord : dommage que la trame soit révélée dans la 4ème de couv'. Et également d'accord sur la qualité & la beauté du livre en tant qu'objet.
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Écrit par : Amélie | 07/06/2010

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Lu dans la cadre de Masse critique, j'ai pris aussi beaucoup de plaisir à cet ouvrage facétieux. Pour moi ce n'est pas grave que la trame soit révélée, elle l'est en fait dans les premières pages, et pour une parodie de tragédie, c'est presque normal ! ;)

Écrit par : Melmelie | 09/06/2010

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