19/05/2010

Champs d'ombres, Cornelia Read

Champs d'ombresJe continue mes lectures avant d’être engloutie (!) par les examens à corriger ; cela dit, avant de les corriger, il faudrait d’abord que je les prépare !  Bref, je me suis plongée dans Champs d’ombres de Cornelia Read, toujours dans le cadre du défi "Littérature policière sur les 5 continents", en l’occurrence le continent américain, avec un auteur que je n’ai jamais lu.

Présentation de l’éditeur : Madeline Dare, rejeton sans fortune d'une vieille famille wasp de Long Island, éduquée dans un milieu empreint de snobisme et de privilèges, végète comme rédactrice pour le journal local et, d'une manière générale, déteste Syracuse, trou perdu où elle doit vivre souvent seule puisque son mari, Dean, issu d'une famille de fermiers des environs, s'absente régulièrement sur des chantiers au Canada. Alors qu'elle rend visite à ses beaux-parents, de vrais rednecks évoluant entre tracteurs, sueur et labeur, on lui montre une plaque d'identité ramassée dans un champ, là même où dix-neuf ans plus tôt deux jeunes filles ont été retrouvées assassinées, avec mise en scène macabre. Du bon boulot de psychopathe. L'ennui, c'est que le nom sur la plaque est celui de Lapthorne, le cousin préféré de Madeline.

Elle va se lancer dans l'enquête, avant que les flics s'en mêlent, avec pour but d'innocenter le beau jeune homme qui illumina son adolescence. [...]  Foires aux machines agricoles, soirées du vendredi avec bière et groupes country locaux, fête foraine baignée de l'odeur de barbe à papa, buveurs aux joues couperosées sont les éléments d'un cadre glauque dans lequel va évoluer Madeline, soutenue par sa copine Ellis, belle plante bourrée d'hormones, et Kenny, copain de Dean, ex-flic devenu barman.

Mon avis : avant tout, je me dois de signaler que j’ai dû rechercher la signification de "wasp": "le terme de White Anglo-Saxon Protestant désigne littéralement et dans la pratique les blancs d'origine européenne (surnommés "anglo-saxons") protestante qui ont émigré en masse aux États-Unis  dès les premières colonies fondatrices" (Wikipédia).  Ensuite, de « Syracuse », je ne connaissais que la ville de Sicile… et non des USA !

Il a d’abord fallu un peu de temps avant que les choses démarrent véritablement, un peu à l’image du "trou perdu" dans lequel "survit" Madeline par amour de son mari, Dean.  Son travail ne la passionne pas et les absences de Dean sont malheureusement répétées.  Elle se lance donc dans cette enquête sans hâte, en quelque sorte pour mettre un tant soit peu de "piment" dans sa vie monotone et sans relief et finira par se prendre au jeu… qui n’en est plus un. 

J’ai apprécié cette lecture même si, à certains moments, les personnages sont très caricaturaux, qu’il s’agisse de sa belle-famille, de sa "famille" (vous comprendrez l’utilité des guillemets en lisant) ou encore d’une certaine "Amérique profonde".  On aimerait tellement aider Madeline à quitter cet endroit !

J’ai beaucoup aimé la savoureuse Ellis (qui apparaît tard, finalement, dans le récit) sur laquelle je ne pouvais m’empêcher de mettre les traits de la copine de Julia Roberts, Kit, dans Pretty Woman.  Enfin, l’humour est souvent présent, permettant à Madeline de (tenter de) dédramatiser la situation.  Un bémol : il me semble que la scène où le coupable nous est dévoilé est quelque peu "précipitée"...

18:30 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Je viens de m'offrir ce livre. Ca faisait très longtemps que je voulais le lire. Ca a l'air long à se mettre en place, mais je pense que ça va me plaire. As-tu lu la suite ?

Écrit par : MyaRosa | 16/07/2013

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Non, je pourrais effectivement y songer ;-)

Écrit par : paikanne | 17/07/2013

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