18/04/2010

La route, Cormac McCarthy

la routeVoici un récit qui m’a bien déconcertée.  Autant je me disais qu’il ne se passait pas grand-chose sur cette route ; entendez par là que je ne voyais nullement la fin de ce chemin sombre où tout n’était qu’inlassable répétition, un pas devant l’autre... mais en même temps, j’avais envie de savoir si cette route mènerait à une issue.  J’aspirais en quelque sorte à avaler une goulée d’air frais mais point de salut à l'horizon...

L’écriture m’a d’emblée déplu : par déformation professionnelle sans doute (!), j’avais envie de rajouter partout les virgules qui ont été sciemment omises par l’auteur ou de réorganiser de manière "correcte" les dialogues à l’instar de ce que je corrige chez mes élèves.  Finalement, j’ai pourtant fini par m’habituer à ce style.

J’ai alors décidé de suivre avec eux cette route infinie ; eux, un homme ("L'homme") et son fils ("Le petit") qui sur-vivent après l’apocalypse dont on n'apprendra rien si ce n’est que le genre humain a presque totalement disparu et que les quelques rescapés n’ont plus, pour la plupart, d'homme que le nom.  Univers de cendre où la faim est omniprésente ; l'homme et son fils n’ont de cesse de se procurer un peu de nourriture au fil de leur marche traversant des villes dévastées, tout en tentant d’échapper aux êtres prêts à les dévorer, au sens propre. 

Ce père continue de lutter pour son fils, tâchant de se persuader qu’ils doivent avancer pour trouver… quoi ? 

Un roman à l’atmosphère lourde, pesante, submergée par la faim et la peur dans lequel l'écriture se met au diapason du récit...  Il vaut mieux ne pas le lire quand on est profondément déprimé...

12:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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