28/02/2015

La route des coquelicots, Biefnot-Dannemark

Présentation. Olena, qui vient d’Ukraine, a vingt-sept ans et le rêve d’une vie meilleure. En 1992, sans papiers, elle travaille à La Moisson, une maison de retraite du Nord-Pas-de-Calais où règne une certaine fantaisie. Ce que l’on sait d’elle, c’est qu’elle est pleine d’espoir, de courage – et qu’elle sourit. Parmi les pensionnaires de La Moisson, il y a la tendre Lydie. Il y a l’altière Flora, autrefois danseuse, et l’intransigeante Henriette. Il y a Charles le sage et Théo le séducteur, qui n’oublie pas qu’il a été coiffeur.

À la faveur d’un épisode sentimental qui bouleverse la maisonnée, Olena, au volant d’une Opel pas toute jeune, va traverser l’Europe avec ces trois vieilles dames et sa petite fille. C’est le début d’une épopée émouvante, haletante et souvent drôle, durant laquelle ces cinq femmes vont découvrir que l’amour ne connaît pas de frontière et qu’il n’y a pas d’âge pour commencer une vie nouvelle. En route pour Lisbonne ! En passant par Berlin, la frontière polonaise, Nuremberg, Sète, Madrid…

« Un voyage vers le bonheur ! » (Simon Bersic)

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Mon avis. J'ai été charmée par les personnages délicieusement pétillants de cette lumineuse aventure...

Le prologue se déroule en avril 1993 et fait découvrir au lecteur les héroïnes de cette escapade minutieusement préparée : Olena, une jeune Ukrainienne qui réside illégalement en France et travaille à La Moisson, une maison de retraite du Pas-de-Calais ; à ses côtés : Lydie, Flora et Henriette, trois pensionnaires de La Moisson, ainsi que Milena, la fille d'Olena.

La voiture "conduite" par Flora pour passer la frontière franco-allemande fait une embardée alors que les compagnes de voyage viennent de poser deux roues sur le territoire français...  Le roman évoque ensuite les mois précédents et les circonstances qui, avec la complicité de Charles et Théo, eux aussi pensionnaires de l'institution, ont mené, naturellement, à cette escapade que ni les unes, ni les autres, n'auraient osé imaginer vivre un jour.

Olena est une jeune femme qui a déjà connu bien des souffrances dans sa vie : elle vit et travaille en France, son mari au Portugal et leur fille Milena est demeurée en Ukraine avec sa grand-mère. Quant à Lydie, Flora et Henriette, elles cheminent tout doucement vers le crépuscule de leur vie, avec la compagnie attentive d'Olena.

Chacune se dévoile aux autres par petites touches, mais aussi à soi-même, en se lançant dans cette "aventure pittoresque", qui illustre à merveille que rien n'est jamais définitivement joué et que certaines occasions se doivent d'être saisies quand elles se présentent.

J'ai savouré la plume légère et poétique des auteurs que je remercie chaleureusement pour cette très belle découverte, agrémentée par les illustrations de Véronique Biefnot elle-même.

 

  "Vite ! Olena se dit qu'il faut filer vite, penser à autre chose, ne pas se perdre dans les pensées tristes, mais revoir la bouche souriante de sa petite fille quand elle se goinfrait de framboises, et penser que bientôt, tout bientôt, elle la retrouvera." [p. 50]

  "Dans cette maison, il y avait trois anges aux ailes un peu froissées, et personne ne le savait !" [p. 122]

  "Alors elle pense au rire de Milena quand elle lui a annoncé qu'elles allairent se revoir, qu'elle allait venir la chercher. C'était comme une cascade de cristal qui rebondissait à travers le combiné et c'était la plus belle chose au monde." [p. 153]

  "Dehors, la pluie qui tombait depuis l'aube s'était arrêtée et des coins de ciel bleu s'élargissaient doucement entre les nuages. Durant une centaine de kilomètres, la conversation fut réduite à quelques phrases. Elles étaient loin de La Moisson. Loin de tout. Toutes petites sur l'autoroute si large, toutes petites en frôlant les énormes camions qui avançaient souvent collés les uns aux autres comme les wagons d'un train. Le moteur prêtait son rythme régulier à leurs rêveries." [p. 157]

 

Envie de lire et/ou écouter le début du récit ? Vous pouvez entrouvrir la porte ICI

18:47 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

27/02/2015

Outlander, Livre 3 : Le voyage, Diana Gabaldon

Présentation. Vingt ans après avoir été inexplicablement ramenée en plein cœur du XVIIIe siècle, dans une Écosse à feu et à sang qui luttait pour son indépendance contre l'éternel ennemi anglais, Claire Randall n'est jamais parvenue à oublier Jamie Fraser. Les années qu'elle a vécues à ses côtés demeurent pour toujours gravées dans sa mémoire. Aussi, apprenant qu'il a survécu, elle voyage de nouveau dans le temps et retourne dans ce passé chargé de souvenirs et d'émotions, prête à braver tous les dangers pour tenter l'impossible : retrouver Jamie.

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Mon avis. J'ai de nouveau pris beaucoup de plaisir à retrouver Claire et Jamie...

Le récit commence par une alternance de chapitres consacrés à Jamie, puis à Claire, séparés par deux siècles puisque cette dernière est revenue dans son époque, tandis que le flamboyant Jamie est resté au XVIIIe siècle, chacun imprégné du souvenir de l'autre.

D'un côté, le lecteur suit les péripéties éprouvantes de Jamie, aux portes de la mort après la boucherie de Culloden, ainsi que son incarcération ; de l'autre, on découvre une Claire qui, avec le soutien de Roger et Brianna, entreprend des recherches relatives à Jamie, animée par l'infime espoir qu'il ait survécu.

Ce troisième tome porte bien son nom puisque les voyages se succèdent et l'action est, une fois encore, au rendez-vous. Jusqu'à présent, j'ai énormément apprécié mes retrouvailles avec ce couple haut en couleur.

J'avoue que j'ai quelque peu rongé mon frein en attendant que les deux héros se rejoignent ; il n'aurait cependant pas été imaginable de passer trop rapidement sur ce qu'a été leur existence, chacun dans son époque, car la séparation a inévitablement laissé des traces.

Au préalable, il fallait que Claire prenne la décision de franchir à nouveau le couloir du temps à la recherche de Jamie, avec le peu d'informations dont elle disposait. Ce qui impliquait, outre les "conditions pratiques" douloureuses du passage, l'abandon de Brianna au XXe siècle. En outre, elle ne pouvait être certaine de retrouver Jamie. Enfin, les années écoulées s'avéraient autant d'incertitudes relatives à la réaction de Jamie.

Mais rien n'aurait pu arrêter Claire ; la partie n'était pourtant pas gagnée d'avance car même si un amour indéfectible continue à les unir, de l'eau a coulé sous les ponts et les secrets - pas toujours bien gardés - risquent de ternir leur relation.

Au grand désespoir de Jamie, une bonne partie du récit se déroule sur des mers souvent houleuses, infestées d'Anglais et de pirates. Autant de dangers pour le couple...

Outre notre duo, un personnage rencontré subrepticement par le passé prend ici de l'ampleur et m'a beaucoup touchée : John Grey.

Suite au prochain épisode...

Traduction : Philippe Safavi.

 

Merci à J'ai Lu pour ce partenariat.

18:38 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

24/02/2015

Birth marked, 1 : Rebelle, Caragh M. O'Brien

Présentation. Ceux qui portent la marque sont la clé de l'avenir.

Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l'Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l'extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l'Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. À peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code...

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Mon avis. Une dystopie que j'ai beaucoup appréciée...

Le récit évoque un monde scindé en deux par l'Enclave : d'un côté vivent les nantis, ceux qui bénéficient de tout, à savoir nourriture, soins, habitations luxueuses, ... De l'autre demeurent ceux qui tentent de survivre avec très peu de moyens. C'est parmi ces derniers que l'histoire commence : focus sur Gaia, une adolescente destinée à devenir sage-femme, comme sa mère.

Pour la première fois, la jeune fille vient d'assister - seule - une  maman lors d'un accouchement et tout s'est bien déroulé. Tout... même si elle ne peut se soustraire à la règle qui lui impose de fournir le bébé à l'Enclave. C'est la règle : chaque sage-femme est contrainte de "donner" à l'enclave les trois premiers bébés du mois qu'elle a fait naître. Une règle, parmi les nombreuses autres, dont on comprendra la cause ultérieurement. Et Gaia s'y plie, bon gré mal gré...

Cette nuit-là, alors qu'elle rentre chez elle, elle apprend que ses parents ont été arrêtés : c'est le début d'un processus qui s'enclenche en elle. Lentement mais (très) sûrement, Gaia se pose des questions sur ce monde qui s'impose à eux ; elle est désormais déterminée à tout faire pour venir en aide à ses parents, maintenant emprisonnés à l'intérieur de l'Enclave.

C'est aussi au cours de cette nuit qu'elle fera la connaissance du sergent Grey venu l'interroger afin de mettre la main sur des écrits appartenant à ses parents.

J'ai aimé cette histoire se déroulant dans le futur et qui met en évidence les clivages de cette société très moderne à l'intérieur, aux tonalités médiévales à l'extérieur ; j'ai aimé également les personnages dont on suit les (més)aventures, qu'il s'agisse de Gaia, grandie trop vite, et depuis toujours raillée en raison de la cicatrice qui la défigure, ou de Léon Grey, le sergent qui a grandi "du bon côté du mur" mais porte en lui une indicible souffrance.

Le seul bémol pour moi : dans l'édition de poche, la police est vraiment très petite ; mieux vaut avoir de bons yeux...

Je lirai bien volontiers la suite.

Titre original : Birthmarked.

Traduction : Hélène Bury.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (68 : quelque chose qui fait penser à une mère - birth -) et "Jeunesse/Young Adult" (17).

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16:43 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

20/02/2015

L'île des oubliés, Victoria Hislop

Présentation. Saga familiale bouleversante et vibrant plaidoyer contre l'exclusion, ce roman d'évasion plein d'émotion et de suspense nous emporte sur une île au large de la Crète, Spinalonga, l'île des lépreux.

Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face du village se dresse Spinalonga, la colonie ou l'on envoyait les lépreux... et ou son arrière-grand-mère aurait péri.

Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ? Pourquoi la mère d'Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la bouleversante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets...

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Mon avis. J'ai beaucoup apprécié ce récit qui met en lumière (au propre comme au figuré tellement le soleil est présent) l'île de Spinalonga, en Crète, un lieu qui a fait office de léproserie durant une bonne partie du XXe siècle.

Nous suivons l'histoire d'une famille dont le coeur bat au rythme de ce lieu clos : Alexis, qui vit à Londres, profite d'un voyage en Crète pour tâcher de découvrir l'histoire de sa famille, originaire de Plaka, le village qui ravitaille les "exilés".

La jeune femme rencontre Fotini, l'amie fidèle de la douce Maria, sa grand-tante ; cette dernière va lui conter le destin hors norme des Pétrakis.

Eleni, l'arrière-grand-mère d'Alexis est contrainte de rejoindre Spinalonga lorsqu'elle apprend qu'elle a contracté la lèpre. Aucun remède n'existe en ce début du XXe siècle et dès que les premiers symptômes apparaissent, les malades sont contraints de rejoindre l'île, sans espoir de retour.

Le temps s'écoule alors pour eux en ce lieu qui aurait dû être paradisiaque mais leur rappelle constamment ce(ux) qu'ils ont perdu(s). Et pourtant, la vie continue, avec ses douleurs, ses souffrances, mais aussi ses "petits bonheurs".

Grâce à Fotini, le voile qui recouvrait (presque) de manière opaque les Pétrakis se soulève, mettant en évidence l'âpre réalité vécue par ces oubliés...

15:24 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

18/02/2015

Tag "découverte"

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J'ai découvert ce "Tag" sur le blog d'angeselphie et j'ai eu envie de m'y coller.

Que celui qui le souhaite se "tague".

 

1 ) Plutôt corne ou marque-page ?
 
Sous peine d'en hérisser certain(e)s : les deux. Le plus souvent marque-page mais quand je n'ai vraiment rien sous la main, je "corne". Je ne suis absolument pas maniaque à propos de mes livres ; je les prête d'ailleurs volontiers : famille, amis, collègues, élèves... Pour moi, un livre manipulé est un livre qui vit.
 
 
2) As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
 
Très souvent ; c'est le cadeau "habituel" et bienvenu.
 
 
3) Lis-tu dans ton bain ?
 
La question ne se pose plus puisque, "physiquement parlant", je suis maintenant incapable d'accéder à la baignoire, mais du temps où c'était encore possible, je lisais effectivement souvent dans mon bain - en rajoutant de l'eau chaude quand elle refroidissait trop -.
 
 
4) As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
 
C'est un rêve ; une utopie très probablement.

 
5) Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? 
 
Je préfère la plupart du temps un "one-shot". S'il doit y avoir plusieurs tomes, pour moi, le nombre idéal est deux. Cela ne m'empêche pourtant pas de poursuivre plus avant la découverte de séries "longues".
 
Mes séries du moment : en jeunesse, Le noir est ma couleur [tome 1 ; tome 2] dont le tome 3 est dans ma PAL ; Outlander [tome 1 ; tome 2] dont je lis présentement le tome 3.
 
 
 6) As-tu un livre culte ? 
 
Tout le monde le sait, ou presque : depuis une bonne dizaine d'années, je lis dans toutes mes classes de 4e (seconde en France) Simple de Marie-Aude Murail, à raison d'un chapitre par semaine. J'appelle cette activité "Lecture-plaisir". Je ne m'en suis pas encore lassée. Les élèves non plus, apparemment.
 
 
7) Aimes-tu relire ? 
 
Hormis les lectures scolaires, pas trop (indépendamment de Simple) : il est rare que je retrouve la "magie" de la première lecture. Je préfère rester sur un bon souvenir plutôt que de risquer d'être déçue.
 
 
8) Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimés ?
 
Si j'en ai l'occasion, oui, au risque d'être déçue par le côté (non-)humain.
 
 
9) Aimes-tu parler de tes lectures ? 
 
J'adore. Un de mes moments préférés en classe, c'est lorsque j'arrive avec une caisse de livres à présenter aux élèves : 1ere et 4e de couverture, lecture du début du récit...
 
 
10) Comment choisis-tu tes livres ? 

Les avis de blogueurs que je suis ; les propositions de service presse ; les auteurs ; les couvertures...

 

11)  Une lecture inavouable ? 
 
Non ; jusqu'à présent, j'assume ce que j'ai lu.
 
 
12) Des endroits préférés pour lire ?  
 
Partout ou presque mais pas dans le bruit ; une préférence quand même pour mon lit.
 
 
13) Un livre idéal pour toi serait... : 
 
Nombreux peuvent être "un livre idéal" s'ils sont lus au "moment idéal".
 
 
14) Lire par-dessus l'épaule ? 
 
Non.
 
 
15) Télé, jeux-vidéos ou livre :
 
Livres et séries TV.
 
 
16) Lire et manger ?
 
Cela m'arrive régulièrement quand je suis seule.
 
 
17) Lecture en musique, en silence, peu importe ?
 
En silence, ou en tout cas avec le moins de bruit possible.
 
 
18) Que deviendrais-tu sans livres ?
 
Difficile de l'imaginer.
 
 
19) Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?

Rien mais tout dépend quand même de son état et du prix. J'achète beaucoup de livres d'occasion, de toute façon.

 

20) Quel élément t'a donné le goût de la lecture ?

Je n'en sais strictement rien ; peut-être les aventures de Oui-Oui ?

17:13 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) |

17/02/2015

Challenge "À vos nombres"

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Je me suis inscrite au challenge "À vos nombres 2015" organisé par Piplo. Il s'agit de lire des titres contenant un nombre durant cette année 2015.

Trois catégories sont proposées : Top Ten (1 à 10) ; Aléatoire (un nombre quel qu'il soit) ; Math'en Mots (un mot du domaine des mathématiques). Elles peuvent être cumulées.

Quatre niveaux : niveau 1, de un à trois livres ; niveau 2, de quatre à six livres ; niveau 3, de sept à neuf livres ; niveau 4, dix livres ou plus.

Je me suis inscrite en "Aléatoire", niveau 1.

 

Le 03/01/15 : 100 000 canards par un doux soir d'orage, Thomas Carreras.

Le 26/01/15 : L'hôtel des souvenirs - 1 : Un parfum de chèvrefeuille, Nora Roberts.

12:28 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

16/02/2015

Expérience Noa Torson, 1 : Ne t'arrête pas, Michelle Gagnon

Présentation. Noa se réveille sur une table d'opération, une cicatrice en travers de la poitrine. Elle ne sait pas où elle est, ni ce qui lui est arrivé. Alors elle prend la fuite, des tueurs lancés à ses trousses.
La jeune fille, hackeuse de génie et solitaire, pense semer facilement ses poursuivants. Elle se trompe : pour la première fois de sa vie, si elle veut survivre, Noa a besoin d'aide. Car elle est la clé d'un terrible secret. Et ceux qui la traquent n'ont aucune intention de la laisser s'échapper.

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Mon avis. Elle n'a effectivement pas le temps de souffler, Noa... Un périple haletant qui m'a fait songer au film Lola rennt, de Tom Tykwer, avec Franka Potente.

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans le "bain" lorsqu'il se retrouve au côté de Noa, une adolescente grandie trop vite qui se réveille sur une table d'opération, dans un entrepôt.

Elle n'a aucun souvenir de ce qu'il lui est arrivé mais la cicatrice qui lui barre le torse est, elle, bien réelle. Elle doit impérativement quitter cet endroit glauque et tâcher de découvrir les circonstances qui l'y ont conduite.

C'est parti pour une course effrénée sans temps mort [mais de nombreuses victimes], qui alterne le point de vue de la jeune femme et celui de Peter, tous deux hackeurs "professionnels". La ressemblance s'arrête là : Noa a galéré dans la vie et n'a jamais pu compter que sur elle-même ; Peter est issu d'un milieu très (très) aisé. Le hasard fait converger leurs chemins : ils n'ont d'autre choix que de s'épauler pour essayer de garder la vie, tant que faire se peut. Face à eux, derrière eux, autour d'eux, une puissante organisation qui navigue dans des eaux troubles où l'être humain n'a nulle valeur...

J'ai passé un très bon moment en leur compagnie et lirai volontiers la suite.

Traduction : Julien Chèvre.

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "Comme à l'école" (vêtement) ; "Jeunesse/Young Adult" (16) et "Un mois, une consigne" (un de mes genres favoris).

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10:55 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/02/2015

Avis de tempête, Angéla Morelli

Présentation. Lorsqu’elle débarque au Québec pour les vacances de février, Candice fait immédiatement deux constats très inquiétants. Premièrement, il fait froid. Très, très froid. Ce qu’elle était loin de s’imaginer quand elle a préparé ses valises (comment ça, sa petite doudoune ne va pas suffire ?). Deuxièmement, sa cousine n’est pas là, et impossible de la joindre. Alors, quand l’aéroport annonce sa fermeture imminente et qu’un charmant inconnu à l’accent aussi improbable que sa coupe de cheveux lui propose de lui servir de taxi, Candice accepte...

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Mon avis. Présentement, je suis quelque "peu" dépassée par les événements (corrections, préparations, chroniques à rédiger - tentatives de - rangements divers...) mais je me suis dit que je pouvais tout à fait intercaler dans mon "planning" la lecture de cette nouvelle... J'ai bien fait !

Arrivée à la deuxième page, je riais déjà car l'humour est une pièce maîtresse de ce récit, tout comme dans L'homme idéal (en mieux) [sorti voici peu en version papier]. Parce que Candice a l'Art (oui, oui, avec une majuscule) de se retrouver dans des situations plus cocasses les unes que les autres ; ce sera aussi le cas quand elle débarque - peu (!) chaudement vêtue/chaussée - au Québec où la température avoisine les - 30 degrés. Abandonnée à son sort glacé par sa cousine censée venir la chercher à l'aéroport, elle devra sa survie au (charmant) pilote, Martin : l'occasion de découvrir de savoureux "dialogues" entre la belle maladroite et son chevalier servant.

"Tétupaugnélàpourlanuitteacausequelaréoportésulebaurdefermer?

  Candice sursauta en entendant une voix masculine s'adresser à elle. Elle leva les yeux et croisa ceux d'un homme grand, dont les épaules carrées disparaissaient sous une épaisse parka vert foncé. Son regard rieur et son sourire franc lui donnaient un air juvénile que démentaient quelques pattes-d'oie.

  - Hein ? se contenta de répondre Candice en haussant les sourcils. [...]

  - T'es la cousine à Karine ? demanda l'homme en haussant un sourcil. Elle m'avait pas dit qu'elle avait de la visite de France.

  - Vous la connaissez ? s'étonne Candice, qui n'arrivait toujours pas à tutoyer ce parfait inconnu.

  - C'est la blonde d'un de mes chums.

  - La quoi de qui ?

  Candice était épuisée par le degré de concentration que lui demandait cette conversation." [p. 4]

 

Une lecture bien agréable, aux couleurs (au milieu de la neige) chaleureusement (malgré le froid prégnant) pétillantes. J'aurais bien volontiers prolongé cette escapade...

 

Ce titre entre dans le challenge "Un genre par mois" (Nouvelle ou Novella).

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12:52 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

LDPA ou Livra'deux pour pal'Addict, 12e session

12e session de ce Livra'deux (modalités) ; je participe avec Lisalor.

 

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Parmi les livres de sa PAL, j'ai sélectionné :

Un livre que j'ai lu et aimerais lui faire découvrir : Le projet Morgenstern car j'aime beaucoup (les récits de) David Khara et que c'est l'occasion de retrouver Eytan.

Un livre dont j'aimerais avoir l'avis d'un ami : L'effet papillon, de Jussi Adler-Olsen car j'ai beaucoup apprécié Miséricorde [mais n'ai pas encore pris le temps de découvrir la suite].

Un titre qui m'interpelle pour son résumé : L'enfant aux yeux d'émeraude, de Jacques Saussey.

Lisalor a choisi L'effet papillon car il lui tarde vraiment de retrouver les personnages d'Olsen.

 

Elle m'a proposé :

Un livre qu'elle a lu et aimerait me faire découvrir : Le détroit du loup, d'Olivier Truc car elle a adoré Le dernier des lapons ainsi que celui-ci.

Un livre dont elle aimerait avoir l'avis d'un ami : Bourbon Kid, tome 3, Le cimetière du diable, Anonyme ; L'homme sans nom étant celui qu'elle a le moins apprécié.

Un titre qui l'interpelle pour son résumé : Battle Royale, de Koushun Takami qui est dans sa PAL.


J'ai choisi Le détroit du loup.

12:08 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

14/02/2015

Le silence de Mélodie, Sharon M. Draper

Présentation. Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots avaient une signification.

Mais seulement dans ma tête.

Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai bientôt onze ans.

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Mon avis. Un silence assourdissant que celui de Mélodie...

J'ai été - presque forcément - touchée par ce récit puisqu'il traite du handicap et cela, me semble-t-il, avec justesse. Même s'il n'a pas été un coup de cœur, il s'est avéré un enchaînement de petits coups au cœur au fil des mots/maux évoqués par la jeune Mélodie.

Mon attention a d'emblée été attirée par la superbe couverture et une fois la lecture commencée, j'ai cheminé auprès de Mélodie qui hurle silencieusement sa souffrance et son incapacité à communiquer avec son entourage : atteinte de paralysie cérébrale, dépendante des autres pour tous les gestes du quotidien, elle observe, écoute, décortique les mots qui s'offrent à elle, sans jamais, ou presque, réussir à les faire rebondir vers son interlocuteur.

Après de longues années durant lesquelles ses parents se sont battus pour (essayer de) faire comprendre au corps enseignant que leur fille est intelligente et que, si ses paroles demeurent emmurées au dedans d'elle, elle a toute sa tête, elle finit par intégrer une classe susceptible de vraiment la faire progresser. Soutenue par ses parents, ainsi que par Madame V., une "nounou" exceptionnelle, Mélodie réussit, pas à pas, à "trouver sa place" même si, de temps à autre, elle rue dans les brancards, au propre comme au figuré, quand la pression devient trop forte...

J'ai apprécié la manière dont est relatée l'impuissance/la puissance de cette enfant, ainsi que l'humour (caustique) dont elle fait preuve. En revanche, je suis restée bouche bée face au comportement de l'enseignant lors de "l'épisode de l'avion" : incrédulité totale ! De deux choses l'une : ou l'on "fonctionne" vraiment très différemment aux USA par rapport à la Belgique (mais à ce point ???), ou la situation a vraiment été (trop) exagérée...

 

  "Mon éruption volcanique a ensuite pris le relais. J'ai agité les bras dans tous les sens et, grosso modo, pété un câble. À un moment, je me suis tellement débattue que mes chaussures ont valsé hors de la sangle de maintien des pieds de mon fauteuil. Ça m'a fait glisser de travers, alors j'ai hurlé de plus belle." [p. 59]

  "J'aimerais pouvoir chanter comme le Lion peureux, et danser comme l'Homme de fer-blanc. Aucun des deux n'était très doué dans son domaine, mais ça me suffirait amplement." [p. 73]

  "Quand j'essaie de parler, les mots fusent dans ma tête, mais au moment d'ouvrir la bouche, ce ne sont plus que des sons et des petits cris dénués de sens." [p. 89]

  "Comparer mon nouveau fauteuil à l'ancien revient à comparer une Mercedes à un skateboard." [p. 93]

Traduction : Maud Desurvire.

 

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

 

Ce roman entre dans les challenges "Comme à l'école" (vêtement), "Jeunesse/Young Adult" (15) et "Un mois, une consigne" (un de mes genres favoris).

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12:25 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/02/2015

Sombre Désir, Natalie W. Genova

Présentation. Un soir d'hiver neigeux, Chloé et Teddy se croisent à l'abri d'un porche. Instantanément, l'attraction opère. Un tendre amour naît. La vie commune s'impose sur le champ. Tout est idyllique, mais en sous-sol, Teddy lutte contre de vieilles pulsions qu'il refrène et lui cache tant bien que mal. Peu à peu, le dérèglement le gagne… En sortiront-ils indemnes ?

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Mon avis. Quelques minutes pour cette lecture et quelques mots pour ce billet puisqu'il s'agit d'une (courte) nouvelle. 

Ce texte m'a déçue pour une raison toute simple : dès la rencontre sous le porche, j'ai compris qui était le narrateur alors que la chute était censée - je l'imagine - dévoiler le pot aux roses. J'ai donc poursuivi ma découverte davantage pour savoir si je ne m'étais pas trompée plutôt que pour être surprise.

Si cela n'avait pas été le cas, j'aurais probablement apprécié la nouvelle en raison de l'atmosphère, bien rendue par la couverture, qui s'en dégage...

Ce récit entre dans le challenge "Un genre par mois" (nouvelle ou novella pour janvier/février).

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14:12 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) |

09/02/2015

Le village évanoui, Bernard Quiriny

Présentation. Un beau matin de septembre, les habitants de Châtillon-en-Bierre se retrouvent confrontés à un curieux phénomène : il leur devient soudain impossible de quitter leur village. Les routes n'aboutissent plus nulle part, tout comme les coups de téléphone et les e-mails.

Après la sidération du début, il faut très vite affronter des questions pratiques (comment manger, se soigner, etc.), puis des questions métaphysiques. Les Châtillonnais sont-ils désormais seuls dans l'univers ? Est-ce un signe de Dieu ? Jouant de situations tantôt cocasses, tantôt tragiques, Bernard Quiriny signe une savoureuse fable sur la démondialisation doublée d'une interrogation sur le sens de l'existence.

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Mon avis. Franchement ? Si j'avais envie de découvrir ce récit, je dois avouer que je me suis trop souvent ennuyée...

Le point de départ est tout à fait intéressant : du jour au lendemain, un village de quelques milliers d'âmes se retrouve coupé du reste de la France, et du monde par la même occasion.

S'ensuivent alors des réactions face à ce problème : après avoir essayé (en vain) de trouver une brèche qui permettrait de renouer le contact avec la civilisation, il faut s'organiser avec les (pauvres) moyens du bord, sachant que les réserves sont limitées et que toute communication est désormais impossible avec "l'extérieur".

Plutôt qu'un roman, ce livre est davantage une espèce d'étude sociologique : certains citoyens se révèlent de "gentils organisateurs". Ou pas.

J'ai surtout apprécié la "retranscription" des interviews des villageois ; là où le bât m'a (beaucoup) blessée, c'est que j'attendais vraiment, au-delà de ces considérations, une (des) explication(s).

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

13:53 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

31/01/2015

Challenge "Un genre par mois" (2)

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Je me suis inscrite à la deuxième édition du challenge "Un genre par mois" initié en 2014 par Illuze et repris cette année par Nathalie.

 

Voici le planning pour 2015 :

1.   Janvier : Nouvelle ou Novella > Sombre Désir, Natalie W. Genova ; Avis de tempête, Angéla Morelli.

2.   Février : BD ou Manga ou Comics.

3.   Mars : Fantasy ou Fantastique.

4.   Avril : Historique.

5.   Mai : Contemporain.

6.   Juin : Album ou "Beau livre".

7.   Juillet : Romance ou Chick Lit ou Érotique.

8.   Août : Science-fiction.

9.   Septembre : Essai ou tout autre livre non fictionnel (biographie, témoignage,...).

10.  Octobre : Thriller ou Polar ou Policier.

11.  Novembre : Classique ou théâtre.

12.   Décembre : Jeunesse ou Young Adult.

 

Les règles seront les mêmes que celles de l'année passée : pour réussir le challenge, il suffit de lire au moins un livre du genre choisi chaque mois. Il y a deux niveaux :


- L'Explorateur, qui participe tous les mois, avec deux jokers (deux possibilités de prendre un livre d'un autre genre que celui recommandé, si vous n'avez pas de livres dans ce genre-là ou s'il ne vous tente pas, par exemple) ;


- Le Touriste, qui participe les mois où ça le tente.

Comme on est déjà presque fin janvier, les inscriptions cette année seront ouvertes jusqu'à la fin février. Vous pouvez vous inscrire ici.  Pour la même raison, les lectures du mois de janvier seront acceptées jusqu'à fin février.

 

Me voici redevenue exploratrice. 

19:58 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

30/01/2015

Divergente 2 : Insurgés, Veronica Roth

Présentation. Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité.
Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être...

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Mon avis. J'ai eu l'occasion de lire ce deuxième opus (merci Morgane) et je m'y suis lancée avant la sortie du film.

Autant être claire : il m'a été difficile de reposer le livre une fois commencé. J'ai retrouvé avec plaisir Tris et Tobias - alias Quatre/Four - désormais associés à Shailene Woodley - elle demeure avant tout Tris pour moi car j'ai peu apprécié le film tiré de Nos étoiles contraires - et Theo James (...).

Le récit débute là où s'était terminé le tome 1, à savoir l'anéantissement des Altruistes par les Érudits, aidés par une partie des Audacieux. Tris demeure profondément marquée par la mort de ses parents, ainsi que par le fait qu'elle a été contrainte de tuer son ami Will, une action qu'elle ne peut évoquer avec personne, pas même avec Tobias.

Les Audacieux "non traîtres" sont réfugiés temporairement chez les Fraternels mais doivent trouver leurs marques et surtout tenter de lutter contre les Érudits, toujours dirigés d'une main de fer par Jeanine.

Tris a mûri mais demeure parfois (très) déconcertante dans sa relation avec Tobias ; en ce qui concerne le (beau) jeune homme, on se demande souvent sur quel pied danser, d'autant que ses rapports avec son père, le fourbe Marcus, se dégradent encore davantage (oui, oui, c'est possible). Au milieu de ce jeu de quilles où les actions se succèdent, les Divergents ainsi que les sans-factions" s'en viennent alors changer la donne...

Je lirai bien volontiers le troisième tome.

Traduction : Anne Delcourt.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (n° 138) et "Jeunesse/Young Adult" (14).

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19:54 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

26/01/2015

L'hôtel des souvenirs - 1 : Un parfum de chèvrefeuille, Nora Roberts

Présentation. À Boonsboro, petite ville du Maryland, les frères Montgomery ont un projet qui leur tient à cœur : transformer en hôtel une demeure vieille de deux siècles, laissée à l'abandon. Une de ces maisons dont Beckett, l'architecte de la famille, dirait qu'elle est "habitée" tant il sent parfois une insaisissable présence féminine entre ses murs. Comme d'étranges effluves de chèvrefeuille...

Beaucoup moins insaisissables, en revanche, sont les sentiments qu'il éprouve depuis le lycée pour Clare, la libraire, de retour en ville avec ses trois enfants après avoir perdu son mari. Mais que pèse un flirt de jeunesse face à une véritable histoire d'amour marquée par un drame ?

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Mon avis. Une lecture agréable, sans prise de tête...

J'avais envie, pour changer, d'une lecture aisée, une de celles qui font passer un bon moment ; je savais qu'avec Nora Roberts, cela risquait d'être le cas. Je ne me trompais pas.

J'ai ainsi fait un bout de chemin en compagnie de Beckett : l'architecte supervise un gros projet de rénovation d'une ancienne bâtisse ; pour ce faire, il s'est associé avec ses frères. Une fratrie qui n'est pas sans rappeler celle des frères Quinn.

La romance - sur fond de l'odeur de chèvrefeuille qu'apprécie un "fantôme" hantant "gentiment" la demeure en travaux - est présente grâce à Clare, une jeune veuve dont Beckett a toujours été amoureux ; elle est revenue s'installer à Boonsboro avec ses  trois enfants.

Nulle surprise dans le récit mais peu importe, j'ai apprécié côtoyer ces personnages, l'espace de quelques heures.

Traduction : Maud Godoc.

 

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

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18:16 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

D'elle...

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© Julien Ribot

 

D'elle, il ne me reste plus aujourd'hui que des initiales gravées de la pointe de ciseaux un soir délicieux de novembre 1964.

Nous allions commencer à écrire les plus belles pages du reste de notre vie à deux.

Nous nous aimions dans un cœur à corps effréné, comme si le temps nous était compté.

Compté, il le fut, le temps.

Dix années seulement d'une tendre union.

Dix années, quatre mois et huit jours.

Jusqu'à ce premier avril où la nuit a obscurci mon ciel d'elle.

06:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (22) |

21/01/2015

La boîte, Anne-Gaëlle Balpe

Présentation. Malt et Jen, deux jeunes désœuvrés, traînent leur ennui dans la ville d’Edens. Chaque jour, ils viennent sur le même banc. Et un jour, sous ce même banc, ils trouvent une boîte. Qui contient de l’argent et un numéro de téléphone. Le lendemain, une autre boîte. Qui contient encore plus d'argent. Et un message en prime : « Plus d’argent en échange d’un service ». En acceptant cette proposition, ils entrent dans le maillage d’une organisation tentaculaire qui ne les laissera plus s’échapper. S’engage alors une course-poursuite haletante, sur fond de trahison et de secrets révélés dont personne ne sortira indemne.

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Mon avis. Je ne vais pas tourner autour du pot : pour la première fois avec la collection Exprim', c'est une déception.

Le décor est "atmosphèrement" bien planté : Malt et Jonas, deux amis, deux "frères" "glandent" dans Eden(s), une ville aux antipodes du paradis, celle dont l'objectif premier des habitants est de "se tirer" avant d'y laisser leur peau. Dans tous les sens du terme. Quelque temps plus tard, Jonas s'en va, laissant Malt "cogiter" pour la millionième fois sur "leur banc". Ce dernier est bientôt rejoint par Jen, sa copine. C'est alors que leur attention est attirée par une boîte semblant sortie de nulle part. Le début de leurs ennuis - le mot est faible -.

De l'action, il y en a effectivement, c'est indéniable. Cela dit, j'ai trouvé que certains rebondissements n'en sont pas véritablement dans le sens où ils ont été très clairement annoncés ; d'autres m'ont paru (très) peu plausibles. Trop "gros" pour "faire illusion", en quelque sorte.

Pour l'écriture, j'ai eu l'impression que les dialogues sonnaient parfois faux ; d'un autre côté, de très belles phrases émaillent le texte.

Bref, un avis mi-figue mi-raisin...

Merci aux éditions Sarbacane pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young adult" (13) et "Comme à l'école" (vêtement).

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17:55 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

20/01/2015

Autant en emporte le vent I, Margaret Mitchell

Présentation. L'un des romans et des films les plus populaires de tous les temps. Plus de dix millions d'exemplaires vendus dans le monde. Traduit dans dix-huit langues, Autant en emporte le vent est une fresque historique, jamais surpassée, sur la société des États sudistes et les tragédies de la guerre de Sécession. C'est aussi un roman d'amour dont les héros, Scarlett O'Hara et Rhett Butler, sont entrés à tout jamais dans la galerie des amants légendaires.

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Mon avis. J'ai profité d'une lecture commune pour me lancer dans la relecture de ce récit mythique ; j'y ai retrouvé avec grand plaisir les protagonistes dont je gardais un excellent souvenir.

Le "jeu" est cependant peut-être un peu faussé car se mélangent aux scènes du livre les images du film vu à plusieurs reprises - par exemple celle relative à la robe verte de Scarlett, cousue dans une tenture expressément pour aller rendre visite à Rhett -. La première fois, je m'en souviens, c'était sur grand écran, lors du gala d'ouverture de la première édition du Festival du Film d'Amour de Mons en 1984.

Avec ce premier tome me sont revenues en mémoire les images des soldats blessés, pauvres hères qui, lentement mais sûrement, ouvrent les yeux sur une guerre qu'ils ont commencée la fleur aux dents, avant de s'enliser dans le froid, la misère et le sang.

Impossible pour moi aujourd'hui de dissocier l'impétueuse Scarlett de Vivien Leigh, le cynique Rhett de Clark Gable et la douce Melanie de Olivia de Havilland.

De cette redécouverte, aux côtés des personnages majeurs, je retiens surtout le cadre historique et l'atmosphère particulière du Sud dépeinte à travers les mots de Margaret Mitchell.

Au risque de me faire lyncher, j'ose dire que j'ai parfois trouvé un peu longs certains passages purement descriptifs.

Traduction : Pierre-François Caillé.

 

Ce titre entre dans les challenges "Un classique par mois", "Comme à l'école" (vêtement sur la couverture), ainsi que "Lire sous la contrainte" (titre en rapport avec la météo).

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20:13 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

11/01/2015

Bourbon Kid, 2 : L'Œil de la lune, Anonyme

Présentation. Personne n’a oublié le Bourbon Kid, mystérieux tueur en série aux innombrables victimes. Ni les lecteurs du Livre sans nom, ni les habitants de Santa Mondega, l’étrange cité d’Amérique du Sud, où sommeillent toujours de terribles secrets.

Alors que la ville s’apprête à fêter Halloween, le Bourbon Kid célèbre lui le dix-huitième anniversaire de son premier homicide. Il est alors loin de se douter qu’il est devenu la proie d’une agence très spéciale. Une proie particulièrement coriace, de celles qu’il ne faut pas rater, sous peine d’une impitoyable vengeance. Mais cela n’est rien à côté de ce qui attend Santa Mondega lorsqu’une mystérieuse momie disparaît du musée local….

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Mon avis. J'ai vraiment a-do-ré Le livre sans nom et lorsque Morgaxia m'a proposé ce deuxième opus parmi les lectures éventuelles dans le cadre de LDPA, je l'ai sélectionné, me demandant si j'allais prendre autant de plaisir que lors du précédent.

Verdict ? Hé bien pas du tout . Je dois même avouer que l'idée m'a effleurée de ne pas poursuivre la découverte...

Pourquoi cette déception ? Je n'ai pas du tout (du tout) apprécié le premier tiers du récit, selon moi (très) long, lent, dépourvu d'intérêt. Je n'y retrouvais pas l'humour (noir) qui m'avait tellement séduite dans L'homme sans nom. J'ai donc pris mon Mal en (im)patience, espérant (finir par) me prendre au jeu (macabre). Finalement, bien m'en a pris : j'ai été davantage conquise par la suite. Oh, pas au point de l'aimer autant que le tome 1 mais suffisamment pour que j'aie envie de lire Le cimetière du diable.

En fait, l'événement qui a induit ce retournement de situation, c'est le "retour" du Kid, tel qu'on a appris à l'apprécier/le détester dans le premier tome. C'est à ce moment que le récit prend sa pleine (dé)mesure, avec une tonalité humoristico (ah, le "vrai" nom du Kid !)-déjanto-exagérée.

Certains personnages parmi ceux qui n'avaient pas été trucidés précédemment - et que, pour certains, j'avais oubliés - réapparaissent, même s'ils ne font parfois que (tré)passer.

Bref, après un début laborieux, une suite intéressante.

Traduction : Diniz Galhos.

 

Ce titre entre dans le challenge des 170 idées (n° 118 : quelque chose de de rond).

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Voici l'avis de Morgaxia qui a lu, dans le cadre de ce même challenge, Peur express, de Jo Witek.

"Vois- tu, je ne me rappelle plus comment il a atterri dans ma PAL. C'est sûrement un livre acheté sur un coup de tête dans un  vide-grenier ou alors un troc ou encore un swap mais alors je ne sais plus lequel. Bref ! c'est le livre fantôme. Je savais qu'il était là mais je ne sais pas comment et surtout pourquoi car je ne connaissais ni l'histoire ni l'auteur.

Pour te resituer l'intrigue, c'est un thriller qui se déroule en France dans un train. Un TGV se retrouve coincé sur un viaduc une nuit de tempête. A l'intérieur, 6 adolescents qui ne se connaissent pas vont être confrontés à des phénomènes inexpliqués comme des fantômes, des tueurs et même un vampire.

Le livre est partagé en 3 parties. J'ai adoré les deux premières.  Si le roman s'était arrêté à l'arrivée du train, ce livre était un vrai coup de cœur. J'ai beaucoup aimé ces adolescents tous très attachants. J'ai aimé le côté psychologique de ce voyage. La manière dont chacun se découvre avec son passé et ses défauts. C'est aussi une vision très optimiste de la vie et des personnes car l'auteur montre que l'on peut changer et s'en sortir malgré un mauvais départ ou un traumatisme. Ce roman est plein d'espoir et est très agréable à lire.

Depuis quelque temps, j'étais un peu déçue par la littérature dite de jeunesse car les deux derniers que j'ai lus, La voix de l'oracle et Miss Pérégrine et les enfants particuliers ont des personnages principaux ne présentant qu'une facette de personnalité : la rebelle, le mauvais garçon ou le gentil... Alors que dans Peur express, j'ai trouvé les personnages plus complexes ainsi l'un des personnage se présentant au début comme une victime se découvre au fil de l'histoire des capacités et un courage qu'elle ne se connaissait pas et cela reste crédible.

Ma réserve sur Peur express se trouve dans la dernière partie. C'est une espèce d'enquête policière afin de donner une explication aux phénomènes arrivés dans le train. On ne peut pas expliquer l'inexplicable. Et il ne servait à rien de nous montrer comment les personnages changent leur vie. On sait à la fin de la seconde partie, quand le train arrive, que rien ne sera plus jamais comme avant pour eux et que ce voyage les a fait grandir. Ce voyage est un peu comme une métaphore de l'existence, le lecteur le comprend bien, il n'a pas besoin qu'on le lui explique.

En bref : c'est une belle découverte qui me laissera un bon souvenir et je le conseillerais même si les 100 dernières pages sont pour moi inutiles. Je te remercie encore pour cette lecture."  

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21:09 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

08/01/2015

Dieu me déteste, Hollis Seamon

Présentation. New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux… La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.

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Mon avis. Les billets relatifs à ce livre sont souvent (très) positifs mais je dois avouer que si je l'ai apprécié, j'ai malgré tout été un peu déçue. Je m'attendais à être émue, touchée, bouleversée même, et en fait, ce ne fut pas le cas.

Gros plan sur Richard, un jeune de 17 ans qui a conscience que ses jours sont (dé)comptés en raison du crabe qui le ronge : il sait que Dieu le déteste, sinon, il ne lui aurait pas joué ce mauvais tour (de cochon).

Richard est hospitalisé et "organise sa vie" en fonction des "bons" jours... Il aimerait multiplier les expériences avant de tirer sa révérence ; c'est pourquoi il rue dans les brancards, sachant que, de toute façon, il ne risque pas (plus) grand-chose.

Malgré le propos, le récit demeure optimiste car Richard décide, envers et contre tout/tous, qu'il doit profiter au maximum du peu de temps qu'il lui reste à vivre. Je ne sais pas pourquoi je suis restée à distance (prudente ?) du héros, mais c'est bel et bien le cas.

J'ai nettement préféré Vous parler de ça, de Laurie Halse Anderson, publié lui aussi par les éditions La belle Colère ; il me reste à découvrir La Ballade d'Hester Day, de Mercedes Helnwein.

Traduction : Marie de Prémonville.

 

Ce roman entre dans les challenges "Lire sous la contrainte" (session 18 : ni dieu, ni diable), "Un mois, une consigne" (récit publié en 2014), "Jeunesse/Young Adult" (12) et "A la découverte d'auteurs" (9 = auteur nord-américain).

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15:47 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

05/01/2015

Singulier

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© Julien Ribot

Tout petit déjà, il s'était senti différent : il ne comprenait pas pourquoi les autres ressentaient toujours ce besoin de vivre en groupe, les uns à côté des autres, les uns contre les autres, les uns sur les autres parfois.

Alors que le commun des mortels semblait se délecter des relations convenues entretenues avec les connaissances d'un jour ou de toujours, les voisins, les collègues, les "amis", il avait cultivé sa solitude en un bien-être presque infini.

D'un côté, lui ; de l'autre, tous.

Hier.

Aujourd'hui.

Demain.

Seul contre l'enfer des autres.

06:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (17) |

04/01/2015

Challenge "Comme à l'école", session 11

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Les modalités ?

Il s'agit de lire au moins un titre commençant par une lettre imposée (mode 1) ou un livre ayant un rapport avec le thème imposé (mode 2) ou encore un livre combinant les 2 : lettre et thème imposés (mode 3).

Cette onzième session court du 01/01 au 01/03 ; la lettre est le "H" (premier mot du titre sans l'article éventuel) ; le thème est "VÊTEMENT".

Je me suis inscrite en MODE 2 pour cette session.

 

De plus amples renseignements sont disponibles chez Gr3nouille.

11:19 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/01/2015

100 000 canards par un doux soir d'orage, Thomas Carreras

Présentation. Anatidaephobia (n.f) : Peur panique à l'idée d'être observé, où que l'on se trouve, par un ou des canards.

Quand Ginger, globe-trotteuse américaine de 19 ans, débarque à Merrywaters - le bled le plus paumé d'Angleterre - pour participer à un festival de musique, elle est loin de se douter que les canards seront aussi nombreux dans le coin. Ni qu'ils commenceront à l'espionner.

Ni qu'ils représenteront, peut-être, un danger mortel.

LA SUITE ?
AH NON, C'EST TOUT, ON NE VOUS DIT PLUS RIEN !

Sachez seulement qu'aucun canard n'a été blessé pendant l'écriture de ce livre.

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Mon avis. Une lecture complètement déjantée ; un texte qui décoiffe déplume !

J'ai apprécié ce récit car on ne sait jamais sur quelle palme danser : Ginger débarque à Merrywaters pour le festival musical et après d'âpres tractations, elle réussit à se faire embaucher au pub du coin. Les choses prennent alors une tournure complètement inattendue : la jeune fille est persuadée que les canards, par ailleurs extrêmement nombreux sur place, l'observent d'une manière peu amène. Quand elle ose en toucher un mot à ses hôtes, ceux-ci la regardent (eux aussi !) de travers.

Je ne veux pas déflorer trop avant l'histoire mais sachez que 1) de canards, il est effectivement question ; 2) les "personnalités", de Stevie Wonder à Village People, en passant par Mick Jagger, essaient, tant que faire se peut, de tirer leur épingle du "jeu" (macabre) ; 3) il vaut mieux ne pas trop s'attacher aux "héros" qui risquent bien de se faire ignoblement trucider ; 4) les scènes pas piquées des vers sont légion ; 5) l'humour grinçant et de mauvais goût foisonne.

Bref, j'ai (sou)ri, jaune parfois (souvent), mais j'ai passé un bon moment.

Merci aux éditions Sarbacane pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (n° 71), "A la découverte d'auteurs"  (14 : pour adolescents ou jeunes adultes), et "Jeunesse/Young Adult" (11).

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20:41 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

30/12/2014

Salmacis, 1 : L'Élue, Emmanuelle de Jesus

Présentation. "J’ai levé les yeux : à trois mètres au-dessus de moi, Andrea me fixait, m’encourageant à le rejoindre. Nos regards se sont noués. Il avait des yeux incroyables, à l’iris violet, frangés de longs cils très noirs, que l’on aurait dits maquillés, une bouche en arc, sensuelle. Il a esquissé un sourire… Ma dernière vision avant de perdre l’équilibre."

Toute sa vie, Faustine Sullivan, seize ans, s’est contentée d’une place à l’ombre de son frère jumeau. Mais c’est à la mort de ses parents, dans un pensionnat perdu dans la montagne, qu’elle trouve l’envie d’exister.

Quelle est cette force irrésistible qui l’attire vers le mystérieux Andrea ? Et comment imaginer qu’en cédant à ses sentiments, Faustine risque de se brûler les ailes ?

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Mon avis. Une fois est peu coutume, si je me suis lancée dans cette lecture, c'est parce qu'une de mes élèves me l'a proposé [en me précisant bien qu'elle est destinée aux adolescent(e)s mais que comme je lis du "jeunesse", cela pourrait peut-être m'intéresser].

Verdict ? Hé bien, ce fut un texte bien agréable à lire, qui doit effectivement plaire aux jeunes.

Le récit met en lumière des jumeaux, Faustine et Sasha, contraints de partir vivre chez leur tante Anna suite au décès de leurs parents, à quelques années d'intervalle. Ils intègrent une école assez huppée dans laquelle ils logent durant la semaine. Lors du premier cours d'escalade au cours duquel Faustine se fait remarquer pour ses qualités sportives, elle croise le regard "de la mort qui tue" d'Andrea.

Vous l'aurez compris, la relation qui se noue entre Faustine et Andrea est essentielle dans le roman et en cela, il est assez conventionnel. Deux originalités cependant : d'une part, les liens très forts existant entre les jumeaux, particulièrement contrariés par la "coturne" de Faustine [je ne connaissais pas ce mot : celle qui partage la chambre de Faustine - l'équivalent d'une kokoteuse dans une école -], une détestable peste friquée qui a mis le grappin sur son frère ; d'autre part, la "personnalité" tout à fait originale d'Andréa qui amène le fantastique dans le récit.

Le seul bémol selon moi : on attend très (trop) longtemps avant d'en savoir plus sur cet étrange jeune homme et par conséquent, on reste sur sa faim en attendant de lire le tome 2.

 

Ce titre entre dans les challenges "A la découverte d'auteurs" (37) et "Jeunesse/Young Adult" (10).

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14:41 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

27/12/2014

Palissade, Franck Villemaud

Présentation. À sa sortie de l'hôpital psychiatrique, où il a séjourné un temps suite à une séparation douloureuse, Fred emménage dans une petite maison en arrière d'un immeuble, avec pour unique voisin Roland, ancien légionnaire d'une cinquantaine d'années. Sur fond d'alcool et de rock'n'roll, une amitié trouble et déjantée va alors se nouer entre eux, dans le décor inamovible de leur cour commune que divise une vieille palissade en bois. Jusqu'à ce que le passé s'invite à la fête…

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Mon avisUne lecture qui sort des sentiers battus, c'est le moins que l'on puisse dire...

J'ai passé un "bon" moment en compagnie de ce duo déjanté : Fred et Roland habitent chacun d'un côté de la palissade et passent leur temps à déblatérer sur tout et n'importe quoi, y compris eux-mêmes d'ailleurs, en biberonnant et "clopant" à qui mieux mieux.

Ce (court) récit entraîne le lecteur dans un huis clos, au milieu des quelques mètres carrés où (sur)vit Fred, une espèce d'éclopé de la vie pour lequel on ne sait pas trop s'il est censé inspirer de la compassion, de la pitié ou du dégoût.

   "Je me suis posé sur ma terrasse, histoire de retarder le plus possible le moment d’investir ma nouvelle maison qui m’écœurait déjà.

J’ai allumé une cigarette, me suis servi une première bière, puis me suis tranquillement effondré en larmes, tout en me disant entre deux sanglots morveux qu’il faudrait que je repeigne bientôt les murs blancs du rez-de-chaussée qui me rappelaient trop l’hôpital, voire que je repeigne ceux couleur chocolat de la mezzanine, histoire au moins de perdre du temps à quelque chose de parfaitement inutile qui me donnerait malgré tout l’illusion sur l’instant de faire quelque chose d’utile.

En rouge vif, tiens, pourquoi pas ?

En rouge vif ce serait peut-être chouette.

Ou pas.

Mais demain en tout cas, là pas le temps, là je fume et bois et pleure." [p. 30]

 

  "Pour le reste, tout vient à moi gentiment : ma toute nouvelle allocation d’adulte handicapé sur mon compte courant, la musique en boucle émanant de mon ordi à mes oreilles, et les femmes, de plus en plus et de plus en plus souvent, entre mes murs.

Malgré tout, j’ai quand même investi un peu pour mon confort moderne : depuis deux semaines à peu près internet est là, et jamais je ne saurai remercier assez le gars Steve Zuckerberg d’avoir créé cette incroyable boutique à drague qu’est Facebook." [p. 36]

 

Les pages se tournent aisément dans ce que l'on sait être un drame puisque dès le début, on est prévenu que Fred, le narrateur, à l'humour parfois/souvent douteux, est mort. S'ensuit alors un décompte des chapitres à rebours, au fil d'une partition musicale omniprésente.

Et puis la fin... ah, la fin... elle est exceptionnelle !

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (114 : barrière, clôture, haie) et "A la découverte d'auteurs"  (36).

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18:24 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

25/12/2014

Vous parler de ça, Laurie Halse Anderson

Présentation. En 1998, Laurie Halse Anderson, jusque-là auteur pour enfants, est réveillée par les sanglots d'une jeune fille. Dans la maison, ses enfants dorment à poings fermés ; c'est un cauchemar qui a réussi à la tirer du sommeil. Répondant au besoin de se vider l'esprit des pensées sombres qui s'y agitent, Laurie attrape un carnet et y couche le brouillon d'une histoire, celle d'une jeune fille qui ne parle plus depuis un terrible crépuscule d'été. Une fois sa mission accomplie, elle retourne se coucher.

Laurie Anderson ne fit plus jamais ce mauvais rêve qui allait pourtant changer sa vie l'année suivante quand les notes seraient devenues un roman vendu à plusieurs millions d'exemplaires, un film hollywoodien (avec Kristen Stewart en 2004), de nombreuses nominations et récompenses, et plus de 30 traductions.

Vous parler de ça n'est pas simplement un premier roman bouleversant. C'est un phénomène de société, c'est un sujet de conversation, c'est un étendard, c'est un livre capable de changer la vie de celles qui le lisent, et il est pour la première fois traduit en français.

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Mon avis. Un texte réellement bouleversant...

Je suis ravie : je termine cette année 2014 avec de très belles lectures jeunesse - j'en profite pour glisser subrepticement entre ces lignes que, n'en déplaise à certains, la lecture jeunesse peut aussi être de (grande) qualité -.

J'ai reçu ce livre vendredi après-midi (merci Catherine pour la surprise), l'ai commencé dans la soirée et le lendemain, je l'avais terminé. Autant dire que j'ai été captivée par ce récit.

 

Focus sur Melinda, une adolescente en profonde souffrance depuis quelques mois ; une de celles qui, quoi qu'elles fassent, quelle que soit la manière dont elles s'habillent, quoi qu'elles entreprennent, sont rejetées et la cible de quolibets...

  "C'est la rentrée ; mon premier jour au lycée. Je pars avec sept cahiers neufs, une jupe que je déteste et l'estomac noué. [...]

  Ça y est, les élèves envahissent le car par groupes de quatre ou cinq. En s'avançant dans l'allée, celles et ceux que j'avais connus au collège, en sport ou en travaux pratiques de physique-chimie, me jettent des regards noirs. Je ferme les yeux. C'est bien ce que je craignais. Lorsque le car a fini de recueillir ses derniers passagers, je suis la seule à ne pas avoir de voisin." [p. 11]

 

Cette situation dure depuis ça, une soirée à laquelle elle était invitée, au cours de laquelle elle a été contrainte d'appeler des secours. Personne ne sait pourquoi ; personne n'a d'ailleurs essayé de savoir pourquoi. Ce que chacun en a retenu, c'est que la Police a débarqué et cela a jeté un froid.

Depuis ça, Melinda essaie de garder la tête hors de l'eau alors qu'elle n'a personne à qui se confier, pas même ses parents qui lui jettent souvent au visage son côté bizarre, celui qui l'empêche trop fréquemment de parler car tant que ça occupera toute la place du vide omniprésent en elle, les mots ne pourront laisser s'écouler les maux...

  "Mon cerveau pense qu'on ne devrait pas perdre de temps avec l'algèbre. Il y a des choses bien plus importantes dans la vie. Dommage. Monsieur Stetman a l'air d'un type sympa." [p. 67]

 

Aucune complaisance dans ce roman ; on comprend assez vite ce qui a dû se passer durant cette fameuse soirée et on accompagne la jeune fille dans sa douleur, même si l'on ne peut absolument rien faire pour lui venir en aide. De temps à autre pourtant survient une infinissime lueur d'espoir : le cours d'art dispensé par Monsieur Freeman ; son binôme en classe de sciences, David Petrakis ; Heather peut-être ?

Elle-même porte un regard lucide et très acéré sur les événements : on en arrive même parfois à (sou)rire à la lecture de ses réflexions grinçantes.

  "Je me rince le visage au-dessus du lavabo jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien, plus d'yeux, plus de nez, plus de bouche. Juste du vide bien lisse." [p. 77]

  "Déjà angoissée et stressée de nature, ma mère se transforme en junkie du prêt-à-porter à l'arrivée de ce jour où les États-Unis tout entiers se jettent sur des dindes. Tout ça à cause du Vendredi noir, le lendemain de Thanksgiving, qui marque le début des courses de Noël. Si elle ne vend pas un milliard de chemises et douze millions de ceintures ce jour-là, c'est la fin du monde." [p. 95]

  "Il aura suffi d'un jour de fête ringard pour remuer tous les couteaux qui restent plantés en moi, réveiller toutes mes blessures. Aucune Rachel, aucune Heather, pas même un geek débile n'aimerait la fille que je crois être, tout au fond de moi." [p. 177]

  "Non. Je n'aime pas les fêtes. Non, merci. Je débite tout un tas d'excuses confuses : mes devoirs à faire, des parents sévères, ma leçon de tuba, un rendez-vous nocturne chez le dentiste, mes phacochères à nourrir. Pour ce qui est des fêtes, mes antécédents ne sont franchement pas terribles." [p. 207]

Une très belle découverte...

Traduction : Marie Chabin.

 

Ce titre entre dans les challenges "Rentrée littéraire 3 %" (19/6), "A la découverte d'auteurs" (35) et "Jeunesse/Young Adult" (9).

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10:59 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) |

22/12/2014

Nalki, T. 2 : Le temps du chaos, Alice Adenot-Meyer

Présentation. Après son évasion du camp de Blache, Nalki décide de passer la frontière pour transmettre des documents susceptibles de renverser le pouvoir en place.
Il devra avant tout se défaire du colonel Vladàn, qui ne renonce pas à le poursuivre. Les évènements ne seront pas du tout ceux que le garçon avait prévus...

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Mon avis. Une suite à la hauteur du premier tome...

J'ai retrouvé avec plaisir Nalki, cet adolescent grandi trop vite en raison de la dictature de plus en plus présente au sein de son pays, la Serdane.

Le récit débute là où s'était terminé le précédent et plonge d'emblée les protagonistes dans une effrénée course pour la (sur)vie : Nalki va tâcher de rejoindre la Forsénie en compagnie de son ami Shen ; quant à Perle et Lilas, elles vont essayer de se soustraire aux recherches orchestrées par un colonel Vladàn plus présent que jamais.

Pas de temps mort dans cette (pour)suite qui voit donc les héros séparés et toujours en grand danger car, comme l'on pouvait s'y attendre, Vladàn est tout à fait déterminé à les "récupérer", quels que soient les ordres reçus et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Si j'ai peiné et souffert avec les deux adolescents lors de leur harassant périple montagnard -  l'occasion pour eux d'une belle rencontre -, paradoxalement, j'ai également apprécié découvrir les facettes (in)attendues du colonel. Tout comme la mise en exergue des ressorts d'un pouvoir totalitaire.

J'ai à nouveau beaucoup aimé la plume riche et savoureuse de l'auteure, soucieuse de trouver le mot juste.

Je vous invite bien chaleureusement à vous lancer dans cette lecture.

 

Ce roman entre dans les challenges "Comme à l'école" (musique) et "Jeunesse/Young Adult" (8).

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20:03 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

20/12/2014

Le noir est ma couleur, 2 : La menace, Olivier Gay

Présentation. Alexandre a beau aimer se battre, il ne se souvient pas comment il s'est retrouvé sur ce lit d'hôpital, ni qui est cette Manon qui l'obsède.

Effrayée par ses nouveaux pouvoirs, Manon ignore comment les cacher à ses parents, les apprivoiser... et éviter Alexandre.

Quand les Ombres passent à l'attaque et qu'un nouvel élève arrive au lycée, la menace se précise.

Manon et Alexandre se rapprocheront-ils ou s'éloigneront-ils?

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Mon avis. J'avais beaucoup aimé le premier opus des aventures de Manon et Alexandre et j'étais ravie de les retrouver mais je craignais un éventuel essoufflement. Hé bien, ce ne fut nullement le cas...

Le lecteur replonge très vite dans l'action, aux côtés de cette équipe improbable qui d'ailleurs, au début du roman, n'en est plus une puisque la mémoire du jeune homme a été complètement effacée par le père de Manon...

Ne demeurent ainsi en lui que des impressions fugaces alors que Manon se demande bien comment elle sera capable de respecter l'interdiction formelle de le revoir. Je serai claire : elle ne le se demandera pas longtemps...

Le récit alterne de nouveau les points de vue des adolescents et fait encore la part belle à l'action puisque les Ombres refont surface, animées par d'obscurs (!) desseins. Pourtant, l'humour est toujours bel et bien présent, principalement dans le chef d'Alexandre, à la touchante carapace de cynisme.

Voir à nouveau s'apprivoiser les jeunes gens fut pour moi un régal (Ahhhhhlexandre), chacun désirant, avec ses spécificités, protéger l'autre, (in)consciemment...

L'avantage de n'avoir pas lu tout de suite ce tome 2, c'est que je ne devrai pas attendre (trop) longtemps avant de découvrir la suite.

 

Ce titre entre dans les challenges "Un genre par mois" (l'indéfinissable - roman appartenant à deux genres au moins - pour décembre) et "Jeunesse/Young Adult" (7).

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21:51 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/12/2014

Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger

Présentation. Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du martin, le jour de leurs 36 ans.

La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ? Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale ?

Entre la saga tragique et hilarante des Decime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit un Mortimer finalement résigné au pire. Mais qui sait si le Destin et l'Amour, qui n'en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui ?

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Mon avis. Une lecture agréable, rafraîchissante, qui donne le sourire aux lèvres...

Dès les premiers billets relatifs à la rentrée littéraire, mon intérêt a été attiré par ce livre. J'ai donc "postulé" pour le recevoir dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2014 organisés sur PriceMinister.

Il est toujours risqué d'en attendre beaucoup d'un livre, surtout quand il est question d'humour, car la déception peut être à la hauteur des espoirs [me revient en mémoire Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis qui a fait (sou)rire (presque) tout le monde, sauf moi].

L'intérêt du récit réside dans la situation initiale tout à fait originale : Mort(imer) attend la mort à laquelle il s'est préparé depuis son plus jeune âge puisque dans la famille, la grande faucheuse s'en vient chercher les hommes le jour de leur trente-sixième anniversaire, à 11 heures précisément. Mortimer a tout prévu et attend d'être, lui aussi, marqué du sceau de la malédiction séculaire. Il attend. Il attend. (Dés)espérément... Pour "rien". Pour "rien" ? Ce n'est pas si simple.

L'intérêt du récit réside aussi dans l'humour, parfois doux-amer, parfois caustique, distillé au fil du texte, ainsi que dans les personnages : les plus attachants, selon moi, sont le couple d'amis (les seuls, d'ailleurs) de Mortimer, Nassardine et Paquita.

 

  "Avec le recul, j'ai réalisé que mon père était un dépressif qui avait très mal vécu la perspective de son décès prématuré. Sa mort lui avait pourri la vie, en somme." [p. 35]

 

  "Je trouve que Mortimer, ça résonne aux oreilles comme un impératif.

   Allez, Morty, meurs !" [p. 40]

 

  "- Tu es belle comme la reine d'Angleterre, j'ai dit.

   - J'ai toujours eu une tête à chapeaux.

   Je lui ai répondu que c'était mieux que d'avoir une tête à claques." ´[p.175]

 

   "Tourner la page ne sert pas à grand-chose, quand c'est le livre entier que l'on voudrait changer." [p. 202]

 

Vous l'aurez compris, la sauce a pris pour moi. Indéniablement.

 

Merci à PriceMinister pour cette belle découverte, à laquelle j'attribue la note de 16.

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Ce titre entre aussi dans les challenges "des 170 idées" (151 : des bougies), "Rentrée littéraire 3 %" (18/6) ainsi que "A la découverte d'auteurs" (34).

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16:54 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

11/12/2014

Le voyage de Ruth, Donald McCaig

Présentation. "Les mamas s’pavanent pas. Elles voient c’qu’elles doivent voir et savent c’qu’elles doivent savoir. La plupart du temps, elles s’taisent. Elles laissent les autres leur dire c’qu’elles savent déjà. Les mamas hochent la tête et sourient."

1804, sur l’île de Saint-Domingue, un massacre n’épargne qu’une seule vie, celle d’une petite fille noire. Recueillie par deux Français, l’enfant qu’ils prénomment Ruth part vivre avec eux dans la bouillonnante ville de Savannah, au sud des États-Unis. Ainsi commence l’incroyable destin de celle qui grandira dans un pays à la veille de la guerre de Sécession, et tombera follement amoureuse d’un Noir libre, avant de devenir "la Mama" qui élèvera l’irrésistible Scarlett.

Derrière le masque de la domestique dévouée, on découvre la vie secrète et les pensées de Ruth. Elle aime avec férocité, et n’oublie jamais ceux qui ont succombé aux ravages de l’Histoire. Entre résilience et rêves brisés, Le Voyage de Ruth jette une nouvelle lumière sur l’une des inoubliables héroïnes d’Autant en emporte le vent.

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Mon avis. Mon avis sur ce récit est mitigé : autant j'ai aimé cette plongée dans l'Histoire relatée principalement par le point de vue de Ruth, autant j'ai peu apprécié la manière dont les événements sont très souvent racontés, à savoir une (longue) succession de faits manquant, à mon sens, d'énergie.

Le roman commence sur l'île de Saint-Domingue où l'on découvre une petite fille noire, Ruth, miraculeusement rescapée d'un massacre : elle entrera au service d'une "maîtresse femme" française, bien décidée à réussir à tirer son épingle du jeu en ces temps troublés, envers et contre tout, envers et contre tous. Elle et son mari se rendent à Savannah ; c'est là que Ruth grandira. Et souffrira.

La jeune fille traverse les ans et surmonte bien des épreuves, celles (très souvent) rencontrées par bon nombre de Noirs, esclaves ou pas, dans ce Sud ségrégationniste.

Dommage que l'écriture n'ait pas réussi à instaurer une proximité avec les personnages...

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (14 : ce qu'on voit le matin quand on se lève) et  "A la découverte d'auteurs" (33).

11:12 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |