31/01/2015

Challenge "Un genre par mois" (2)

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Je me suis inscrite à la deuxième édition du challenge "Un genre par mois" initié en 2014 par Illuze et repris cette année par Nathalie.

 

Voici le planning pour 2015 :

1.   Janvier : Nouvelle ou Novella.

2.   Février : BD ou Manga ou Comics.

3.   Mars : Fantasy ou Fantastique.

4.   Avril : Historique.

5.   Mai : Contemporain.

6.   Juin : Album ou "Beau livre".

7.   Juillet : Romance ou Chick Lit ou Érotique.

8.   Août : Science-fiction.

9.   Septembre : Essai ou tout autre livre non fictionnel (biographie, témoignage,...).

10.  Octobre : Thriller ou Polar ou Policier.

11.  Novembre : Classique ou théâtre.

12.   Décembre : Jeunesse ou Young Adult.

 

Les règles seront les mêmes que celles de l'année passée : pour réussir le challenge, il suffit de lire au moins un livre du genre choisi chaque mois. Il y a deux niveaux :


- L'Explorateur, qui participe tous les mois, avec deux jokers (deux possibilités de prendre un livre d'un autre genre que celui recommandé, si vous n'avez pas de livres dans ce genre-là ou s'il ne vous tente pas, par exemple) ;


- Le Touriste, qui participe les mois où ça le tente.

Comme on est déjà presque fin janvier, les inscriptions cette année seront ouvertes jusqu'à la fin février. Vous pouvez vous inscrire ici.  Pour la même raison, les lectures du mois de janvier seront acceptées jusqu'à fin février.

 

Me voici redevenue exploratrice. 

19:58 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

30/01/2015

Divergente 2 : Insurgés, Veronica Roth

Présentation. Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité.
Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être...

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Mon avis. J'ai eu l'occasion de lire ce deuxième opus (merci Morgane) et je m'y suis lancée avant la sortie du film.

Autant être claire : il m'a été difficile de reposer le livre une fois commencé. J'ai retrouvé avec plaisir Tris et Tobias - alias Quatre/Four - désormais associés à Shailene Woodley - elle demeure avant tout Tris pour moi car j'ai peu apprécié le film tiré de Nos étoiles contraires - et Theo James (...).

Le récit débute là où s'était terminé le tome 1, à savoir l'anéantissement des Altruistes par les Érudits, aidés par une partie des Audacieux. Tris demeure profondément marquée par la mort de ses parents, ainsi que par le fait qu'elle a été contrainte de tuer son ami Will, une action qu'elle ne peut évoquer avec personne, pas même avec Tobias.

Les Audacieux "non traîtres" sont réfugiés temporairement chez les Fraternels mais doivent trouver leurs marques et surtout tenter de lutter contre les Érudits, toujours dirigés d'une main de fer par Jeanine.

Tris a mûri mais demeure parfois (très) déconcertante dans sa relation avec Tobias ; en ce qui concerne le (beau) jeune homme, on se demande souvent sur quel pied danser, d'autant que ses rapports avec son père, le fourbe Marcus, se dégradent encore davantage (oui, oui, c'est possible). Au milieu de ce jeu de quilles où les actions se succèdent, les Divergents ainsi que les sans-factions" s'en viennent alors changer la donne...

Je lirai bien volontiers le troisième tome.

Traduction : Anne Delcourt.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (n° 138) et "Jeunesse/Young Adult" (14).

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19:54 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

26/01/2015

L'hôtel des souvenirs - 1 : Un parfum de chèvrefeuille, Nora Roberts

Présentation. À Boonsboro, petite ville du Maryland, les frères Montgomery ont un projet qui leur tient à cœur : transformer en hôtel une demeure vieille de deux siècles, laissée à l'abandon. Une de ces maisons dont Beckett, l'architecte de la famille, dirait qu'elle est "habitée" tant il sent parfois une insaisissable présence féminine entre ses murs. Comme d'étranges effluves de chèvrefeuille...

Beaucoup moins insaisissables, en revanche, sont les sentiments qu'il éprouve depuis le lycée pour Clare, la libraire, de retour en ville avec ses trois enfants après avoir perdu son mari. Mais que pèse un flirt de jeunesse face à une véritable histoire d'amour marquée par un drame ?

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Mon avis. Une lecture agréable, sans prise de tête...

J'avais envie, pour changer, d'une lecture aisée, une de celles qui font passer un bon moment ; je savais qu'avec Nora Roberts, cela risquait d'être le cas. Je ne me trompais pas.

J'ai ainsi fait un bout de chemin en compagnie de Beckett : l'architecte supervise un gros projet de rénovation d'une ancienne bâtisse ; pour ce faire, il s'est associé avec ses frères. Une fratrie qui n'est pas sans rappeler celle des frères Quinn.

La romance - sur fond de l'odeur de chèvrefeuille qu'apprécie un "fantôme" hantant "gentiment" la demeure en travaux - est présente grâce à Clare, une jeune veuve dont Beckett a toujours été amoureux ; elle est revenue s'installer à Boonsboro avec ses  trois enfants.

Nulle surprise dans le récit mais peu importe, j'ai apprécié côtoyer ces personnages, l'espace de quelques heures.

Traduction : Maud Godoc.

 

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

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18:16 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

D'elle...

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© Julien Ribot

 

D'elle, il ne me reste plus aujourd'hui que des initiales gravées de la pointe de ciseaux un soir délicieux de novembre 1964.

Nous allions commencer à écrire les plus belles pages du reste de notre vie à deux.

Nous nous aimions dans un cœur à corps effréné, comme si le temps nous était compté.

Compté, il le fut, le temps.

Dix années seulement d'une tendre union.

Dix années, quatre mois et huit jours.

Jusqu'à ce premier avril où la nuit a obscurci mon ciel d'elle.

06:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (21) |

21/01/2015

La boîte, Anne-Gaëlle Balpe

Présentation. Malt et Jen, deux jeunes désœuvrés, traînent leur ennui dans la ville d’Edens. Chaque jour, ils viennent sur le même banc. Et un jour, sous ce même banc, ils trouvent une boîte. Qui contient de l’argent et un numéro de téléphone. Le lendemain, une autre boîte. Qui contient encore plus d'argent. Et un message en prime : « Plus d’argent en échange d’un service ». En acceptant cette proposition, ils entrent dans le maillage d’une organisation tentaculaire qui ne les laissera plus s’échapper. S’engage alors une course-poursuite haletante, sur fond de trahison et de secrets révélés dont personne ne sortira indemne.

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Mon avis. Je ne vais pas tourner autour du pot : pour la première fois avec la collection Exprim', c'est une déception.

Le décor est "atmosphèrement" bien planté : Malt et Jonas, deux amis, deux "frères" "glandent" dans Eden(s), une ville aux antipodes du paradis, celle dont l'objectif premier des habitants est de "se tirer" avant d'y laisser leur peau. Dans tous les sens du terme. Quelque temps plus tard, Jonas s'en va, laissant Malt "cogiter" pour la millionième fois sur "leur banc". Ce dernier est bientôt rejoint par Jen, sa copine. C'est alors que leur attention est attirée par une boîte semblant sortie de nulle part. Le début de leurs ennuis - le mot est faible -.

De l'action, il y en a effectivement, c'est indéniable. Cela dit, j'ai trouvé que certains rebondissements n'en sont pas véritablement dans le sens où ils ont été très clairement annoncés ; d'autres m'ont paru (très) peu plausibles. Trop "gros" pour "faire illusion", en quelque sorte.

Pour l'écriture, j'ai eu l'impression que les dialogues sonnaient parfois faux ; d'un autre côté, de très belles phrases émaillent le texte.

Bref, un avis mi-figue mi-raisin...

Merci aux éditions Sarbacane pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young adult" (13) et "Comme à l'école" (vêtement).

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17:55 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

20/01/2015

Autant en emporte le vent I, Margaret Mitchell

Présentation. L'un des romans et des films les plus populaires de tous les temps. Plus de dix millions d'exemplaires vendus dans le monde. Traduit dans dix-huit langues, Autant en emporte le vent est une fresque historique, jamais surpassée, sur la société des États sudistes et les tragédies de la guerre de Sécession. C'est aussi un roman d'amour dont les héros, Scarlett O'Hara et Rhett Butler, sont entrés à tout jamais dans la galerie des amants légendaires.

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Mon avis. J'ai profité d'une lecture commune pour me lancer dans la relecture de ce récit mythique ; j'y ai retrouvé avec grand plaisir les protagonistes dont je gardais un excellent souvenir.

Le "jeu" est cependant peut-être un peu faussé car se mélangent aux scènes du livre les images du film vu à plusieurs reprises - par exemple celle relative à la robe verte de Scarlett, cousue dans une tenture expressément pour aller rendre visite à Rhett -. La première fois, je m'en souviens, c'était sur grand écran, lors du gala d'ouverture de la première édition du Festival du Film d'Amour de Mons en 1984.

Avec ce premier tome me sont revenues en mémoire les images des soldats blessés, pauvres hères qui, lentement mais sûrement, ouvrent les yeux sur une guerre qu'ils ont commencée la fleur aux dents, avant de s'enliser dans le froid, la misère et le sang.

Impossible pour moi aujourd'hui de dissocier l'impétueuse Scarlett de Vivien Leigh, le cynique Rhett de Clark Gable et la douce Melanie de Olivia de Havilland.

De cette redécouverte, aux côtés des personnages majeurs, je retiens surtout le cadre historique et l'atmosphère particulière du Sud dépeinte à travers les mots de Margaret Mitchell.

Au risque de me faire lyncher, j'ose dire que j'ai parfois trouvé un peu longs certains passages purement descriptifs.

Traduction : Pierre-François Caillé.

 

Ce titre entre dans les challenges "Un classique par mois", "Comme à l'école" (vêtement sur la couverture), ainsi que "Lire sous la contrainte" (titre en rapport avec la météo).

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20:13 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

11/01/2015

Bourbon Kid, 2 : L'Œil de la lune, Anonyme

Présentation. Personne n’a oublié le Bourbon Kid, mystérieux tueur en série aux innombrables victimes. Ni les lecteurs du Livre sans nom, ni les habitants de Santa Mondega, l’étrange cité d’Amérique du Sud, où sommeillent toujours de terribles secrets.

Alors que la ville s’apprête à fêter Halloween, le Bourbon Kid célèbre lui le dix-huitième anniversaire de son premier homicide. Il est alors loin de se douter qu’il est devenu la proie d’une agence très spéciale. Une proie particulièrement coriace, de celles qu’il ne faut pas rater, sous peine d’une impitoyable vengeance. Mais cela n’est rien à côté de ce qui attend Santa Mondega lorsqu’une mystérieuse momie disparaît du musée local….

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Mon avis. J'ai vraiment a-do-ré Le livre sans nom et lorsque Morgaxia m'a proposé ce deuxième opus parmi les lectures éventuelles dans le cadre de LDPA, je l'ai sélectionné, me demandant si j'allais prendre autant de plaisir que lors du précédent.

Verdict ? Hé bien pas du tout . Je dois même avouer que l'idée m'a effleurée de ne pas poursuivre la découverte...

Pourquoi cette déception ? Je n'ai pas du tout (du tout) apprécié le premier tiers du récit, selon moi (très) long, lent, dépourvu d'intérêt. Je n'y retrouvais pas l'humour (noir) qui m'avait tellement séduite dans L'homme sans nom. J'ai donc pris mon Mal en (im)patience, espérant (finir par) me prendre au jeu (macabre). Finalement, bien m'en a pris : j'ai été davantage conquise par la suite. Oh, pas au point de l'aimer autant que le tome 1 mais suffisamment pour que j'aie envie de lire Le cimetière du diable.

En fait, l'événement qui a induit ce retournement de situation, c'est le "retour" du Kid, tel qu'on a appris à l'apprécier/le détester dans le premier tome. C'est à ce moment que le récit prend sa pleine (dé)mesure, avec une tonalité humoristico (ah, le "vrai" nom du Kid !)-déjanto-exagérée.

Certains personnages parmi ceux qui n'avaient pas été trucidés précédemment - et que, pour certains, j'avais oubliés - réapparaissent, même s'ils ne font parfois que (tré)passer.

Bref, après un début laborieux, une suite intéressante.

Traduction : Diniz Galhos.

 

Ce titre entre dans le challenge des 170 idées (n° 118 : quelque chose de de rond).

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Voici l'avis de Morgaxia qui a lu, dans le cadre de ce même challenge, Peur express, de Jo Witek.

"Vois- tu, je ne me rappelle plus comment il a atterri dans ma PAL. C'est sûrement un livre acheté sur un coup de tête dans un  vide-grenier ou alors un troc ou encore un swap mais alors je ne sais plus lequel. Bref ! c'est le livre fantôme. Je savais qu'il était là mais je ne sais pas comment et surtout pourquoi car je ne connaissais ni l'histoire ni l'auteur.

Pour te resituer l'intrigue, c'est un thriller qui se déroule en France dans un train. Un TGV se retrouve coincé sur un viaduc une nuit de tempête. A l'intérieur, 6 adolescents qui ne se connaissent pas vont être confrontés à des phénomènes inexpliqués comme des fantômes, des tueurs et même un vampire.

Le livre est partagé en 3 parties. J'ai adoré les deux premières.  Si le roman s'était arrêté à l'arrivée du train, ce livre était un vrai coup de cœur. J'ai beaucoup aimé ces adolescents tous très attachants. J'ai aimé le côté psychologique de ce voyage. La manière dont chacun se découvre avec son passé et ses défauts. C'est aussi une vision très optimiste de la vie et des personnes car l'auteur montre que l'on peut changer et s'en sortir malgré un mauvais départ ou un traumatisme. Ce roman est plein d'espoir et est très agréable à lire.

Depuis quelque temps, j'étais un peu déçue par la littérature dite de jeunesse car les deux derniers que j'ai lus, La voix de l'oracle et Miss Pérégrine et les enfants particuliers ont des personnages principaux ne présentant qu'une facette de personnalité : la rebelle, le mauvais garçon ou le gentil... Alors que dans Peur express, j'ai trouvé les personnages plus complexes ainsi l'un des personnage se présentant au début comme une victime se découvre au fil de l'histoire des capacités et un courage qu'elle ne se connaissait pas et cela reste crédible.

Ma réserve sur Peur express se trouve dans la dernière partie. C'est une espèce d'enquête policière afin de donner une explication aux phénomènes arrivés dans le train. On ne peut pas expliquer l'inexplicable. Et il ne servait à rien de nous montrer comment les personnages changent leur vie. On sait à la fin de la seconde partie, quand le train arrive, que rien ne sera plus jamais comme avant pour eux et que ce voyage les a fait grandir. Ce voyage est un peu comme une métaphore de l'existence, le lecteur le comprend bien, il n'a pas besoin qu'on le lui explique.

En bref : c'est une belle découverte qui me laissera un bon souvenir et je le conseillerais même si les 100 dernières pages sont pour moi inutiles. Je te remercie encore pour cette lecture."  

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21:09 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

08/01/2015

Dieu me déteste, Hollis Seamon

Présentation. New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux… La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.

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Mon avis. Les billets relatifs à ce livre sont souvent (très) positifs mais je dois avouer que si je l'ai apprécié, j'ai malgré tout été un peu déçue. Je m'attendais à être émue, touchée, bouleversée même, et en fait, ce ne fut pas le cas.

Gros plan sur Richard, un jeune de 17 ans qui a conscience que ses jours sont (dé)comptés en raison du crabe qui le ronge : il sait que Dieu le déteste, sinon, il ne lui aurait pas joué ce mauvais tour (de cochon).

Richard est hospitalisé et "organise sa vie" en fonction des "bons" jours... Il aimerait multiplier les expériences avant de tirer sa révérence ; c'est pourquoi il rue dans les brancards, sachant que, de toute façon, il ne risque pas (plus) grand-chose.

Malgré le propos, le récit demeure optimiste car Richard décide, envers et contre tout/tous, qu'il doit profiter au maximum du peu de temps qu'il lui reste à vivre. Je ne sais pas pourquoi je suis restée à distance (prudente ?) du héros, mais c'est bel et bien le cas.

J'ai nettement préféré Vous parler de ça, de Laurie Halse Anderson, publié lui aussi par les éditions La belle Colère ; il me reste à découvrir La Ballade d'Hester Day, de Mercedes Helnwein.

Traduction : Marie de Prémonville.

 

Ce roman entre dans les challenges "Lire sous la contrainte" (session 18 : ni dieu, ni diable), "Un mois, une consigne" (récit publié en 2014), "Jeunesse/Young Adult" (12) et "A la découverte d'auteurs" (9 = auteur nord-américain).

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15:47 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

05/01/2015

Singulier

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© Julien Ribot

Tout petit déjà, il s'était senti différent : il ne comprenait pas pourquoi les autres ressentaient toujours ce besoin de vivre en groupe, les uns à côté des autres, les uns contre les autres, les uns sur les autres parfois.

Alors que le commun des mortels semblait se délecter des relations convenues entretenues avec les connaissances d'un jour ou de toujours, les voisins, les collègues, les "amis", il avait cultivé sa solitude en un bien-être presque infini.

D'un côté, lui ; de l'autre, tous.

Hier.

Aujourd'hui.

Demain.

Seul contre l'enfer des autres.

06:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (17) |

04/01/2015

Challenge "Comme à l'école", session 11

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Les modalités ?

Il s'agit de lire au moins un titre commençant par une lettre imposée (mode 1) ou un livre ayant un rapport avec le thème imposé (mode 2) ou encore un livre combinant les 2 : lettre et thème imposés (mode 3).

Cette onzième session court du 01/01 au 01/03 ; la lettre est le "H" (premier mot du titre sans l'article éventuel) ; le thème est "VÊTEMENT".

Je me suis inscrite en MODE 2 pour cette session.

 

De plus amples renseignements sont disponibles chez Gr3nouille.

11:19 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/01/2015

100 000 canards par un doux soir d'orage, Thomas Carreras

Présentation. Anatidaephobia (n.f) : Peur panique à l'idée d'être observé, où que l'on se trouve, par un ou des canards.

Quand Ginger, globe-trotteuse américaine de 19 ans, débarque à Merrywaters - le bled le plus paumé d'Angleterre - pour participer à un festival de musique, elle est loin de se douter que les canards seront aussi nombreux dans le coin. Ni qu'ils commenceront à l'espionner.

Ni qu'ils représenteront, peut-être, un danger mortel.

LA SUITE ?
AH NON, C'EST TOUT, ON NE VOUS DIT PLUS RIEN !

Sachez seulement qu'aucun canard n'a été blessé pendant l'écriture de ce livre.

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Mon avis. Une lecture complètement déjantée ; un texte qui décoiffe déplume !

J'ai apprécié ce récit car on ne sait jamais sur quelle palme danser : Ginger débarque à Merrywaters pour le festival musical et après d'âpres tractations, elle réussit à se faire embaucher au pub du coin. Les choses prennent alors une tournure complètement inattendue : la jeune fille est persuadée que les canards, par ailleurs extrêmement nombreux sur place, l'observent d'une manière peu amène. Quand elle ose en toucher un mot à ses hôtes, ceux-ci la regardent (eux aussi !) de travers.

Je ne veux pas déflorer trop avant l'histoire mais sachez que 1) de canards, il est effectivement question ; 2) les "personnalités", de Stevie Wonder à Village People, en passant par Mick Jagger, essaient, tant que faire se peut, de tirer leur épingle du "jeu" (macabre) ; 3) il vaut mieux ne pas trop s'attacher aux "héros" qui risquent bien de se faire ignoblement trucider ; 4) les scènes pas piquées des vers sont légion ; 5) l'humour grinçant et de mauvais goût foisonne.

Bref, j'ai (sou)ri, jaune parfois (souvent), mais j'ai passé un bon moment.

Merci aux éditions Sarbacane pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (n° 71), "A la découverte d'auteurs"  (14 : pour adolescents ou jeunes adultes), et "Jeunesse/Young Adult" (11).

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20:41 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

30/12/2014

Salmacis, 1 : L'Élue, Emmanuelle de Jesus

Présentation. "J’ai levé les yeux : à trois mètres au-dessus de moi, Andrea me fixait, m’encourageant à le rejoindre. Nos regards se sont noués. Il avait des yeux incroyables, à l’iris violet, frangés de longs cils très noirs, que l’on aurait dits maquillés, une bouche en arc, sensuelle. Il a esquissé un sourire… Ma dernière vision avant de perdre l’équilibre."

Toute sa vie, Faustine Sullivan, seize ans, s’est contentée d’une place à l’ombre de son frère jumeau. Mais c’est à la mort de ses parents, dans un pensionnat perdu dans la montagne, qu’elle trouve l’envie d’exister.

Quelle est cette force irrésistible qui l’attire vers le mystérieux Andrea ? Et comment imaginer qu’en cédant à ses sentiments, Faustine risque de se brûler les ailes ?

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Mon avis. Une fois est peu coutume, si je me suis lancée dans cette lecture, c'est parce qu'une de mes élèves me l'a proposé [en me précisant bien qu'elle est destinée aux adolescent(e)s mais que comme je lis du "jeunesse", cela pourrait peut-être m'intéresser].

Verdict ? Hé bien, ce fut un texte bien agréable à lire, qui doit effectivement plaire aux jeunes.

Le récit met en lumière des jumeaux, Faustine et Sasha, contraints de partir vivre chez leur tante Anna suite au décès de leurs parents, à quelques années d'intervalle. Ils intègrent une école assez huppée dans laquelle ils logent durant la semaine. Lors du premier cours d'escalade au cours duquel Faustine se fait remarquer pour ses qualités sportives, elle croise le regard "de la mort qui tue" d'Andrea.

Vous l'aurez compris, la relation qui se noue entre Faustine et Andrea est essentielle dans le roman et en cela, il est assez conventionnel. Deux originalités cependant : d'une part, les liens très forts existant entre les jumeaux, particulièrement contrariés par la "coturne" de Faustine [je ne connaissais pas ce mot : celle qui partage la chambre de Faustine - l'équivalent d'une kokoteuse dans une école -], une détestable peste friquée qui a mis le grappin sur son frère ; d'autre part, la "personnalité" tout à fait originale d'Andréa qui amène le fantastique dans le récit.

Le seul bémol selon moi : on attend très (trop) longtemps avant d'en savoir plus sur cet étrange jeune homme et par conséquent, on reste sur sa faim en attendant de lire le tome 2.

 

Ce titre entre dans les challenges "A la découverte d'auteurs" (37) et "Jeunesse/Young Adult" (10).

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14:41 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

27/12/2014

Palissade, Franck Villemaud

Présentation. À sa sortie de l'hôpital psychiatrique, où il a séjourné un temps suite à une séparation douloureuse, Fred emménage dans une petite maison en arrière d'un immeuble, avec pour unique voisin Roland, ancien légionnaire d'une cinquantaine d'années. Sur fond d'alcool et de rock'n'roll, une amitié trouble et déjantée va alors se nouer entre eux, dans le décor inamovible de leur cour commune que divise une vieille palissade en bois. Jusqu'à ce que le passé s'invite à la fête…

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Mon avisUne lecture qui sort des sentiers battus, c'est le moins que l'on puisse dire...

J'ai passé un "bon" moment en compagnie de ce duo déjanté : Fred et Roland habitent chacun d'un côté de la palissade et passent leur temps à déblatérer sur tout et n'importe quoi, y compris eux-mêmes d'ailleurs, en biberonnant et "clopant" à qui mieux mieux.

Ce (court) récit entraîne le lecteur dans un huis clos, au milieu des quelques mètres carrés où (sur)vit Fred, une espèce d'éclopé de la vie pour lequel on ne sait pas trop s'il est censé inspirer de la compassion, de la pitié ou du dégoût.

   "Je me suis posé sur ma terrasse, histoire de retarder le plus possible le moment d’investir ma nouvelle maison qui m’écœurait déjà.

J’ai allumé une cigarette, me suis servi une première bière, puis me suis tranquillement effondré en larmes, tout en me disant entre deux sanglots morveux qu’il faudrait que je repeigne bientôt les murs blancs du rez-de-chaussée qui me rappelaient trop l’hôpital, voire que je repeigne ceux couleur chocolat de la mezzanine, histoire au moins de perdre du temps à quelque chose de parfaitement inutile qui me donnerait malgré tout l’illusion sur l’instant de faire quelque chose d’utile.

En rouge vif, tiens, pourquoi pas ?

En rouge vif ce serait peut-être chouette.

Ou pas.

Mais demain en tout cas, là pas le temps, là je fume et bois et pleure." [p. 30]

 

  "Pour le reste, tout vient à moi gentiment : ma toute nouvelle allocation d’adulte handicapé sur mon compte courant, la musique en boucle émanant de mon ordi à mes oreilles, et les femmes, de plus en plus et de plus en plus souvent, entre mes murs.

Malgré tout, j’ai quand même investi un peu pour mon confort moderne : depuis deux semaines à peu près internet est là, et jamais je ne saurai remercier assez le gars Steve Zuckerberg d’avoir créé cette incroyable boutique à drague qu’est Facebook." [p. 36]

 

Les pages se tournent aisément dans ce que l'on sait être un drame puisque dès le début, on est prévenu que Fred, le narrateur, à l'humour parfois/souvent douteux, est mort. S'ensuit alors un décompte des chapitres à rebours, au fil d'une partition musicale omniprésente.

Et puis la fin... ah, la fin... elle est exceptionnelle !

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (114 : barrière, clôture, haie) et "A la découverte d'auteurs"  (36).

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18:24 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

25/12/2014

Vous parler de ça, Laurie Halse Anderson

Présentation. En 1998, Laurie Halse Anderson, jusque-là auteur pour enfants, est réveillée par les sanglots d'une jeune fille. Dans la maison, ses enfants dorment à poings fermés ; c'est un cauchemar qui a réussi à la tirer du sommeil. Répondant au besoin de se vider l'esprit des pensées sombres qui s'y agitent, Laurie attrape un carnet et y couche le brouillon d'une histoire, celle d'une jeune fille qui ne parle plus depuis un terrible crépuscule d'été. Une fois sa mission accomplie, elle retourne se coucher.

Laurie Anderson ne fit plus jamais ce mauvais rêve qui allait pourtant changer sa vie l'année suivante quand les notes seraient devenues un roman vendu à plusieurs millions d'exemplaires, un film hollywoodien (avec Kristen Stewart en 2004), de nombreuses nominations et récompenses, et plus de 30 traductions.

Vous parler de ça n'est pas simplement un premier roman bouleversant. C'est un phénomène de société, c'est un sujet de conversation, c'est un étendard, c'est un livre capable de changer la vie de celles qui le lisent, et il est pour la première fois traduit en français.

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Mon avis. Un texte réellement bouleversant...

Je suis ravie : je termine cette année 2014 avec de très belles lectures jeunesse - j'en profite pour glisser subrepticement entre ces lignes que, n'en déplaise à certains, la lecture jeunesse peut aussi être de (grande) qualité -.

J'ai reçu ce livre vendredi après-midi (merci Catherine pour la surprise), l'ai commencé dans la soirée et le lendemain, je l'avais terminé. Autant dire que j'ai été captivée par ce récit.

 

Focus sur Melinda, une adolescente en profonde souffrance depuis quelques mois ; une de celles qui, quoi qu'elles fassent, quelle que soit la manière dont elles s'habillent, quoi qu'elles entreprennent, sont rejetées et la cible de quolibets...

  "C'est la rentrée ; mon premier jour au lycée. Je pars avec sept cahiers neufs, une jupe que je déteste et l'estomac noué. [...]

  Ça y est, les élèves envahissent le car par groupes de quatre ou cinq. En s'avançant dans l'allée, celles et ceux que j'avais connus au collège, en sport ou en travaux pratiques de physique-chimie, me jettent des regards noirs. Je ferme les yeux. C'est bien ce que je craignais. Lorsque le car a fini de recueillir ses derniers passagers, je suis la seule à ne pas avoir de voisin." [p. 11]

 

Cette situation dure depuis ça, une soirée à laquelle elle était invitée, au cours de laquelle elle a été contrainte d'appeler des secours. Personne ne sait pourquoi ; personne n'a d'ailleurs essayé de savoir pourquoi. Ce que chacun en a retenu, c'est que la Police a débarqué et cela a jeté un froid.

Depuis ça, Melinda essaie de garder la tête hors de l'eau alors qu'elle n'a personne à qui se confier, pas même ses parents qui lui jettent souvent au visage son côté bizarre, celui qui l'empêche trop fréquemment de parler car tant que ça occupera toute la place du vide omniprésent en elle, les mots ne pourront laisser s'écouler les maux...

  "Mon cerveau pense qu'on ne devrait pas perdre de temps avec l'algèbre. Il y a des choses bien plus importantes dans la vie. Dommage. Monsieur Stetman a l'air d'un type sympa." [p. 67]

 

Aucune complaisance dans ce roman ; on comprend assez vite ce qui a dû se passer durant cette fameuse soirée et on accompagne la jeune fille dans sa douleur, même si l'on ne peut absolument rien faire pour lui venir en aide. De temps à autre pourtant survient une infinissime lueur d'espoir : le cours d'art dispensé par Monsieur Freeman ; son binôme en classe de sciences, David Petrakis ; Heather peut-être ?

Elle-même porte un regard lucide et très acéré sur les événements : on en arrive même parfois à (sou)rire à la lecture de ses réflexions grinçantes.

  "Je me rince le visage au-dessus du lavabo jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien, plus d'yeux, plus de nez, plus de bouche. Juste du vide bien lisse." [p. 77]

  "Déjà angoissée et stressée de nature, ma mère se transforme en junkie du prêt-à-porter à l'arrivée de ce jour où les États-Unis tout entiers se jettent sur des dindes. Tout ça à cause du Vendredi noir, le lendemain de Thanksgiving, qui marque le début des courses de Noël. Si elle ne vend pas un milliard de chemises et douze millions de ceintures ce jour-là, c'est la fin du monde." [p. 95]

  "Il aura suffi d'un jour de fête ringard pour remuer tous les couteaux qui restent plantés en moi, réveiller toutes mes blessures. Aucune Rachel, aucune Heather, pas même un geek débile n'aimerait la fille que je crois être, tout au fond de moi." [p. 177]

  "Non. Je n'aime pas les fêtes. Non, merci. Je débite tout un tas d'excuses confuses : mes devoirs à faire, des parents sévères, ma leçon de tuba, un rendez-vous nocturne chez le dentiste, mes phacochères à nourrir. Pour ce qui est des fêtes, mes antécédents ne sont franchement pas terribles." [p. 207]

Une très belle découverte...

Traduction : Marie Chabin.

 

Ce titre entre dans les challenges "Rentrée littéraire 3 %" (19/6), "A la découverte d'auteurs" (35) et "Jeunesse/Young Adult" (9).

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10:59 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) |

22/12/2014

Nalki, T. 2 : Le temps du chaos, Alice Adenot-Meyer

Présentation. Après son évasion du camp de Blache, Nalki décide de passer la frontière pour transmettre des documents susceptibles de renverser le pouvoir en place.
Il devra avant tout se défaire du colonel Vladàn, qui ne renonce pas à le poursuivre. Les évènements ne seront pas du tout ceux que le garçon avait prévus...

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Mon avis. Une suite à la hauteur du premier tome...

J'ai retrouvé avec plaisir Nalki, cet adolescent grandi trop vite en raison de la dictature de plus en plus présente au sein de son pays, la Serdane.

Le récit débute là où s'était terminé le précédent et plonge d'emblée les protagonistes dans une effrénée course pour la (sur)vie : Nalki va tâcher de rejoindre la Forsénie en compagnie de son ami Shen ; quant à Perle et Lilas, elles vont essayer de se soustraire aux recherches orchestrées par un colonel Vladàn plus présent que jamais.

Pas de temps mort dans cette (pour)suite qui voit donc les héros séparés et toujours en grand danger car, comme l'on pouvait s'y attendre, Vladàn est tout à fait déterminé à les "récupérer", quels que soient les ordres reçus et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Si j'ai peiné et souffert avec les deux adolescents lors de leur harassant périple montagnard -  l'occasion pour eux d'une belle rencontre -, paradoxalement, j'ai également apprécié découvrir les facettes (in)attendues du colonel. Tout comme la mise en exergue des ressorts d'un pouvoir totalitaire.

J'ai à nouveau beaucoup aimé la plume riche et savoureuse de l'auteure, soucieuse de trouver le mot juste.

Je vous invite bien chaleureusement à vous lancer dans cette lecture.

 

Ce roman entre dans les challenges "Comme à l'école" (musique) et "Jeunesse/Young Adult" (8).

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20:03 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

20/12/2014

Le noir est ma couleur, 2 : La menace, Olivier Gay

Présentation. Alexandre a beau aimer se battre, il ne se souvient pas comment il s'est retrouvé sur ce lit d'hôpital, ni qui est cette Manon qui l'obsède.

Effrayée par ses nouveaux pouvoirs, Manon ignore comment les cacher à ses parents, les apprivoiser... et éviter Alexandre.

Quand les Ombres passent à l'attaque et qu'un nouvel élève arrive au lycée, la menace se précise.

Manon et Alexandre se rapprocheront-ils ou s'éloigneront-ils?

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Mon avis. J'avais beaucoup aimé le premier opus des aventures de Manon et Alexandre et j'étais ravie de les retrouver mais je craignais un éventuel essoufflement. Hé bien, ce ne fut nullement le cas...

Le lecteur replonge très vite dans l'action, aux côtés de cette équipe improbable qui d'ailleurs, au début du roman, n'en est plus une puisque la mémoire du jeune homme a été complètement effacée par le père de Manon...

Ne demeurent ainsi en lui que des impressions fugaces alors que Manon se demande bien comment elle sera capable de respecter l'interdiction formelle de le revoir. Je serai claire : elle ne le se demandera pas longtemps...

Le récit alterne de nouveau les points de vue des adolescents et fait encore la part belle à l'action puisque les Ombres refont surface, animées par d'obscurs (!) desseins. Pourtant, l'humour est toujours bel et bien présent, principalement dans le chef d'Alexandre, à la touchante carapace de cynisme.

Voir à nouveau s'apprivoiser les jeunes gens fut pour moi un régal (Ahhhhhlexandre), chacun désirant, avec ses spécificités, protéger l'autre, (in)consciemment...

L'avantage de n'avoir pas lu tout de suite ce tome 2, c'est que je ne devrai pas attendre (trop) longtemps avant de découvrir la suite.

 

Ce titre entre dans les challenges "Un genre par mois" (l'indéfinissable - roman appartenant à deux genres au moins - pour décembre) et "Jeunesse/Young Adult" (7).

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21:51 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/12/2014

Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger

Présentation. Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du martin, le jour de leurs 36 ans.

La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ? Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale ?

Entre la saga tragique et hilarante des Decime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit un Mortimer finalement résigné au pire. Mais qui sait si le Destin et l'Amour, qui n'en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui ?

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Mon avis. Une lecture agréable, rafraîchissante, qui donne le sourire aux lèvres...

Dès les premiers billets relatifs à la rentrée littéraire, mon intérêt a été attiré par ce livre. J'ai donc "postulé" pour le recevoir dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2014 organisés sur PriceMinister.

Il est toujours risqué d'en attendre beaucoup d'un livre, surtout quand il est question d'humour, car la déception peut être à la hauteur des espoirs [me revient en mémoire Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis qui a fait (sou)rire (presque) tout le monde, sauf moi].

L'intérêt du récit réside dans la situation initiale tout à fait originale : Mort(imer) attend la mort à laquelle il s'est préparé depuis son plus jeune âge puisque dans la famille, la grande faucheuse s'en vient chercher les hommes le jour de leur trente-sixième anniversaire, à 11 heures précisément. Mortimer a tout prévu et attend d'être, lui aussi, marqué du sceau de la malédiction séculaire. Il attend. Il attend. (Dés)espérément... Pour "rien". Pour "rien" ? Ce n'est pas si simple.

L'intérêt du récit réside aussi dans l'humour, parfois doux-amer, parfois caustique, distillé au fil du texte, ainsi que dans les personnages : les plus attachants, selon moi, sont le couple d'amis (les seuls, d'ailleurs) de Mortimer, Nassardine et Paquita.

 

  "Avec le recul, j'ai réalisé que mon père était un dépressif qui avait très mal vécu la perspective de son décès prématuré. Sa mort lui avait pourri la vie, en somme." [p. 35]

 

  "Je trouve que Mortimer, ça résonne aux oreilles comme un impératif.

   Allez, Morty, meurs !" [p. 40]

 

  "- Tu es belle comme la reine d'Angleterre, j'ai dit.

   - J'ai toujours eu une tête à chapeaux.

   Je lui ai répondu que c'était mieux que d'avoir une tête à claques." ´[p.175]

 

   "Tourner la page ne sert pas à grand-chose, quand c'est le livre entier que l'on voudrait changer." [p. 202]

 

Vous l'aurez compris, la sauce a pris pour moi. Indéniablement.

 

Merci à PriceMinister pour cette belle découverte, à laquelle j'attribue la note de 16.

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Ce titre entre aussi dans les challenges "des 170 idées" (151 : des bougies), "Rentrée littéraire 3 %" (18/6) ainsi que "A la découverte d'auteurs" (34).

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16:54 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

11/12/2014

Le voyage de Ruth, Donald McCaig

Présentation. "Les mamas s’pavanent pas. Elles voient c’qu’elles doivent voir et savent c’qu’elles doivent savoir. La plupart du temps, elles s’taisent. Elles laissent les autres leur dire c’qu’elles savent déjà. Les mamas hochent la tête et sourient."

1804, sur l’île de Saint-Domingue, un massacre n’épargne qu’une seule vie, celle d’une petite fille noire. Recueillie par deux Français, l’enfant qu’ils prénomment Ruth part vivre avec eux dans la bouillonnante ville de Savannah, au sud des États-Unis. Ainsi commence l’incroyable destin de celle qui grandira dans un pays à la veille de la guerre de Sécession, et tombera follement amoureuse d’un Noir libre, avant de devenir "la Mama" qui élèvera l’irrésistible Scarlett.

Derrière le masque de la domestique dévouée, on découvre la vie secrète et les pensées de Ruth. Elle aime avec férocité, et n’oublie jamais ceux qui ont succombé aux ravages de l’Histoire. Entre résilience et rêves brisés, Le Voyage de Ruth jette une nouvelle lumière sur l’une des inoubliables héroïnes d’Autant en emporte le vent.

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Mon avis. Mon avis sur ce récit est mitigé : autant j'ai aimé cette plongée dans l'Histoire relatée principalement par le point de vue de Ruth, autant j'ai peu apprécié la manière dont les événements sont très souvent racontés, à savoir une (longue) succession de faits manquant, à mon sens, d'énergie.

Le roman commence sur l'île de Saint-Domingue où l'on découvre une petite fille noire, Ruth, miraculeusement rescapée d'un massacre : elle entrera au service d'une "maîtresse femme" française, bien décidée à réussir à tirer son épingle du jeu en ces temps troublés, envers et contre tout, envers et contre tous. Elle et son mari se rendent à Savannah ; c'est là que Ruth grandira. Et souffrira.

La jeune fille traverse les ans et surmonte bien des épreuves, celles (très souvent) rencontrées par bon nombre de Noirs, esclaves ou pas, dans ce Sud ségrégationniste.

Dommage que l'écriture n'ait pas réussi à instaurer une proximité avec les personnages...

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (14 : ce qu'on voit le matin quand on se lève) et  "A la découverte d'auteurs" (33).

11:12 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

08/12/2014

Entourloupe

Une entourloupe pour l'atelier d'écriture proposé par Leiloona : Une photo quelques mots (145).

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@Kot

Je voulais écrire un texte qui évoquerait une jeune (?) femme s'en allant d'un pas rapide et énergique à contre-courant de la fresque côtoyée chaque jour sur le chemin du travail.

Un jour - qui sait pourquoi ? -, elle se rendrait compte que l'existence qu'elle mène ne la conduit nulle part.

Un jour, ce tableau urbain lui dessillerait les yeux.

Un jour, elle poserait alors un regard lucide sur elle-même.

Un jour, elle déciderait de ramer vraiment à contre-courant.

Un jour, elle bifurquerait.

Consciemment.

Définitivement.

Histoire d'un texte que je n'ai pas écrit.

06:30 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (9) |

03/12/2014

Oublier Camille, Gaël Aymon

Présentation. Yanis est fou amoureux de Camille. Mais "assurer" avec une fille, prendre l'initiative, agir, c'est plus facile à dire qu'à faire. Devenir un homme, oui, mais quel homme ? Paralysé par le doute, Yanis est tenté d'esquiver, puis de fuir... pour oublier Camille. Au risque d'être rattrapé par ses sentiments.

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Mon avis. Cette fois, c'est le billet de Jérôme qui est à l'origine de cette lecture, concrétisée grâce à Babelio lors de sa Masse critique d'octobre.

J'ai apprécié ce récit qui, une fois est moins coutume, raconte un pan de l'existence d'un adolescent, Yanis, et non d'une adolescente.

Yanis souffre à cause de Camille : il est tombé sous le charme de la jeune fille. La réciprocité a été de mise. Oui, mais c'était sans compter sur l'incapacité de Yanis à réagir "comme il se doit" - à réagir tout court, d'ailleurs - lorsque Camille lui a ouvert son cœur...

Ce texte explore les doutes d'un adolescent qui se cherche, aime, se trouble, s'interroge, se remet en question. Un adolescent qui rencontre les préoccupations, parfois douloureuses, des jeunes de son âge. Un seul bémol : un livre trop court, selon moi. J'aurais volontiers cheminé plus longuement aux côtés de Yanis.

 

tous les livres sur Babelio.com

Ce titre entre dans les challenges "Rentrée littéraire presque 3 %" (17/6) "A la découverte d'auteurs" (32), ainsi que "Jeunesse/Young Adult" (6).

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21:57 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

01/12/2014

In extremis

Quelques bribes pour l'atelier d'écriture proposé par Leiloona : Une photo quelques mots (144).

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© Romaric Cazaux

 

Elle avait travaillé des semaines durant afin de modeler son image, animée par la volonté de figer dans la pierre, pour les ans à venir, les traits de celui qui l'avait initiée au bonheur.

Quelques jours plus tard, en un geste ultime, il tirait sa révérence, désireux de faire la nique au serpent qui le rongeait de l'intérieur.

06:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (11) |

30/11/2014

Sauf quand on les aime, Frédérique Martin

Présentation. Claire, Juliette, Kader et Tisha ont une vingtaine d'années. C'est l'âge des premières épreuves initiatiques, celles que l'on traverse seul. Dans un monde où couple et travail ne sont plus des valeurs certifiées, tous quatre se sont regroupés en colocation. Ils se sont fabriqué une nouvelle famille. Amour et amitié se frôlent et parfois se heurtent.

Tisha bouscule tout le monde, Claire aime Tisha, Juliette n'aime pas Kader. Il y aura des dégâts, mais la petite bande résiste à la violence du dehors, tente à tout prix de préserver tendresse et solidarité.  À travers leurs histoires et leurs rencontres – M. Bréhel, Ethan, Daoud – s'ébauche le portrait d'une jeunesse silencieuse qui peine à rêver et à se mettre au monde. Mais une jeunesse qui reste vivante, drôle et lunaire. Une jeunesse qui a compris que l'amour – celui qu'on donne comme celui qu'on reçoit – est un soutien primordial.

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Mon avis. Si mes souvenirs sont bons, c'est le billet de Leiloona qui a d'abord attiré mon attention sur ce titre - dont j'ai apprécié d'emblée la couverture - ; bon nombre d'avis positifs sont venus s'ajouter au premier, mais j'avais de toute façon déjà acheté le livre entre-temps.

J'ai profité de ce WE durant lequel, fait exceptionnel, je n'avais "rien à faire pour l'école" [corrections et questionnaires d'examen terminés - rassurez-vous (!), les premières copies arrivent demain -], pour le découvrir. Que dire, sinon que j'ai adoré cette lecture...

C'est l'histoire de rencontres entre des êtres que la vie a malmenés, voire écorchés, d'une manière ou d'une autre. Des rencontres aux conséquences douloureuses mais aussi lumineuses. De celles qui, quoi qu'il arrive, ne laissent jamais indifférent. Ni les personnages. Ni le lecteur.

Focus sur une scène éprouvante : celle de Tisha qui se fait agresser dans un train. Elle n'est pas seule mais les passagers présents jugent plus prudent de "regarder et écouter ailleurs". Claire en fait partie, elle est tétanisée. S'interpose alors une dame qui réussit à amadouer l'agresseur, permettant ainsi à Tisha de s'éclipser dès l'entrée en gare. Claire commence à suivre Tisha ; bien lui en a pris car la jeune fille ne sait où aller...  Elle l'emmène alors dans l'appartement qu'elle partage avec Juliette et Kader. Quand il y en a pour trois, il y en a pour quatre...

Chacun tente de garder la tête hors de l'eau et de ne pas succomber à la souffrance, trop forte certains jours : Claire se sent plus souvent qu'à son tour "dispensable", hormis quand elle fait corps avec son violoncelle ; Juliette est orpheline et garde en elle la blessure de "sa nullité" infligée par son père ; Kader est contraint de s'accommoder d'un boulot "alimentaire" et souffre de l'amour "silencieux" qu'il porte à Juliette ; quant à Tisha, elle en a marre de "la boucler, subir les injures, les propositions dégueulasses à peine voilées, les compliments tordus, les regards agrippés à ses fesses et ses seins, les menaces. Le plus dur, c'est de laisser les mains se balader en souhaitant que ça suffira pour éviter le pire. Le plus dur, c'est cette trouille primitive, viscérale qu'elle et ses copines doivent encaisser en permanence, qu'elles tentent de dompter en se refilant des astuces et en crachant que - chie ta mère - c'est une des trois saloperies réservées aux femmes avec les règles et la grossesse." [p. 13]

 

Ces quatre-là essaient de se soutenir quand les larmes menacent de tout emporter, avec l'aide discrète d'un voisin retraité, profondément seul, Monsieur Bréhel. Un vieux monsieur enchanté par la magie du violoncelle qui vibre sous les doigts de Claire. Par Claire elle-même. Aussi.

La plume de l'auteure est poétique, comme pour insuffler un peu de légèreté à leur existence...

  "Quand elle repartait, il lui semblait avoir mené sa part de combat contre l'obscurité qui éponge les rues de leurs lumières." [p. 21]

  "Il y a là une confrontation systémique intéressante qu'il pourrait baptiser loi de Bréhel, en hommage à un certain Murphy qui semble avoir écrit la sienne exprès pour lui, Monsieur Bréhel, empereur de l'emmerdement maximal." [p. 140]

  "Ils étaient restés ainsi, gonflés de gratitude, soulagés pour un moment du désarroi de n'être rien au milieu de nulle part." [p. 181]

 

Un très beau récit. Poignant.

 

  "Se répéter qu'il y a tout à craindre des gens et des jours, des jours et des gens, sauf quand on les aime." [p. 222]

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (l'entrée d'une maison et tout ce qui fait penser à "Bienvenue à la maison"), "Rentrée rentrée littéraire presque 3 %" (16/6) et "A la découverte d'auteurs" (31).

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19:08 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (14) |

29/11/2014

En attendant Godot, Samuel Beckett

Présentation. Farce métaphysique, En attendant Godot tend vers le non-sens de l'attente d'une quelconque révélation. L'homme est seul, irrémédiablement, et c'est dans la démarche dramaturgique que Beckett cherche à donner un sens à l'existence.

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Mon avis. Mieux vaut tard que jamais : voici seulement que je découvre Beckett. [Dans la série "les classiques à lire", j'aimerais un jour me lancer dans Proust, dont - je l'avoue - je n'ai lu jusqu'à présent que des extraits].

Lorsque j'ai découvert Ionesco alors que j'étais en 5e (= seconde) - un bail, donc -, je n'avais pas accroché du tout. Avec l'âge (...), j'ai beaucoup aimé Rhinocéros mais c'est un texte qu'il faut, me semble-t-il, analyser en classe pour en tirer "la substantifique moelle". Et surtout, surtout, j'imagine qu'il faut l'apprécier en représentation.

Je crois qu'il en va de même pour Godot... que j'ai personnellement attendu longtemps. Vainement (!) d'ailleurs durant une bonne partie du texte. Plus efficacement vers la fin. [Même si le "héros" espéré par les protagonistes n'a pas pointé le bout du nez ;-)]

Pour cette année scolaire-ci, cela ne sera pas possible mais je compte bien, dans le futur, faire lire cette pièce par les élèves de rhéto et la travailler avec eux car je pense qu'elle mérite que l'on s'y attarde.

 

  "VLADIMIR. - Ne perdons pas notre temps en vains discours. (Un temps. Avec véhémence.) Faisons quelque chose, pendant que l'occasion se présente ! Ce n'est pas tous les jours qu'on a besoin de nous. Non pas à vrai dire qu'on ait précisément besoin de nous. D'autres feraient aussi bien l'affaire, sinon mieux. L'appel que nous venons d'entendre, c'est plutôt à l'humanité tout entière qu'il s'adresse. Mais à cet endroit, en ce moment, l'humanité c'est nous, que ça nous plaise ou non. Profitons-en, avant qu'il soit trop tard. Représentons dignement pour une fois l'engeance où le malheur nous a fourrés. Qu'en dis-tu ? (Estragon n'en dit rien.) Il est vrai qu'en pesant, les bras croisés, le pour et le contre, nous faisons également honneur à notre condition. Le tigre se précipite au secours de ses congénères sans la moindre réflexion. Ou bien il se sauve au plus profond des taillis. Mais la question n'est pas là. Que faisons-nous ici, voilà ce qu'il faut se demander. Nous avons la chance de le savoir. Oui, dans cette immense confusion, une seule chose est claire : nous attendons que Godot vienne." [p. 111 - 112]

Absurdement vôtre...

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (quelque chose de mou - le chapeau -),  "Un classique par mois", "Un genre par mois" (classique ou théâtre pour novembre) et "À la découverte d'auteurs (30).

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12:28 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

28/11/2014

Monsieur mon Amour, Alexandra de Broca

Présentation. Paris sous la Terreur. Marie-Thérèse, princesse de Lamballe, attend en prison son jugement. La mort est proche, elle le sent. Un seul homme peut la sauver, Philippe d'Orléans, cousin du Roi mais député et révolutionnaire convaincu. L'ennemi de Louis XVI. Dans une longue lettre bouleversante à celui qu'elle surnomme Monsieur mon Amour, elle évoque les souvenirs d'une époque dévastée par la Révolution. Pourquoi la plus vertueuse des princesses s'adresse-t-elle au plus débauché des hommes ? Parce qu'il est son beau-frère ? Parce qu'il l'a toujours protégée ? Ou parce qu'elle l'aime secrètement depuis plus de vingt ans ?

mr-mon-amour.jpgMon avis. Un livre que j'ai beaucoup apprécié et qui devrait plaire aux amateurs de romans historiques, d'autant plus s'ils s'intéressent à cette période trouble de la Révolution...

Ce récit épistolaire entraîne le lecteur à l'intérieur de la Force, la prison qui retient les Royalistes et autres traîtres (du moment) à la cause révolutionnaire, en attente de leur jugement, le plus souvent un aller simple pour la guillotine.

C'est dans une cellule de cet endroit sordide que l'on découvre Marie-Thérèse, princesse de Lamballe : cette femme dévouée corps et âme à Marie-Antoinette profite du (peu de) temps qui lui est imparti pour écrire à Philippe d'Orléans, celui qui prendra bientôt le nom de Philippe Égalité, son beau-frère, celui surtout qu'elle aime en secret depuis plus de vingt ans.

C'est une femme meurtrie qui s'exprime, meurtrie mais pas amère ; une femme qui aurait simplement aimé connaître l'amour réciproque, l'amour charnel aussi, celui qui lui a été refusé par cet être abominable et crapuleux qui fut son "mari", heureusement vite emporté par la maladie.

Avec une plume qui déroule son texte de manière fluide, l'auteure raconte, par petites touches, des épisodes de l'existence de Marie-Thérèse, prise dans le tourbillon de l'Histoire, aux côtés du couple royal. Un personnage se détache, touchant, un chêne dans la tourmente : son beau-père.

La princesse réussit à prendre du recul et analyser les faits qui l'ont conduite là ; pourtant, son amour pour celle que l'on appelle désormais "L'Autrichienne", ainsi que pour Philippe d'Orléans, demeure. Indéfectiblement. Deux êtres qu'elle garde dans l'écrin de son cœur, indissolublement liés, bien qu'ennemis.

Merci à Gilles Paris pour ce partenariat.

 

Ce livre entre dans le challenge  "À la découverte d'auteurs" (29).

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19:40 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

24/11/2014

Lumerote

Une nouvelle participation à l'atelier d'écriture proposé par Leiloona : Une photo quelques mots (143).

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©Romaric Cazaux

 

Depuis maintenant plusieurs mois, la "Madame Météo de la RTBF" termine son bulletin quotidien avec quelques mots relatifs au "black-out potentiel" du lendemain.

Traduction : le risque plus ou moins accru, selon l'endroit où l'on vit, de "délestage" en matière d'électricité. Voire de coupure nette et franche, l'espace de - théoriquement - quelques heures.

Il se fait qu'hier, le sigle était noir pour ma localité : délestage effectif.

Ce soir donc, éclairage à l'ancienne.

Premier jour du reste de notre vie en blanc et noir.

 

[Hiver 2014-2015. Quelque part en Belgique.]

06:40 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (22) |

21/11/2014

Ballade pour Georg Henig, Victor Paskov

Présentation. Cette Ballade raconte une magnifique histoire d’amitié entre un vieux luthier tchèque, Georg Henig, et un enfant de ­Bulgarie, Victor. Au-delà des sentiments et de la trans­mission du savoir, c’est l’amour de l’Art qui est ici chanté, et nous ne sommes pas près d’oublier la chanson du bois dont sont faits buffet et violons… 

À sa lecture, Tzvetan Todorov écrivit : "Cette Ballade est une petite merveille, un hymne à la musique en guise d’air de la liberté. C’est aussi un acte de combat, un livre politique dans le meilleur sens du mot. (…) ­Paskov sait brosser en quelques lignes des vignettes dignes de Woody Allen, extrêmement drôles et profondément mélancoliques."

Un enchantement.

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Mon avis Ce texte berce le lecteur dans une douce mélancolie, celle qui va unir un petit garçon, Victor, à son "grand-père de substitution", Georg Henig.

Henig est un vieux luthier dont Victor a fait la connaissance alors que le père de l'enfant vient commander au "maître" un "huitième de violon". L'enfant ne deviendra pas le prodige espéré mais la rencontre avec celui qui est capable d'apprivoiser l'âme des violons bouleversera définitivement sa vie.

  "À compter de ce jour, Georg Henig devint le quatrième membre de notre famille. Tous les matins, je lui apportais le petit déjeuner et, à midi, ma mère préparait les trois gamelles bleues que l'on pouvait superposer et je partais vers sa cave, où mon père jetait les fondements de son buffet."' [p. 53]

Car effectivement, le bois est essentiel dans le récit, matériau noble à la fois du violon que du buffet qui devient personnage.

 

J'ai apprécié ce récit qui noue le cœur et dépeint subtilement l'amitié indéfectible qui liera le vieil homme et l'enfant. Malgré (ou à cause ?) de la pauvreté, de la misère même. De la solitude aussi.

  "Mais pour l'âme du violon, je ne pus retenir ma langue plus longtemps et lui demandai :

   Grand-père Guéorgui, comment sais-tu exactement où la placer ?

   - Demander bois, lui dire tout seul. Tu vois carré ? Eh bien mettre doigt dans carré, attendre, attendre, attendre, mais bois se taire. Mettre doigt dans autre carré. Et encore attendre. Demander, déplacer ; quand bois voir maître patient, prendre temps, alors dire lui-même. Mettre là." [p. 146 - 147]

 

Traduction : Marie Vrinat.

 

Merci aux éditions de l'aube pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "À la découverte d'auteurs" (28), ainsi que "Comme à l'école".

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20:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/11/2014

Lourdingue

Une nouvelle participation à l'atelier d'écriture proposé par Leiloona : Une photo quelques mots (142).

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© Kot

 

Putain... c'qu'elle est lourdingue, l'emmerdeuse de français.

Déjà qu'avec elle, il faudrait qu'on s'tape cinquante livres sur l'année ! Comme si on n'avait qu'ça à faire. "Hé, ho, l'ancêtre, tu m'as d'jà bien regardée ? Y a pas qu'ton cours, non plus. Nanmého."

Et bla bla bli, et bla bla bla : "vous devez travailler régulièrement, on ne découvre pas avec horreur - intonation ironique, of course - son cours la veille de l'examen, on prend l'avance..."

Mais qu'est-ce qu'elle croit, l'autre ? Y a des choses plus importantes dans la vie qu'étudier, y s'ra toujours bien temps après.

Puis, ses feintes à la con, elle peut s'les garder, hein. Le jour où j'sou(rirai) en cours de français, c'est pas d'main la v(i)eille.

Et aujourd'hui, le pompon. THE cerise sur THE gâteau - ouais ben, l'anglais, c'est pas mon fort (tiens, i'm sembl' qu'y a un vieux schnock à la télé qui s'appelle comme ça -) non plus : j'ai pas fait UN pas dans la classe que son regard de la mort qui tue se fixe sur mon froc et elle sort : "Ah non, Margot, pas pour venir à l'école, ce n'est pas une tenue correcte".

J't'en foutrai moi, des tenues correctes. J'ai soupiré brrrruyamment en levant les yeux au ciel, histoire qu'elle comprenne qu'elle m'emmerdait grave mais bon, quand même, j'ai rien répondu. J'avais pas envie d'me taper deux heures de retenue.

Quand j'pense au fric dingue qu'j'ai dépensé pour ce froc. Merde, quoi. Va falloir penser à ne plus l'mettre quand j'vais en français.

Tant pis, demain, j'arrive dans sa classe avec des ch'veux roses et on va bien voir si elle moufte encore : y a rien dans le règlement sur la couleur des ch'veux ! J'ai vérifié !!!

06:40 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (16) |

16/11/2014

LDPA ou Livra'deux pour pal'Addict, 11e session

11e session de ce Livra'deux (modalités) ; je participe avec Morgaxia.

 

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Parmi les livres de sa PAL, j'ai sélectionné :

 

Orgueil et Préjugés de Jane Austen car j'aime beaucoup l'auteure.

Le jeu de l'ombre de Sire Cédric car c'est un récit que j'ai beaucoup apprécié.

Peur express de Jo Witek car je viens de découvrir l'auteure et je lirais moi-même volontiers ce livre, qu'une de mes collègues devrait d'ailleurs bientôt me prêter.

 

Morgaxia a choisi Peur express.

 

 

Elle m'a proposé :

 

Bourbon Kid, tome 2, L'œil de la lune, Anonyme : "J'adore cette série, en particulier son humour noir et son côté un peu décalé. Je voulais donc connaître ton avis en particulier en comparaison avec le tome 1."

Chasseurs de tête, de Jo Nesbo : "J'ai déjà lu un livre de cet auteur  (c'était Le Léopard) et j'avais aimé la complexité de son intrigue. Alors j'aurais voulu savoir ce que tu  pensais de lui."

Mémoire d'un maître faussaire, de William Heaney : "Je ne connais ni le livre ni l'auteur mais j'aime le fantastique et le résumé m'intrigue, j'aimerais donc avoir un avis."

 

Je choisis L'œil de la lune : il y a très longtemps que je l'ai dans ma PAL et comme j'ai a-do-ré L'homme sans nom, je me laisse volontiers tenter par ce deuxième opus.

19:28 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/11/2014

Sortie noire, Christian Laurella

Présentation. Après vingt ans passés derrière les barreaux, Daniel‚ prisonnier modèle et complètement amnésique‚ bénéficie d'un régime de semi-liberté et trouve un emploi dans une menuiserie.

En parallèle‚ deux femmes, dont l'une est au service de l'autre, habitent une maison isolée en province. L'arrivée d'une lettre annonçant la libération de Daniel va bousculer l'apparente quiétude qui semblait être le quotidien des deux femmes et allumer un feu d'enfer dans la maison.

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Mon avis. Un récit dont les pages se tournent aisément...

Plongée dans la "vie" de Daniel, ou plus exactement ce qu'il en reste : condamné à vingt ans de réclusion pour un crime dont il ne se souvient absolument pas, Daniel va pouvoir se frotter à la liberté retrouvée, à mi-temps du moins puisque le jour, il est autorisé à travailler à l'extérieur et le soir, il réintègre sa cellule jusqu'au lendemain suivant. Il est loin de se douter que cette situation aura une incidence particulière auprès d'Elisabeth, une vieille dame vivant avec sa "bonne", la machiavélique Marlène.

J'ai apprécié ce récit : je désirais savoir (jusqu')où l'intrigue allait m'entraîner, ou plus exactement ce qu'il allait advenir de Daniel et Marlène, les deux personnages sur lesquels est centrée la narration. Le lecteur passe de l'un à l'autre sans que cela ne pose problème, jusqu'à l'épilogue.

J'ai noté cependant quelques maladresses : les événements s'enchaînent, selon moi, trop rapidement/facilement ; en outre, la description de certains meurtres a un côté grand-guignolesque qui m'a un peu gênée.

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

 

Ce récit entre dans le challenge "A la découverte d'auteurs" (27).

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14:54 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

11/11/2014

Les Géants, Benoît Minville

Présentation.

ÇA SE PASSE SUR LA CÔTE BASQUE.

Les Géants, ce sont eux :

Deux familles, un clan qui se serre les coudes depuis toujours.

Les parents, ouvriers et pêcheurs, gardent la tête haute.

Leurs fils ont le surf pour vocation, peu ou pas d'horizon.

 

ET SOUDAIN, LA VAGUE ARRIVE :

César, le grand-père revient.

Il a passé 20 ans en prison ; tout ce temps, on a fait croire qu'il était mort...

... et il a des comptes à régler.

 

DE LOURDS SECRETS À DÉTERRER.

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Mon avis. Décidément, les éditions Sarbacane font mouche avec cette collection Exprim' destinée aux (grands) adolescents. C'est une nouvelle fois le cas avec ces Géants.

Direction le Pays Basque où nous découvrons deux amis "à la vie à la mort", Marius et Estéban, soudés aussi par une passion commune : le surf.

  "Le mouvement. Tout résidait dans le mouvement. La vie n'était que mouvement, et ils étaient persuadés que le corps ne devenait réalité que dans l'alchimie du vent et de l'eau." [p. 44]

 

Pour eux, la vie, ce n'est pas "tout rose et violette" : les parents de Marius ont parfois du mal à nouer les deux bouts et le jeune homme est au chômage.

La famille d'Estéban, quant à elle, vit dans un mobil-home "en transhumance" lorsque le camping où elle réside accueille les vacanciers d'été ; elle tire toujours le diable par la queue. Estéban et sa maman se crèvent au travail pendant que le papa, Henriko, noie plus souvent qu'à son tour dans l'apéro sa honte et son orgueil blessé, depuis qu'un accident de travail l'a laissé sur le carreau et que Bartolo, son plus jeune fils, a été diagnostiqué "légèrement autiste". Nouvelle erreur de parcours pour ce père désormais sans repères. Les deux familles s'épaulent quand les temps sont vraiment trop durs.

Ban a trouvé son soleil en la personne d'Alma, la sœur de Marius mais personne n'est au courant de cette lumineuse relation. Personne ne peut l'être d'ailleurs même s'ils savent qu'un jour, il faudra bien le leur apprendre.

Le fragile (dés)équilibre est rompu lorsqu'en pleine nuit débarque chez Marius un homme qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam : son grand-père, officiellement mort depuis bien longtemps. Des lézardes apparaissent alors dans la cellule familiale qui s'effrite, lentement mais sûrement, avec l'arrivée inopinée de ce tonton grand-père (ex-)flingueur qui vient de recouvrer la liberté après vingt ans à l'ombre.

J'ai beaucoup aimé ce récit qui met le doigt là où ça fait mal : les relations parfois tendues entre adolescents et parents ; l'acceptation difficile du handicap ; le regard des autres lourd de signification ; les problèmes financiers qui rendent le sommeil difficile ; la remise en question des valeurs sur lesquelles on s'est construit ; la difficulté de (continuer à) croire en ses rêves, quoi qu'il puisse en coûter...

L'écriture est telle que l'on ressent une pression qui imprègne les pages à l'instar de la chaleur omniprésente : on tourne les pages, désireux de connaître la suite du récit, tout en redoutant de voir s'inscrire les mots/maux...

Un extrait de la bande-son.

 

Grand merci aux éditions Sarbacane pour ce partenariat.

 

Ce livre entre dans les challenges "A la découverte d'auteurs" (26) et "Jeunesse/Young Adult" (5).

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17:41 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |