02/08/2015

Outlander, Livre 5 : La croix de feu, Diana Gabaldon

Présentation. 1771. La guerre d'indépendance américaine approche. Claire, exilée au Nouveau Monde, l'a lu dans ses livres d'histoire et Jamie Fraser, son époux, est bien placé pour savoir que ses prédictions se réalisent toujours. Et pour cause...

Née au début du XXe siècle, Claire Beauchamp-Randall a servi comme infirmière dans les rangs de l'armée anglaise pendant la Seconde Guerre mondiale avant de se retrouver projetée au cœur des Highlands à une époque - 1743 - où les seuls Anglais présents en Écosse étaient les soldats et officiers de l'armée du roi Georges. Épouse, mère et chirurgienne, Claire est toujours liée à Jamie, son Highlander, par une folle passion, et a retrouvé sa fille Brianna, qui, elle aussi, a su passer à travers les mailles du temps. Leur bonheur serait donc complet si elle ne savait ce que l'avenir leur réserve : la révolution américaine est en marche, lourde de périls. [...]

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Mon avis. Je suis ravie d'avoir retrouvé mon couple préféré ; pourtant, j'ai trouvé que ce cinquième tome souffre parfois quelques longueurs...

Ainsi, la première journée, le gathering, s'étale sur 300 pages (sur plus de 1500) et franchement, je finissais par avoir hâte que cette très (trop) longue journée se termine et que le petit groupe de Fraser's Ridge réintègre ses pénates pour qu'enfin, les choses "sérieuses" commencent...

Cet opus suit les personnages majeurs : Claire et Jamie, Brianna, Roger et Jemmy bien sûr ; au fil du temps/texte (ré)apparaissent également tante Jocasta et sa plantation, Stephen Bonnet qui demeure constamment présent dans les "esprits concernés" et tous ceux qui désormais vivent sur le domaine disparate de Fraser's Ridge : Fergus, Marsali et leurs enfants, Lizzie et son père, les métayers et leur famille.

L'Histoire est en marche avec les prémices de la révolution américaine : quand l'ordre est lancé de constituer une milice pour lutter contre ceux que l'on appelle Régulateurs, Jamie ne peux s'y soustraire. Les talents de Claire en tant que médecin, infirmière, guérisseuse... seront plus que jamais nécessaires. Mais accomplir des miracles n'est pas de son ressort, d'autant que le poids des ans commence tout doucement à se faire sentir. Même pour Jamie...

La fin ouvre de nouvelles perspectives : me voici volontiers en route pour le livre 6...

Traduction : Philippe Safavi.

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

 

Ce roman entre - avec deux jours de retard - dans le challenge "Un genre par mois" (romance pour juillet).

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20:04 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/08/2015

Réparer les vivants, Maylis de Kerangal

Présentation. "Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps."

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

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Mon avis.  Ce roman est arrivé dans ma boîte aux lettres sans que je l'aie demandé et comme j'en avais lu beaucoup de bien et qu'il risquait d'être intéressant pour mes (futurs) élèves, je n'ai pas tardé à l'ouvrir.

Premier essai : je lis le "chapitre" 1 et aussitôt, je referme le livre. Ouille...

Deuxième essai : je relis le "chapitre" 1 et poursuis ma découverte. Vaille que vaille car barbée, je l'ai été. Jusqu'au bout. Impossible de me sentir un tant soit peu concernée par ce récit qui ne m'a (presque) jamais émue, en raison de l'écriture à la "précision chirurgicale" (!) qui m'a fait songer, à certains moments, au Nouveau Roman : phrases kilométriques faisant la part (pas) belle aux détails. Pourtant, je me sens concernée par le sujet ; j'ai d'ailleurs fait, voici quelques années déjà, les démarches pour être inscrite comme donneuse.

Pourquoi continuer la lecture, me demanderez-vous ? Tout simplement parce que ce texte est effectivement susceptible d'intéresser les élèves : ce n'est pas parce que j'ai été "larguée" dès les premiers mots (maux), qu'ils le seront aussi... Pour preuve, les multiples billets élogieux aux antipodes du mien.

Bref, un des flops de cette année pour moi...

17:28 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

22/07/2015

Darkwind, 1. Mécanique infernale, Sharon Cameron

Présentation. Angleterre, 1852. Katharine est envoyée par sa tante et tutrice au manoir de Darkwind où vit son oncle Tulman. Elle doit prouver que celui-ci a perdu la raison et le faire interner pour qu’il cesse de dilapider la fortune familiale. À Darkwind, Katharine rencontre un vieil homme excentrique, mais surtout génial, qui se consacre à l’invention de fascinants automates. À ses côtés travaillent des dizaines de personnes qu'il a arrachées à la misère. Katharine doute : l'héritage familial mérite-t-il qu'on sacrifie son oncle et les familles qu'il protège ? Pour le savoir, elle décide de rester un mois à Darkwind. [...]

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Mon avis. Je navigue pour le moment dans les eaux (parfois troubles) de l'Histoire et j'aime décidément beaucoup cela. Cette fois, j'ai plongé dans l'Angleterre du XIXe siècle en compagnie de Katharine, jeune fille de presque dix-huit ans, contrainte de vivre auprès de sa tante Alice, une veuve acariâtre qui ne daigne délier les cordons de sa bourse que pour son fils, "le gros Robert", et en aucun cas pour la nièce détestée qu'elle s'ingénie à brimer le plus possible.

Elle confie à Katharine une mission peu banale : se rendre à Darkwind auprès de l'oncle Tulman afin de trouver des preuves susceptibles de prouver que celui-ci n'a plus toute sa raison, ce qui permettrait ainsi de le faire interner et, par la même occasion, faire main basse sur l'héritage sans devoir attendre la majorité de Robert.

Katharine pense s'acquitter de sa tâche en quelques jours, d'autant qu'elle est très mal accueillie à Darkwind par Madame Jefferies, une cuisinière peu avenante, Lane, espèce de jeune ours mal léché et Davy, un petit garçon mutique ; chacun semble vouloir lui cacher "oncle Tully"... qu'elle finit pourtant par rencontrer : tout un poème...

En deux coups de cuillère à pot, son opinion est faite sur le "vieil original", génial inventeur passionné d'automates, et à peine arrivée dans le manoir laissé quasi à l'abandon, elle décide d'en repartir sur-le-champ.

Elle n'en fera finalement rien et accepte le "marché" de Maître Babcock, l'avocat de l'oncle Tully, lui demandant de différer d'un mois son compte rendu auprès de sa tante : occasion idéale pour Katharine de découvrir le mode de vie de son oncle, génie resté enfant, ainsi que des nombreuses familles sauvées de la misère grâce à lui et dont la survie décente dépend du domaine.

J'ai adoré ce récit que je reprendrai l'an prochain sur les listes proposées à mes élèves. J'en ai apprécié l'écriture souvent parsemée d'humour, les descriptions du cadre pour le moins mystérieux aux apparences fantastiques qui m'a fait songer, par certains côtés, à Rebecca, de Daphne du Maurier, ainsi que l'évolution des personnages et particulièrement Katharine, coincée au début du récit - dans tous les sens du terme -; Lane qui se révèle attachant dès lors qu'il daigne entrer en communication (!) avec autrui - ce n'est pas une mince affaire -; sans oublier oncle Tully, lui dont la vie doit pourtant rester réglée comme du papier à musique, question d'(un semblant d')équilibre.

Je lirai volontiers la suite ; grand merci aux éditions Bayard pour ce partenariat.

Traduction : Vanessa Rubio-Barreau.

 

Ce titre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (41).

16:25 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

20/07/2015

La Prisonnière de Venise, Valeria Montaldi

Présentation. À Venise, en 1328, Giulia, ravissante orpheline de noble extraction, subit les mauvais traitements de sa tante tyrannique. Elle tombe amoureuse d'un marchand juif, Samuel, dont elle tombe enceinte. Nicoleta, jeune fille du peuple, attend un enfant conçu lors d'un viol. Sous la pression du conservatisme, les deux femmes vont accoucher en secret et confier leur progéniture à des familles adoptives.

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Mon avis. Ce roman historique se lit aisément et permet de découvrir la Venise du XIVe siècle (classes sociales, coutumes, lieux, religion...) mais j 'ai trouvé que les événements s'enchaînent beaucoup trop vite, je ne me suis (dès lors) véritablement attachée à aucun des personnages ; en outre, l'action est très prévisible. Il me semble que c'est le genre de récit qui aurait gagné à être davantage développé.

Par ailleurs, l'écriture présente parfois quelques maladresses, notamment dans certains dialogues.

Ce fut une lecture rapide, agréable, mais elle m'a laissée sur ma faim...

Traduction : Renaud Temperini.

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

16:29 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/07/2015

La Voie des rois, 1: Les archives de Roshar, Brandon Sanderson

Présentation. Roshar, monde de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là. Pour elles, les hommes s'entre-déchirent.

Dans le paysage dévasté des Plaines Brisées, Kaladin, enrôlé de force, lutte dans une guerre insensée qui dure depuis dix ans, où plusieurs armées combattent séparément le même ennemi. Dalinar Kholin, chef de l'une de ces armées, est fasciné par un texte ancien appelé La Voie des rois. De l'autre côté de l'océan, la jeune Shallan apprend la magie, et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux...

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Mon avis J'ai vraiment apprécié ce premier tome qui permet à l'auteur de laisser pleinement se déployer son imagination débordante.

Le récit se focalise sur des personnages majeurs : Szteh-fils-fils-Vallano, régicide à l’œuvre dans le prologue et qui resurgira de temps à autre au cours du roman ; Kaladin, valeureux soldat, pétri d'humanité malgré sa fonction ; Shallan, adolescente grandie trop vite qui ploie sous le poids de responsabilités familiales et bien décidée à devenir la pupille de Jasnah Kholin pour parvenir à ses fins ; et enfin Dalinar Kholin, oncle du roi Elhokar et de Jasnah, commandant intègre mais controversé d'une des armées d'Elhokar. Sans oublier un personnage extrêmement sympathique : Syl, un sprène du vent, espèce de fée Clochette translucide soucieuse de venir en aide à Kaladin, comportement tout à fait insolite de la part d'un sprène, "apparition colorée" généralement liée  aux émotions ressenties par les individus comme la colère, la peur, la gloire...

Le roman se centre tour à tour sur un des personnages principaux et tisse petit à petit une grande toile : ce tome 1 constitue le terreau dans lequel chacun prend(ra) sa place au sein d'aventures épiques qui se poursuivront dans la suite.

J'ai apprécié les personnages nuancés, à l'écoute de soi-même et/ou d'autrui - les deux étant parfois très difficilement compatibles -, mettant sans cesse en balance les intérêts des uns et des autres, privilégiant souvent, tant que faire se peut, la collectivité, quoi qu'il en coûte, "qui" qu'il en coûte... J'ai particulièrement été sensible au duo Kaladin/ Syl.

Grand merci au Livre de Poche pour ce partenariat ; je lirai volontiers la suite.

Une belle brique qui ravira les amateurs de fantasy en général, et de Brandon Sanderson en particulier, l'auteur d'Elantris et de Fils-des-Brumes...

Traducteur : Mélanie Fazi.

15:33 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/07/2015

Le cercle des confidentes/Les espionnes de la reine : Lady Beatrice, Jennifer McGowan

Présentation. Elles sont cinq. Cinq jeunes femmes aux talents extraordinaires. Cinq espionnes de la reine. Elles sont ses yeux, ses oreilles. Chacune est unique. Voici l'histoire de lady Béatrice...

Mission délicate pour lady Béatrice : découvrir les réelles intentions de la délégation écossaise reçue par la reine. Pour cela, elle a un plan : séduire le beau et turbulent Alasdair MacLeod, l'un des envoyés écossais. Lady Béatrice sait comment s'y prendre. Mais ne risque-t-elle pas de tomber dans son propre piège ?

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Mon avis. Oh que j'ai apprécié cette nouvelle plongée dans l'Angleterre du XVIe siècle, au côté des espionnes de Gloriana. Après le tome 1 centré sur lady Megan, celui-ci suit le parcours de lady Beatrice, celle du petit groupe dont les habiles manœuvres et manigances servent les intérêts de la reine, bien avant les siens.

La reine apparaît de manière très peu (!) sympathique à travers les yeux de lady Beatrice : chacune déteste cordialement l'autre mais elles sont irrémédiablement liées par un secret qui ne peut être éventé. La jeune fille obéit donc aux ordres de sa souveraine, quoi qu'il lui en coûte...

Le récit commence avec le mariage de Beatrice et lord Cavanaugh... vite interrompu par la reine qui a "d'autres projets" pour la jeune femme : elle la somme de charmer Alasdair MacLeod, Écossais en séjour à Windsor, accompagné de quelques compatriotes. Sa mission ? Découvrir les desseins poursuivis par celui qu'elle considère comme un rustre. Autant dire qu'elle est loin d'être enchantée, surtout que son projet d'un "beau mariage" semble voué aux oubliettes, alors qu'elle œuvrait dans ce sens depuis de nombreuses années. Mais elle ne peut, ni ne veut d'ailleurs, se dérober.

J'ai volontiers pénétré dans le point de vue de Beatrice, finalement moins détestable qu'il n'y paraît ; j'ai assisté en témoin amusé - et touché - aux échanges souvent tendus entre Beatrice et MacLeod, comprenant rapidement "ce qu'il en est". J'ai apprécié retrouver les confidentes, le "terrain" semblant déjà préparé, par petites touches, pour les tomes suivants. Mention particulière pour Alisdair MacLeod, le père de Beatrice et la machiavélique Elizabeth...

Traduction : Marie Cambolieu.

Un grand merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (40) et "Un mois, une consigne" (une héroïne en guise de personnage principal).

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17:01 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

05/07/2015

Big game, Dan Smith

Présentation. Comme tous les garçons de son village, et ce depuis des générations, Oskari est envoyé dans la forêt vivre le rite d’initiation qui fera de lui un homme à la veille de ses 13 ans. Sa mission : chasser un animal sauvage. Peu habile, Oskari est la risée des autres adolescents.

Livré à lui-même en plein cœur de la forêt boréale, il s’apprête à rentrer bredouille, lorsqu’un avion explose sous ses yeux. Près du lieu de l’accident, il découvre une capsule de sauvetage où ne se trouve rien de moins que le président des États-Unis ! Oskari est alors investi d’une toute nouvelle mission : sauver l’homme le plus puissant au monde des terroristes qui le pourchassent. Une aventure hors du commun qui sera pour lui l’occasion de découvrir la véritable signification du mot "courage".

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Mon avis. Une lecture qui devrait plaire aux adolescents férus d'action ; il me semble particulièrement convenir aux élèves de deuxième et troisième secondaire...

Ce récit a en réalité été écrit à partir d'un film et cela s'en ressent dans le sens où il va droit à l'essentiel sans s'encombrer de développements. Mais peu importe car les coutumes du groupe auquel appartient Oskari sont évoquées de telle manière que le lecteur comprend aisément l'enjeu de l'initiation à laquelle va participer l'adolescent... et sa souffrance bel et bien présente relative à l'anticipation de l'échec, presque inévitable tant l'habileté lui fait défaut.

Le défi qui se présentera alors à lui est à mille lieues de ce qu'il avait imaginé, et nettement plus dangereux que simplement être raillé à son retour au village s'il ne ramène pas la dépouille d'un animal vaincu : il est ici question de sauver sa peau, ainsi que celle du président des États-Unis qu'un groupe très lourdement armé veut à tout prix éliminer.

Oskari aura peut-être l'occasion de faire ses preuves, mais pas forcément de la manière escomptée. Encore faut-il que lui et son compagnon inattendu restent en vie ; c'est une autre paire de manches...

Même si le récit est sans véritable surprise, il déroule sa trame sans temps mort : un bon, divertissement sans prétention...

Traduction : Cyril Laumonier.

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (39).

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11:29 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/07/2015

Birth marked, 2 : Bannie, Caragh M. O'Brien

Présentation. Gaia a quitté l’Enclave, fuyant ses lois cruelles, pour partir à la recherche de sa grand-mère dans la Forêt Morte. Mais ce qu’elle y découvre est bien loin de l’asile qu’elle espérait… La jeune sage-femme devra une nouvelle fois puiser au plus profond d’elle-même pour sauver ceux qu’elle aime et briser les interdits.

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Mon avis. C'est sur les conseils de mon "petit" frère que j'ai découvert Birth marked, 1 : Rebelle, que j'ai beaucoup apprécié. Je viens de terminer le tome 2, Bannie ; hé bien, je dois dire que je le trouve encore meilleur, c'est dire si je l'ai aimé.

Le récit commence où s'est terminé le précédent, à savoir la fuite de Gaia vers la Forêt Morte, là où sa grand-mère serait a priori réfugiée.

Déshydratée, exténuée, portant sa sœur Maya âgée de quelques semaines seulement, Gaia finit par tomber sur la colonie qu'elle recherchait. Sa grand-mère est décédée et la jeune fille découvre une société extrêmement organisée, régie d'une main de fer par MaLady Olivia, Matriarche qui règne efficacement sur son petit monde malgré sa cécité.

Gaia se rend très vite compte qu'elle a migré d'une société patriarcale vers une société matriarcale et que si les rapports de force se sont inversés entre les deux sexes, comparé à ce qu'elle a connu jusque-là, il demeure toujours un groupe qui n'a pas voix au chapitre. Il sera dès lors très difficile pour elle de se plier aux règles immuables, pourtant établies à l'origine pour permettre la survie, au sens propre, du groupe.

La description de cette société qui nous est si peu familière est très intéressante ; en outre, la plupart des personnages sont nuancés, qu'il s'agisse de Gaia elle-même, Léon, Will ou Peter, nombreux étant d'ailleurs sensibles au charme naturel de l'héroïne, ainsi qu'à sa droiture, à tel point qu'elle en oublie presque sa cicatrice...

Je lirai bien évidemment la suite.

Traduction : Juliette Saumande.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (38) et "Un mois, une consigne" (une héroïne en guise de personnage principal pour juillet).

20:14 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/06/2015

Haïkriture

Histoire de déposer quelques mots dans le cadre de l'atelier d'écriture proposé par Leiloona.

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© Vincent Héquet

 

Brume de la nuit

Visages encolérés

Rire enténébré

 

Jugement hâtif

Haine gronde dans les rangs

Arme ensanglantée

07:00 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

28/06/2015

Un Été 42, Herman Raucher

Présentation. Hermie, Oscy, Benjie : trois amis, une énergie infinie et une ignorance crasse des choses de la vie. Mais du haut de leurs quinze ans, ils ont bien l’intention de devenir des hommes. Dans leur quête aussi ambitieuse que maladroite, ils partagent l’intuition que tout se joue dans les bras des filles, sont persuadés que leur amitié les tirera à chaque fois des mauvais pas, et suivent les commandements d’un manuel d’anatomie dévoilant les "douze étapes de la sexualité".

Et puis, il y a "la femme". Dorothy. Une déesse de vingt-deux ans, merveille des merveilles, aux jambes longues et lisses, aux lèvres humides et entrouvertes sur trente-deux petites dragées scintillantes, aux cheveux de soie pure, aux longs cils de velours voilant délicatement des iris couleur émeraude. Poser le regard sur elle fait monter les larmes aux yeux de Hermie. Pourquoi pleure-t-on en contemplant la beauté ? Quelle émotion profondément enfouie le spectacle de la splendeur met-il au jour ? [...]

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Mon avis. Un récit tendre, doux-amer, qui raconte un été particulier : celui qui, irrémédiablement, laisse derrière soi l'enfance...

Hermie, Oscy et Benjie ont 15 ans et vivent à Nantucket Island alors que la guerre fait rage en Europe. Je n'ai pas pu m'empêcher, tout au long de ma lecture, de penser au film Stand by me (à voir si ce n'est déjà fait) de Rob Reiner - et par conséquent d'en fredonner la chanson de Ben E. King - même si je sais qu'une bonne vingtaine d'années séparent l'époque de ce  roman de celle du film et que les préoccupations majeures des héros diffèrent puisque leurs âges diffèrent également. Pourtant, l'évocation de la frontière qui sépare "l'avant" et "l'après" est identique.

Le récit se centre sur Hermie, doux rêveur, "ardemment travaillé", tout comme ses deux amis, par ses hormones ; et depuis qu'il a vu la jeune femme de "la maison là-haut entre les dunes", il ne peut s'empêcher de penser à elle et d'imaginer bien des délices.

  "Soudain, il la vit. Son estomac fit une chute libre jusque dans ses baskets.

   Elle était radieuse. Il n'y avait pas d'autre mot. Radieuse. Avec ses longues jambes, sa chevelure flottant au vent et ses yeux verts, ses yeux verts si doux et si limpides, ces yeux qui hantaient tous mes rêves... mais, était-ce possible, elle était en détresse. Elle avait les bras chargés de plus de paquets qu'elle ne pouvait en porter. Ils allaient bientôt tomber, ça ne faisait pas un pli. Enfin une mission pour Super Hermie. Une dernière bouchée de beignet pour activer ses pouvoirs et aussitôt, il sentit ses cinquante kilos se durcir comme du béton." [p. 90 - 91]

 

Et bien des choses (...) durciront au cours de cet été, à de multiples reprises : le trio est avide de connai(joui)ssances et lorsque Benjie mettra la main sur LE livre, celui qui permettra de "faire don du feu à l'humanité", bien des portes s'entrouvriront.

  - "L'acte sexuel : comment l'accomplir." En douze étapes. Simplement énoncées. Pages 664 à 678. Il sourit à Hermie : "C'est là-dedans, Hermie. Tout est là-dedans. Quelqu'un a eu le bon sens de mettre tout ça noir sur blanc." [p. 207]

 

À côté de la nostalgie, la grande force du récit réside aussi dans l'humour qui s'en dégage, agrémenté, çà et là, de subtiles touches poétiques.

  "Un grand soleil brillait haut dans le ciel lorsque Hermie sortit par la véranda. Il fut agréablement surpris de découvrir qu'il n'aurait pas à enjamber le corps de sa sœur, qui gisait généralement sur la pelouse, face vers le soleil, comme un jouet abandonné par un chien ou un chargement tombé du camion. Sa sœur était noire d'un côté et blanche de l'autre. Ils n'avaient la maison que pour huit semaines, et s'il fallait marcher à reculons tout l'été pour ne jamais tourner le dos au soleil, elle était bien du genre à le faire. D'ailleurs, elle était sans aucun doute la plus formidable et la plus bronzée des marcheuses à reculons que la Terre ait portées. Elle avait le visage tanné et le cul blanc. Boris Karloff en aurait eu des frissons." [p. 25]

   "Il la regardait boire son café. Elle avait les lèvres humides et elle devait les entrouvrir pour laisser passer le liquide. Cette façon qu'elle avait d'entrouvrir les lèvres puis de les refermer avec une moue légère quand elle en avait assez... c'était un des spectacles les plus sexy qu'il lui eût été donné de voir. Ah, s'il était une tasse entre ses lèvres, ils feraient l'amour à petites gorgées. Un vrai poème." [p. 178 - 179]

 

Je vous le recommande bien volontiers...

 

Traduction : Renée Rosenthal.

Merci aux éditions La belle Colère pour ce partenariat.

Voici les liens publiés avant-hier sur La Fée lit et D'une berge à l'autre.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (37) et "Un genre par mois" (joker pour juin).

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13:36 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

27/06/2015

Les Outrepasseurs, 1 : Les Héritiers, Cindy Van Wilder

Présentation.

«- Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.
- Nous ?
- Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s'arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux.»

Peter, un adolescent sans histoires, échappe de justesse à un attentat et découvre que l'attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d'un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d'une société secrète, les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie...

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Mon avis. J'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, premier d'un trilogie, qui allie présent et passé...

Le récit commence avec Peter, un adolescent londonien qui rentre chez lui après le dernier match de foot de la saison, alors qu'il a enfin réussi à se faire remarquer de l'entraîneur. Sa chance, il va l'avoir !

C'est sans compter sur une agression pour le moins étrange et qui aurait pu - aurait dû - avoir des conséquences dramatiques : il est attaqué dans son jardin par deux molosses semblant sortis tout droit de l'Enfer et ne doit sa survie qu'à l'intervention inopinée (?) d'un renard (!).

Il découvre très vite que sa mère, avec laquelle il n'a que peu de véritables contacts, semble tremper dans une "organisation" bizarre ; que Marcelline, la cuisinière qui a depuis toujours pallié l'absence quasi permanente de sa mère n'est pas non plus celle qu'il croyait ; que sa vie vient de s'engager sur une voie inimaginable, régie d'une main de fer par un être peu amène prénommé Noble (!).

Tel est le fil conducteur qui plongera Peter - au sens propre - et le lecteur - au sens figuré - dans le passé, plus exactement en l'an de grâce 1206, en Île-de-France : les chapitres relatifs au Moyen Âge permettent au jeune garçon - et à tous ses compagnons embarqués dans la "même galère" - de découvrir l'histoire de leurs familles et par là même, de comprendre comment est né le groupe des Outrepasseurs...

Le récit alterne les passages se déroulant dans l'époque contemporaine et ceux se déroulant au XIIIe siècle, une époque au cours de laquelle les superstitions imprègnent la société...

J'ai vraiment aimé ce roman, avec une préférence pour les pages qui relatent le passé ; l'écriture est savoureuse et "donne à voir" de manière précise personnages, cadre et atmosphère.

Un livre - par ailleurs bel objet à la présentation soignée - qui appelle la lecture de la suite...

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (36) et "Un mois, une consigne" (auteur francophone en juin).

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16:05 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

22/06/2015

Le noir est ma couleur, 4 : L'évasion, Olivier Gay

Présentation. Manon et Alexandre fuient Paris pour Nice où des Mages Noirs doivent aider la jeune fille à contrôler ses nouveaux pouvoirs. Traqués par le Conseil des Mages, recherchés par la police, ils empruntent de petites routes en scooter pour ne pas être repérés. Au fil des heures, les pouvoirs noirs de Manon s’affirment de manière inquiétante, mettant Alexandre en danger...

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Mon avis. Il est rare que je lise des séries : deux ou trois tomes, passe encore mais il arrive souvent un moment où je finis par éprouver un peu de lassitude [et pour ceux qui se poseraient la question : non, je n'ai pas (encore) lu Harry Potter ; oui, j'ai essayé de lire Le Seigneur des Anneaux mais ai renoncé après une bonne centaine de pages et on ne m'y reprendra plus ; oui, je lirai (au moins) le premier tome de Game of Thrones]. Pourtant, j'ai pris autant de plaisir à me plonger dans ce quatrième opus que dans les précédents et j'attends dorénavant le cinquième et dernier...

Focus sur Manon et Alexandre, bien décidés à se rendre à Nice afin d'(essayer d') y trouver des Mages Noirs susceptibles d'apporter des réponses à la jeune fille et de l'aider à "apprivoiser" le Noir. La tâche ne sera pas facile (litote !) puisque le duo a désormais à ses trousses et la Police, et le Conseil des Mages. S'ajoute à cela le comportement épisodiquement étrange de Manon qui met Alexandre en danger.

Après quelques "péripéties" s'ensuit un road trip puisqu'une road, il y a, un trip, il y a aussi, même si le moyen de locomotion n'est pas celui auquel on est habitué dans ce cas de figure, en l'occurrence un scooter.

 

  " - Euh, Manon, faire la paix avec la police, ce n'est pas aussi évident. J'en ai frappé un. Sans parler de ton père qui doit rêver de me mettre la main dessus. Mes chances de survie sont plus élevées avec toi - c'est dire. [...]

    - Bon, tu es prête à remonter en selle ? Tu es rassurée, maintenant que tu sais que je ne te fais pas la gueule ?

    - Oh, oui, très rassurée, c'est bien mieux de savoir que tu as peur de moi.

   - Je n'ai pas peur, j'ai... bon, d'accord, j'ai un peu peur. Mais ça rajoute du piment au truc. Quoi que tu dises, je ne partirai pas. Alors hop, monte derrière moi. Et n'en profite pas pour me tripoter. Si tu crois que je ne t'ai pas sentie te coller à moi pendant le trajet.

    - C'était pour ne pas tomber ! proteste-t-elle.

    J'aurai au moins réussi à lui changer les idées. Je fais gronder le moteur et elle se dépêche de grimper derrière moi. Ses mains se posent sur mon ventre. Je contracte les abdos par réflexe et je l'imagine rire dans mon dos. On dira ce qu'on voudra, le scooter, ça rapproche.

    La Magie Noire, ça écarte." [p. 87 - 88]

 

Concrètement, j'ai retrouvé volontiers les deux adolescents, touchants comme au premier jour  aux premières pages ; je craque toujours autant pour Alexandre qui ne se départ jamais de son humour ; j'ai aimé voyager caho/chaotiquement en leur compagnie et faire la connaissance de créatures - en noir et blanc - pour le moins renversantes. J'ai moi aussi attendu des réponses aux questions formulées au cours du trajet mouvementé.

Tout ne s'éclaircit (!) pas à l'issue du récit puisqu'un cinquième tome est prévu. Quant à la fin... Euh... Blackout... Le genre d'épilogue qui donne envie de jouer aux fléchettes sur la photo de l'auteur ;-)

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (35) et "Un mois, une consigne" (auteur francophone pour juin).

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19:20 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

11/06/2015

Cœur de Brindille, Yves-Marie Robin

Présentation. Été 1975, Cité des Biscottes, dans le Nord de la France. Lolita dite Brindille, une adolescente de 15 ans, vit seule avec sa mère, alcoolique notoire. En vraie « fleur de béton », Brindille ne rêve que de partir – d’abord et avant tout, pour revoir son frère aîné Angelo, incarcéré à Marseille.

C’est à l’occasion d’une rencontre foudroyante avec un jeune jongleur travaillant dans un cirque tzigane qu’elle concrétise ce désir… au grand désarroi de son professeur de lycée, très attaché à cette élève atypique [...]

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Mon avis. Cela m'arrive très rarement - la deuxième fois pour être précise - avec la collection Exprim' mais ce fut pour moi clairement une déception. Jamais, je ne me suis un tant soit peu attachée aux personnages, jamais leur sort ne m'a intéressée...

Quelques reproches majeurs : les dialogues m'ont paru sonner faux à certains moments ; en outre les clichés abondent, si "énormes" qu'ils perdent en crédibilité (une description davantage nuancée de la mère de Lolita aurait rendu les choses plus vraisemblables) ; enfin, les événements s'enchaînent avec une aisance (trop) déconcertante.

Bref, je suis passée complètement à côté mais d'après ce que j'ai pu lire jusqu'à présent, je suis une des seules...

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (34) ainsi que "Un mois, une consigne" (auteur francophone pour juin).

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13:11 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

10/06/2015

Like me, Chaque clic compte, Thomas Feibel

Présentation. Fais-toi des amis, gagne des points et deviens la star d'ON SHOW !
Jana, Caro et Eddie s'inscrivent à un concours organisé par le réseau social ON. Le vainqueur deviendra le présentateur d'une émission de webtélé. Pour l'emporter, il faut réunir le plus de points en postant des vidéos et des photos. Les trois collégiens s'allient pour augmenter leurs chances. Mais, bientôt, Caro est prise de doutes : Jana va trop loin, elle semble prête à tout pour gagner. Malgré tout, elle-même ne parvient pas à s'arrêter. La quête des like devient un besoin irrépressible...

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Mon avis. Voici un livre qui a débarqué par surprise dans ma boîte aux lettres. Aussitôt commencé, aussitôt terminé : il me paraît vraiment intéressant pour susciter une réflexion relative aux réseaux sociaux auprès d'élèves du secondaire inférieur (parfait pour des deuxièmes, me semble-t-il).

Caro, la narratrice, raconte les changements survenus dans sa vie lorsque Jana a débarqué sans crier gare dans son collège ; la jeune fille de 14 ans est de celles qui attirent inévitablement l'attention : jolie, "fringuée" à la dernière mode, très à l'aise financièrement.

Et Caro, comme (presque) tous les autres élèves, succombe au charme de l'adolescente. Cette dernière ne vit que pour attirer le regard des autres, que ce soit "in real life" ou sur le réseau social "ON".

Or il se fait que "ON" - qui ressemble à s'y méprendre à FB - organise un concours à l'issue duquel le vainqueur deviendra présentateur d'une émission sur le web. Du sur-mesure pour Jana qui va habilement s'adjoindre les services de Caro et Eddie pour parvenir à ses fins... jusqu'à ce que le duo commence à se poser des questions sur  la ligne rouge à ne pas franchir. Mais comment (essayer d') arrêter une machine qui s'emballe ?  Comment (tâcher de) limiter les dégâts ? D'autant que récolter un maximum de "like" pour soi-même est aussi tentant...

J'ai soupçonné avant Caro le "pot aux roses" à propos de Jana mais cela ne m'a nullement freinée dans ma lecture...

Traduction : Laurence Bouvard.

Merci aux éditions Bayard pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (33).

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19:47 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/06/2015

Peur express, Jo Witek

Présentation. Un 22 décembre, un TGV tombe en panne sur un viaduc en pleine tempête de neige. Parmi les passagers, six adolescents - qui ne se connaissent pas - sont alors sujets à des phénomènes étranges : hallucinations, visions de personnes décédées, voix harcelantes, prétendue apparition d’un vampire… 

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Mon avis. J'ai vraiment passé un bon moment de lecture avec ce récit de Jo Witek, déjà appréciée dans Un hiver en enfer.

Le roman se déroule, pour une bonne part, fin décembre dans un TGV ; c'est l'occasion pour le lecteur de faire la connaissance des membres du personnel, chacun soumis aux aléas de sa vie personnelle.

Parallèlement, nous suivons six adolescents confrontés à des événements pour le moins étranges et inexplicables rationnellement, alors que le train rencontres d'énormes difficultés liées à la neige qui tombe de plus en plus dru.

Je me demandais où l'auteure souhaitait nous conduire (!) et j'ai apprécié la réflexion suscitée à la fin du récit, même si elle est à tout le moins déconcertante et s'éloigne des rails de la fiction...

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (32) et "Un mois, une consigne" (auteur francophone pour juin).

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20:33 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

08/06/2015

Au loin. Peut-être ?

Quelques mots pour l'atelier d'écriture chez Leiloona.

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 © Leiloona

 

Urgent de se libérer des carcans, d'ouvrir les cadenas, un à un, ceux qui l'ont enchaînée depuis de longues années, ceux qu'elle a fermés elle-même. Aussi.

Difficile de trouver la clef. Difficile de l'engager dans la serrure et de la faire tourner. Mécanisme grippé. Difficile d'essayer. Aussi.

Moment venu d'ôter une à une les couches métalliques qui l'encarapacent.

Ouvrir. Respirer. S'envoler.

Plonger dans la trouée de bleu du ciel gris.

Enfin ?

07:00 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) |

05/06/2015

L'épreuve, t. 3 : Le remède mortel, James Dashner

Présentation. LE TEMPS DES MENSONGES EST TERMINÉ.

Le WICKED a tout volé à Thomas : sa vie, sa mémoire et maintenant ses seuls amis. Mais l'épreuve touche à sa fin. Ne reste qu'un dernier test... Terrifiant. Cependant, Thomas a retrouvé assez de souvenirs pour ne plus faire confiance à l'organisation. Il a triomphé du Labyrinthe. Il a survécu à la Terre Brûlée. Il fera tout pour sauver ses amis, même si la vérité risque de provoquer la fin de tout.

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Mon avis. Si j'avais beaucoup apprécié Le labyrinthe, j'avais été déçue de La terre brûlée : je m'y étais quelque peu ennuyée, à tel point que je ne pensais pas lire cette suite. Mais un de mes élèves a gentiment proposé de me prêter ce troisième tome (merci Nicholas), et j'ai accepté. Hé bien, cette fois, j'ai été heureusement surprise : je l'ai trouvé meilleur que le deux.

L'action redémarre à l'endroit où l'on a laissé Thomas : dans la pièce blanche, à la merci du Wicked. Il retrouve quelques survivants qui ont subi, comme lui, les épreuves concoctées par ceux qui les ont cruellement manipulés depuis le début de cette "aventure". Et ce n'est pas terminé...

Chaque action entreprise par les jeunes gens est minutieusement réfléchie mais comment savoir si leurs réactions, dans un sens ou dans un autre, font partie, ou pas, des variables envisagées par le Wicked ? Le méchant serait-il le bon ?

Pas de temps mort cette fois dans ce tome mais certains resteront sur le carreau, comme s'ils n'avaient pas encore souffert assez jusque-là : la méfiance est plus que jamais de mise, que ce soit à l'égard du Wicked, des fondus ou des membres mêmes de leur petit groupe...

Traduction : Guillaume Fournier.

 

Ce livre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (31).

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15:06 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

03/06/2015

Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, Olivier Gay

Présentation. Un serial killer rôde dans les rues de Paris. Plusieurs filles sont retrouvées assassinées de manière atroce dans leur appartement. Leur seul point commun ? Elles fréquentaient toutes le milieu de la nuit et les clubs à la mode.

John-Fitzgerald, surnommé Fitz par ses amis, est un parasite par excellence. Dragueur paresseux et noctambule, il partage sa vie entre les soirées parisiennes, son amour des jeux en réseau et la vente de coke à la petite semaine. Ce héros improbable va se retrouver au coeur d'une enquête de plus en plus dangereuse, avec l'aide de ses conquêtes d'un soir et de ses amis toxicomanes.

Grande gueule maladroite, incompétent notoire, séducteur au grand coeur, il semble bien mal armé pour affronter les bas-fonds parisiens. Mais tant qu'il y aura de l'alcool, la fête sera plus folle.

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Mon avis. Une bonne tranche (!) de (sou)rire malgré le côté sanglant des crimes...

Il était temps que je découvre l'auteur dans cette facette autre que le récit jeunesse (cf. Le noir est ma couleur) : j'ai donc commencé par le premier opus des "enquêtes" de John-Fitzgerald (excusez du peu), alias Fitz.

C'est (presque) par hasard qu'il se retrouve mêlé aux recherches menées par la Police afin de retrouver le serial killer qui mutile de façon particulièrement horrible de jeunes "clubbeuses" parisiennes. Et même si on lui laissait (volontiers) le bénéfice du doute, on est vite forcé de constater qu'il est loin d'être un spécialiste de l'investigation; pourtant, il obtient, aidé par deux amis aussi guindailleurs que lui, des résultats assez probants.

J'ai beaucoup aimé Fitz qui incarne cependant l'image d'un type de personn(ag)e que j'apprécie peu (énooorme litote) : m'est venu d'ailleurs à l'esprit un "auteur" que je ne peux pas voir en peinture photo et qui représente (peut-être à tort ?) pour moi ce monde de la nuit alliant alcool, drogue et fric - la beauté en moins pour l'auteur en question -.

Bref : j'ai juste hésité entre adorer détester ou détester adorer ce beau gosse, doté d'un solide sens de l'humour (grinçant) à la mesure de... ce que vous pouvez imaginer.

  " - Je vais te regretter, Fitz.

            - Je vais me regretter aussi."  

 

Ce titre est la lecture choisie dans le cadre du challenge LDPA 13 : merci Lisalor ! ; il me permet aussi de participer au challenge "Un mois, une consigne"(auteur francophone en juin).

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16:49 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

27/05/2015

Risque zéro, Pete Hautman

Présentation. Imaginez un monde où tout risque est banni, un monde où le danger n'existe plus, où tout ce qui peut nuire est un délit.
Fini le sport, trop dangereux ! Interdites, les passions, trop violentes ! Ce monde du risque zéro, c'est celui des États-Sécurisés d'Amérique, en 2074. C'est aussi celui de Bo Martensen, 16 ans. Pour lui, ce monde est un cauchemar. Et il a décidé de résister. Pour être libre. Pour prendre le risque de vivre, tout simplement...

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Mon avis. J'ai été déçue par cette lecture...

Bien sûr, c'est une énième dystopie mais ce n'est pas à cause de cela que le bât m'a blessée. En fait, j'ai assisté en spectatrice aux déboires de Bo et je ne me suis jamais attachée au personnage : je me disais que la problématique aurait sans nul doute été très intéressante si l'adolescent avait été un rien plus "âgé".

Et que vois-je en préparant ce billet ? Il est censé avoir 16 ans !?! Il y a pourtant une grande marge entre la manière dont s'exprime le héros (12, 13 ans) durant la majeure partie de l'histoire - sauf les dernières pages - et la façon dont s'exprimerait un jeune de 16 ans (même les plus gamins parmi mes élèves).

Si l'auteur ne s'était pas contenté d'esquisser le thème du "risque zéro imposé", même si ça et là, une réflexion sur cette société aseptisée - qui n'est pas sans rappeler (de loin) celle évoquée dans Le passeur de Lois Lowry - s'amorce, ce roman aurait probablement fait mouche.

En quelque sorte un pétard mouillé, selon moi, malgré une fin assez judicieuse.

Traduction : Marie Cambolieu.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

 

Ce roman entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (30) et "À vos nombres".

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09:29 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

25/05/2015

Décollage immédiat, Fabien Clavel

Présentation. Lorsque sa mère, hôtesse de l’air, disparaît en lui laissant l’ordre de fuir et une consigne, Lana Blum n’est plus sûre que d’une chose : sa vie est en danger.
Tandis que les rouages d’une terrible conspiration s’animent, l’adolescente piste le moindre indice laissé par sa mère. D’aéroport en aéroport, à travers l’Europe, aidée par un hacker baptisé Creep, Lana remonte jusqu’à la source d’une impensable vérité.

decollag-immediat.jpgMon avis. Une lecture sans temps mort, une espèce de Lola rennt du roman ; en l'occurrence, c'est Lana qui "court", de la première à la dernière page. Ou presque.

Dès le début, la jeune fille se fait agresser dans son appartement ; passée la première "surprise", elle ne demande pas son reste et comprend qu'elle doit fuir. Mais pour aller où ? Et où est passée sa mère qui l'a appelée quelques secondes en lui disant de quitter les lieux ?

Lana doit à tout prix sauver sa peau, tout en tâchant, tant que faire se peut, de démêler l'écheveau qui l'a conduite à se méfier de tout et de tous, sauf peut-être (?) de Creep, un hacker qui semble bien connaître la mère de Lana...

Un léger bémol : la fin un peu trop "facile", selon moi.

Première lecture de cet auteur [au demeurant bien sympathique - j'ai eu l'occasion de "tailler une petite bavette" avec lui à Trolls et Légendes -] mais pas la dernière. Ce récit - typiquement le genre à (ré)concilier les jeunes avec la lecture - conviendra bien pour le deuxième degré.

 

Ce roman entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (29).

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19:56 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

21/05/2015

Le bal des ardentes, Ghislain Gilberti

Présentation. En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre.

Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne.

Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier.
Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

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Mon avis. Un excellent thriller...

J'ai eu l'opportunité de découvrir ce récit alors même que je n'ai lu ni Le festin du serpent, ni Le baptême des ténèbres, du même auteur, mais comme il m'avait été dit que cela ne devrait pas poser problème, je me suis lancée. Et j'ai bien fait.

J'ai accroché tout de suite au texte qui se focalise d'abord sur le terroriste, "artificier hors pair", à la fois en raison de son expertise en engins explosifs que de sa faculté à jouer avec les apparences, afin de tromper ceux qui auraient eu, par hasard, "l'insigne honneur" de croiser sa route en ne l'ayant pas payé de leur vie. Au "menu du jour" : un attentat à Marseille qui fait de nombreuses victimes.

Le commissaire Ange-Marie Barthélémy, alias l'Archange, est dépêché sur place en compagnie de son équipe. Très vite, la piste semble mener vers des trafiquants de drogue de la cité phocéenne, quels qu'ils soient : Corses, Italiens, Russes, Arméniens.

Commence alors un travail de fourmi : récupérer les fragments de tous ordres (!) éparpillés lors de l'explosion et les analyser minutieusement afin de "lister" un maximum d'informations relatives à la bombe. Ce qui va permettre de trouver des similitudes avec des attentats antérieurs.

J'ai apprécié cheminer aux côtés des policiers afin de récolter les indices susceptibles de conduire au terroriste ; j'ai aussi beaucoup aimé l'écriture : la précision et la richesse du vocabulaire permettent d'éviter l'écueil éventuel des répétitions. Le seul petit bémol, pour moi en tout cas, ce sont les descriptions récurrentes des armes employées... qui devraient cependant ravir les amateurs.

Je vous conseille ce roman qui sort aujourd'hui.

Un grand merci aux éditions Anne Carrière pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans le challenge "Un genre par mois" (en mai, contemporain).

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16:15 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) |

16/05/2015

Sans raison, Mehdy Brunet

Présentation. Je suis dans cette chapelle, avec ma femme et mes deux enfants, je regarde le prêtre faire son sermon, mais aucun son ne me parvient.
Je m'appelle Josey Kowalsky et en me regardant observer les cercueils de ma femme et de ma fille, mon père comprend.
Il comprend que là, au milieu de cette chapelle, son fils est mort. Il vient d'assister, impuissant, à la naissance d'un prédateur.

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Mon avis. Un récit dont les pages se tournent (presque) toutes seules...

Dès les premières lignes, le ton est donné : la grande faucheuse a frappé, tuant une maman et sa petite fille de huit ans. Face aux cercueils, Josey Kowalsky et William, mari et père, fils et frère désormais amputés à vie.

Kowalsky raconte alors les circonstances qui ont conduit à ce double deuil : éprouvantes, atroces, horribles. Il ne sera dès lors définitivement plus la même personne. Ne risque-t-il pas de franchir la ligne rouge, celle qui conduit au point de non-retour ?

La chasse est ouverte, celle qui ne lui permettra de toute façon pas de retrouver le sommeil et lèvera un coin du voile sur ce(lui) qu'il est devenu. Inexorablement. Des scènes qui font froid dans le dos, de part et d'autre de la frontière qui (ne) sépare (plus) le Bien du Mal.

Un grand merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

18:47 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

15/05/2015

Tes seins tombent, Susie Morgenstern

Présentation. «Mais tes seins tombent !» lance Yona, 13 ans, à sa grand-mère qui partage la même petite chambre, à l'occasion de vacances passées en Corse. L'aïeule aura bien du mal à décrocher d'autres mots de la part de l'ado qui, dans la splendeur de ses seins naissants, se pavane en bikini, l'attention constamment et entièrement portée sur son téléphone portable.

Chacune est une énigme pour l'autre, l'arrogance de la jeunesse face aux questionnements, aux défaillances de l'âge. Que va retenir Yona de sa jeunesse ? Quel adulte sera-t-elle ? Mais comment lui parler ?

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Mon avis. Un court récit de la collection "D'une seule voix" qui met l'accent sur le gouffre apparent qui peut séparer les générations, en l'occurrence une grand-mère et sa petite-fille âgée de 13 ans.

Toutes deux sont ensemble en vacances en Corse et l'adolescente ne se prive pas de faire ressentir à sa grand-mère les émotions qui l'animent, sans prendre de gants, bien sûr.

Difficile d'engager la conversation quand les deux protagonistes semblent vivre sur deux planètes différentes.

J'ai apprécié ce livre, parfois touchant, souvent bourré d'humour, tout en finesse, qui s'adresse à tous, jeunes et moins jeunes ; j'aurais cependant souhaité prolonger ce moment passé en leur compagnie...

 

Ce titre entre dans les challenge "Jeunesse/Young Adult" (28) et "Un mois, une consigne" (livre de moins de 200 pages en mai).

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12:03 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/05/2015

LDPA ou Livra'deux pour pal'Addict, 13e session

13e session de ce Livra'deux (modalités) ; je participe de nouveau avec Lisalor.

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Parmi les livres de sa PAL, j'ai sélectionné :

Un livre que j'ai lu et que j'aimerais lui faire découvrir : Le projet Morgenstern, de David Khara car c'est toujours un plaisir de retrouver Eytan...

Un livre à propos duquel j'aimerais avoir l'avis d'un ami : Le chardon et le tartan, tome 8 : Le temps des rêves, de Diana Gabaldon car je viens de découvrir cette série et je l'adore.

Un titre qui m'interpelle pour son résumé : Le tueur intime, de Claire Favan, d'autant que les critiques sont souvent (très) positives.

Lisalor a choisi Le projet Morgenstern.

 

Pour moi, elle a sélectionné :

- Un livre qu'elle a lu et aimerait me faire découvrir : Les talons hauts rapprochent les filles du ciel d'Olivier Gay ("il faut absolument que tu fasses la connaissance de Fitz").

- Un livre à propos duquel elle aimerait avoir l'avis d'un ami : Bird Box, de Josh Malerman ("beaucoup de bons avis, je l'ai trouvé bien mais pas non plus génial").

- Un titre qui l'interpelle pour son résumé : Cherche Jeune femme avisée, de Sophie Jomain ("c'est pour te détendre").

J'ai choisi Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, afin de découvrir Olivier Gay dans un registre autre que "jeunesse".

21:39 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/05/2015

After, Saison 1, Anna Todd

Présentation. Tessa est une fille gentille avec un adorable petit ami, Noah. Elle est décidée, ambitieuse et sa mère veille à ce que cela continue. Mais elle vient à peine de s'installer dans son dortoir d'étudiante qu'elle se heurte à Hardin. Avec ses cheveux châtains ébouriffés, son p... d'accent anglais, ses tatouages et son piercing sur la lèvre, Hardin est vraiment mignon et tellement différent des garçons qu'elle connaît. Mais il est aussi grossier, voire violent et Tessa devrait donc le détester... Ce qu'elle fait jusqu'au jour où elle se retrouve seule avec lui. Quelque chose du caractère sombre d'Hardin l'attire et leur baiser fait naître en elle une passion jusqu'alors inconnue. Il lui dit qu'elle est belle, qu'il n'est pas un garçon pour elle et il disparait, et ce, à plusieurs reprises.

Malgré la façon dont il la traite, Tessa va chercher au plus profond d'Hardin et derrière ses mensonges qui il est réellement. Plus il la repousse et plus Tessa sera entraînée plus près du gouffre. Tessa a déjà un petit ami parfait. Alors pourquoi fait-elle tant d'efforts pour surmonter sa fierté blessée et les ravages qu'Hardin fait à de belles filles comme elle ? À moins que... ce ne soit ça l'amour ?

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Mon avis. J'avoue, j'ai fait ma "quinquamidinette" : je me suis inscrite à une LC de cette romance YA, ma fille m'ayant prêté le tome un (merci Morgane).

Verdict  ? C'est la première fois que ça m'arrive : j'ai été entraînée par ce récit à tel point que dès que je disposais du moindre moment, je m'y replongeais [j'en ai même délaissé mes corrections... bon, ok, cet argument n'est pas recevable puisque je délaisse trèèèès volontiers mes corrections] et pourtant, il est moyen...

D'abord, il n'est pas bien écrit : il est écrit. Point. Avec des répétitions à n'en plus finir : c'est ainsi que le "(gras du) pouce" s'immisce partout (hem) ; le verbe "ricaner" revient un nombre incalculable de fois, tout comme "grogner", et cela, dans le chef du héros, Hardin, bad boy de service au boxer noir et T-shirt blanc. [Est-ce lié à la traduction ou conforme à la VO ?] Ce type de vocabulaire relatif à Hardin explique peut-être que je sois (presque) toujours restée sur mes gardes ???

En outre, le livre est pétri (comme le couple) de clichés plus stéréotypés (je sais, ça ne se dit pas mais j'avais envie de renforcer l'idée) les uns que les autres : le bad-boy-piercé-tatoué qui cache un passé que l'on devine torturé ; une jeune fille (femme ?) d'une naïveté con-fondante [à ce point, cela existe vraiment ?], toujours prête à... s'aplatir face pardonner à celui qui lui fait constamment verser des (chaudes) larmes.

Enfin, trop de scènes érotiques finissent par tuer l'érotisme, d'autant que les détails "croustillants" sont répétés à chaque fois. Autrement dit, constamment. Diable(sse), quelle santé !

Néanmoins, la sauce (...) a pris : tournent, tournent les pages car les chapitres sont astucieusement courts. Du coup, on les enchaîne aisément, se disant qu'on va encore en lire un, puis un autre, et encore un autre, jusqu'à ce que les heures défilent.

Quand la relation est tendue (dans tous les sens du terme...) entre eux (très souvent), on attend que le beau temps revienne ; lorsque "tout va bien" (rarissime et relatif), on attend de savoir quand elle cela va de nouveau basculer. C'est ainsi que je me suis (consciemment, je vous rassure) laissé mener par le bout du nez, avide de savoir où j'allais être conduite. Et même si l'idée révélée à la fin m'avait incidemment effleurée (...), je l'avais vite remisée dans un coin (obscur) de ma mémoire, tout en me posant (quand même) des questions sur certains détails...

Et vous savez quoi ? Hé bien, malgré les nombreux bémols, je lirai la suite...

Traduction :Marie-Christine Tricottet.

 

L'avis de Sélénya47 ; Liloo ; Doris ; Sailormoon ;

15:24 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (11) |

06/05/2015

Je n'étais qu'un fou, Thierry Cohen

Présentation. New York, Upper East Side. Samuel Sanderson est un écrivain célèbre et adulé qui profite de sa notoriété pour séduire ses lectrices... Jusqu'au jour où un curieux message lui arrive sur Facebook : "Je suis toi dans vingt ans. Et je viens t'avertir des drames à venir."

Qui se cache derrière cette mise en garde ? Un lecteur dément ? Un confrère jaloux ? Une femme délaissée ? Un proche qui voudrait lui faire changer de vie ?
Ou s'agit-il vraiment de son double ?

Pris au piège, Samuel part à la recherche de son mystérieux messager. Une quête effrénée et paranoïaque qui le conduira aux frontières de l'amour et de l'impossible.

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Mon avis. J'ai passé un bon moment en compagnie de Samuel, mais sans plus.

Ce roman se lit aisément et les pages se tournent (presque) toutes seules. Cependant, j'ai trouvé que la première partie, celle où le personnage principal est présenté, tire un peu en longueur, d'autant qu'il n'est pas vraiment nécessaire de s'étendre sur Samuel : il est détestable. Point.

J'aurais ainsi préféré entrer plus rapidement dans le vif du sujet, à savoir l'interaction avec son "correspondant anonyme", cette mystérieuse personne qui ne semble pas lui vouloir du bien.

Progressivement, la tension monte et Samuel ne sait que faire pour se débarrasser de l'importun dans un premier temps ; de se protéger, ainsi que les (rares)  personnes qu'il aime, dans un second temps.

Quant à la fin, c'est assez paradoxal : elle a tout à fait répondu à "mes souhaits", mais elle m'a paru s'éloigner de ce qui s'était inscrit en filigrane tout au long du récit. À vous de lire pour comprendre le fond de ma pensée.

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (vue depuis un appartement, bureau, maison... - j'aime d'ailleurs beaucoup la couverture -) et "Un genre par mois" (contemporain pour mai).

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12:53 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

02/05/2015

Nom de code : Blackbird, 1 : Cours ou meurs, Anna Carey

Présentation.

Je suis à Los Angeles
Je me suis réveillée sur les voies du métro à la station Vermont-Sunset.
Je suis une fille et j'ai de longs cheveux noirs.
J'ai un oiseau et un code (FNV02198) tatoués sur le poignet droit.
Je suis en fuite.
Des gens essaient de me tuer.

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Mon avis. Un récit jeunesse qui ferre le lecteur et ne le lâche plus...

Même s'il m'a fallu curieusement un peu de temps avant d'entrer dans le roman, je me suis rapidement retrouvée harponnée par cette jeune fille, Sunny (?), qui se réveille "un beau jour" sur les voies de métro à Los Angeles sans savoir qui elle est.

Sa mémoire semble s'être complètement effacée ; elle comprend cependant vite que sa vie est en danger et qu'elle doit fuir. Elle réalise aussi qu'elle a des réflexes et un instinct de survie ahurissants pour une adolescente ; à cela s'ajoute un "mode de fonctionnement" qui flirte (le mot est faible) souvent avec l'illégalité.

La narration est particulière puisque l'histoire est racontée à la 2e personne du singulier, une manière d'interpeller en permanence le lecteur... qui se laisse (volontiers) balader par la jeune fille, contrainte de se méfier de chaque personne croisée au cours de cette course effrénée. Le suspense et la tension sont constamment présents.

Lentement, elle tâche de collecter les pièces d'un puzzle susceptible de faire la lumière sur le rôle qu'elle incarne au milieu de ce qui a l'apparence d'un échiquier morbide.

L'épisode qui précède tout juste la fin m'a "uppercutée" : je n'avais rien vu venir (!) ; quant à la fin proprement dite, elle appelle inévitablement la suite...

Traduction : Éric Moreau, qui évoque ici son travail de traduction.

Merci aux éditions Bayard pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (27).

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16:10 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

27/04/2015

Outlander, Livre 4 : Les tambours de l'automne, Diana Gabaldon

Présentation. Pour fuir l'oppression anglaise, Claire et Jamie embarquent pour le Nouveau Monde, où ils espèrent enfin trouver la paix. Toutefois, lorsqu'ils échouent sur les rivages de Caroline du Nord en 1767, l'Amérique est à l'aube de son Indépendance : tandis que la révolution se prépare, les deux amants vont une fois de plus être emportés par le tourbillon de l'Histoire.

Restée en sécurité dans le XXe siècle, leur fille Brianna cherche à percer le secret de sa naissance. Quand elle découvre qu'un sort tragique guette ses parents, elle met tout en œuvre pour les rejoindre dans le passé... avant que les portes du temps ne se referment sur eux.

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Mon avis. J'ai retrouvé avec grand plaisir mes amis de papier dont je suis volontiers les aventures depuis quelques mois ; je fais effectivement partie des "nouveaux lecteurs", autrement dit ceux qui viennent de découvrir la série.

J'ai parfois des difficultés à lire une (longue) série ; ainsi, il y a longtemps, j'ai lu une dizaine de tomes de Fortune de France, de Robert Merle, jusqu'à ce que je n'accroche pas à un des volumes (La Gloire et les Périls ?) ; j'ai alors laissé tomber.

C'est ici le 4e tome (plus de 1000 pages à chaque fois) et pour le moment, je ne m'en lasse pas du tout : j'ai l'impression de (continuer à) faire un bout de chemin avec des amis, en l'occurrence Claire, Jamie (ahhhhhh), Ian, Brianna, Roger, John Grey...

Gros plan cette fois sur le Nouveau Monde, celui qui offrira (peut-être) à Claire et Jamie une tranquillité, toute relative d'ailleurs car même s'il leur sera (probablement) plus facile d'échapper à la couronne anglaise sur ce territoire, leur quotidien risque d'être (davantage encore) parsemé d'embûches : faune, flore, autochtones, climat, isolement...

Brianna et Roger occupent une grande place dans le récit : j'ai trouvé l’Écossais très touchant dans sa relation avec la jeune femme ; John Grey réapparaît, de nouveau délicieusement caustique ; Ian s'affirme et gagne en maturité.

Parallèlement, l'auteur dévoile les conditions de vie de l'époque, tantôt sur une plantation où l'esclavage est la norme, tantôt en des lieux presque inexplorés où la nature règne en maître, tantôt encore au sein de tribus indiennes.

Suite au prochain épisode...

Traduction : Philippe Safavi.

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

 

Ce roman entre dans le challenge "Un genre par mois"(historique pour avril).

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17:31 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

26/04/2015

Refuges, Annelise Heurtier

Présentation. Mila, une jeune Italienne, revient sur l'île paradisiaque de son enfance, espérant y dissiper le mal-être qui l'assaille depuis un drame familial. Très vite, d'autres voix se mêlent à la sienne. Huit voix venues de l'autre côté de la Méditerranée qui crient leur détresse, leur rage et la force de leurs espérances. Un roman envoûtant qui, depuis la lointaine Erythrée jusqu'à Lampedusa, invite à comprendre et à garder les yeux grands ouverts.

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Mon avis. Un très beau texte aux accents tristement d'actualité.

D'une part, le récit met en scène Mila, une jeune Italienne de retour, pour la première fois depuis longtemps, sur l'île de Lampedusa, un lieu magnifique où elle a coulé des jours heureux, en compagnie de sa famille, avant "le drame".

D'autre part, le récit est parsemé de chapitres en italiques qui correspondent à un bout d'histoire de jeunes décidés à fuir l'Erythrée où ils n'ont rien à attendre de leur existence, cadenassée par une dictature aux mains de fer, et empreinte de misère et d'une souffrance lancinante.

En écho à la douleur ressentie par Mila, celle qui vit au-dedans d'elle depuis que le malheur s'est abattu sur sa famille comme une chape de plomb, celle qui a chassé l'insouciance des jours passés, celle qui a privé l'adolescente des parents tels qu'elle les aimait, répondent ces voix africaines qui relatent les brimades, la fuite, les passeurs, le froid, la faim. La lueur d'espoir aussi, tremblotante, infinissime. L'Europe. Si proche. Si éloignée.

Un regard lucide et émouvant sur les migrants. Un regard humain. 

Un grand merci aux éditions Casterman pour ce partenariat.

 

Ce roman entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (26).

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15:20 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

23/04/2015

Le détroit du Loup, Olivier Truc

Présentation. Le printemps dans le Grand Nord, une lumière qui obsède, une ombre qui ne vous lâche plus. À Hammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie, au bord de la mer de Barents, le futur Dubai de l’Arctique, tout serait parfait s’il n’y avait pas quelques éleveurs de rennes et la transhumance… Là, autour du détroit du Loup, des drames se nouent.

Alors que des rennes traversent le détroit à la nage, un incident coûte la vie à un jeune éleveur. Peu après, le maire de Hammerfest est retrouvé mort près d’un rocher sacré. Et les morts étranges se succèdent.

En ville les héros sont les plongeurs de l’industrie pétrolière, trompe-la-mort et flambeurs, en particulier le jeune Nils Sormi, d’origine sami.

Klemet et Nina mènent l’enquête pour la police des rennes. Mais pour Nina une autre quête se joue, plus intime, plus dramatique. Elle l’entraîne à la recherche de ce père disparu dans son enfance. Une histoire sombre va émerger, dévoilant les contours d’une vengeance tissée au nom d’un code d’honneur implacable.

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Mon avis. J'ai lu ce livre, reçu pour mon anniversaire (merci Laurence), dans le cadre du challenge LDPA, suite aux propositions de Lisalor.

J'ai eu des difficultés à y entrer, il m'a fallu un peu de temps avant que je ne me laisse apprivoiser. Est-ce en raison du cadre peu familier ? Peut-être. Ou parce que ça bouge peu ? Peut-être aussi.

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas été d'emblée happée par l'histoire, jusqu'à ce que je prenne goût à ce rythme de croisière particulier.

Une remarque préalable : je n'ai pas lu Le dernier Lapon mais cela ne m'a pas posé problème.

Le récit commence avec la noyade "accidentelle" d'Erik, un des rares jeunes éleveurs de rennes, un de ceux désireux de perpétuer la tradition, tout en n'étant pas réfractaires à la modernité. D'autres personnes trouvent ensuite aussi la mort : très curieux pour ce bout de Norvège où il ne se passe "jamais rien". Klemet et Nina, de la police des rennes, enquêtent.

Dépaysement garanti au cours de ces investigations qui voient s'opposer partisans des éleveurs, liés à la culture sami et la nature, et ardents défenseurs de l'industrie pétrolière. David contre Goliath.

Côté personnages, j'ai beaucoup apprécié Anneli, la veuve d'Erik, tellement "poétiquement touchante".

Voici une contrée où je ne pourrais pas vivre, c'est sûr, à cause du froid, des distances à parcourir d'un lieu à un autre (je sais que tout est relatif et que je vois les choses à l'échelle de mon petit pays mais une ou deux heures de route pour aller voir quelqu'un, pour moi, ce n'est pas "un saut de puce") et de cette absence de nuit qui m'a profondément marquée et quelque peu oppressée.

Lisalor a, quant à elle, lu L'effet papillon, de Jussi Adler Olsen.

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18:16 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |