23/04/2015

Le détroit du Loup, Olivier Truc

Présentation. Le printemps dans le Grand Nord, une lumière qui obsède, une ombre qui ne vous lâche plus. À Hammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie, au bord de la mer de Barents, le futur Dubai de l’Arctique, tout serait parfait s’il n’y avait pas quelques éleveurs de rennes et la transhumance… Là, autour du détroit du Loup, des drames se nouent.

Alors que des rennes traversent le détroit à la nage, un incident coûte la vie à un jeune éleveur. Peu après, le maire de Hammerfest est retrouvé mort près d’un rocher sacré. Et les morts étranges se succèdent.

En ville les héros sont les plongeurs de l’industrie pétrolière, trompe-la-mort et flambeurs, en particulier le jeune Nils Sormi, d’origine sami.

Klemet et Nina mènent l’enquête pour la police des rennes. Mais pour Nina une autre quête se joue, plus intime, plus dramatique. Elle l’entraîne à la recherche de ce père disparu dans son enfance. Une histoire sombre va émerger, dévoilant les contours d’une vengeance tissée au nom d’un code d’honneur implacable.

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Mon avis. J'ai lu ce livre, reçu pour mon anniversaire (merci Laurence), dans le cadre du challenge LDPA, suite aux propositions de Lisalor.

J'ai eu des difficultés à y entrer, il m'a fallu un peu de temps avant que je ne me laisse apprivoiser. Est-ce en raison du cadre peu familier ? Peut-être. Ou parce que ça bouge peu ? Peut-être aussi.

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas été d'emblée happée par l'histoire, jusqu'à ce que je prenne goût à ce rythme de croisière particulier.

Une remarque préalable : je n'ai pas lu Le dernier Lapon mais cela ne m'a pas posé problème.

Le récit commence avec la noyade "accidentelle" d'Erik, un des rares jeunes éleveurs de rennes, un de ceux désireux de perpétuer la tradition, tout en n'étant pas réfractaires à la modernité. D'autres personnes trouvent ensuite aussi la mort : très curieux pour ce bout de Norvège où il ne se passe "jamais rien". Klemet et Nina, de la police des rennes, enquêtent.

Dépaysement garanti au cours de ces investigations qui voient s'opposer partisans des éleveurs, liés à la culture sami et la nature, et ardents défenseurs de l'industrie pétrolière. David contre Goliath.

Côté personnages, j'ai beaucoup apprécié Anneli, la veuve d'Erik, tellement "poétiquement touchante".

Voici une contrée où je ne pourrais pas vivre, c'est sûr, à cause du froid, des distances à parcourir d'un lieu à un autre (je sais que tout est relatif et que je vois les choses à l'échelle de mon petit pays mais une ou deux heures de route pour aller voir quelqu'un, pour moi, ce n'est pas "un saut de puce") et de cette absence de nuit qui m'a profondément marquée et quelque peu oppressée.

Lisalor a, quant à elle, lu L'effet papillon, de Jussi Adler Olsen.

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18:16 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/04/2015

Leurre

Juste quelques mots pour ce rendez-vous du lundi proposé par Leiloona.

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© Kot

 

 

 

Le ciel pleure, cinglant les vitres lumineuses, havre illusoire de chaleur, reflets qui se cognent à l’indifférence du chacun pour soi, perdu dans les mots de l’éphémère…

06:30 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (8) |

17/04/2015

... Ma tempête de neige, Thomas Scotto

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Mon avis. Un très beau texte qui n'est autre qu'un chant d'amour d'un jeune futur papa de dix-neuf ans à son enfant à naître.

Zacharie raconte à son enfant sur le point de naître les circonstances qui les ont conduits, lui et Katell, à devenir parents.

Le jeune homme évoque ses interrogations, il a conscience que les jours à venir ne seront pas toujours faciles, mais constamment, il revient sur le fait que depuis le "début", son enfant a été désiré, quoi que puissent en penser certains.

  "Je ne l'ai pas su dans la minute, mais je voulais toi, avec Katell. Tu le crois, ça ? Eh oui, t'es bien obligé... Tu seras tellement notre preuve par sang, bientôt. Y aura ta respiration sur ma joue. Je vais te tenir tout léger. Tu seras peut-être même sur mon torse, pour le bain." [p. 21]

  "Y en a qu'ont un vertige, juste au-dessus des fleuves. Mais ils y sont. On y est. Tu vas arriver. Tu vas naître. Et tu vois comme t'es attendu... tu vois, t'es attendu." [p. 58]

 

Je me demandais comment allaient réagir mes élèves de 15, 16 ans à l'audition de ce texte car il n'y a pas véritablement d'action : ils m'ont dit qu'il était tout à fait différent de La piscine était vide et très touchant.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" et "Un mois, une consigne".

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11:30 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

16/04/2015

Cet été-là, Jillian Tamaki et Mariko Tamaki

Présentation. Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs familles louent des cottages. Cet été là, elles ont 13 ans et 11 ans et demi, passent leurs journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Une étroite différence d’âge, suffisante à cet étape charnière pour que leurs préoccupations diffèrent : Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.

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Mon avis. J'ai eu l'occasion de lire ce roman graphique dans le cadre de l'opération "La BD fait son festival", de Price Minister.

J'ai apprécié le récit mais sans plus, même s'il met en évidence, de manière subtile, une tranche de vie adolescente ; j'aurais effectivement préféré que les sujets évoqués (la relation avec les parents, les premiers émois amoureux, l'amitié,...) soient traités davantage en profondeur alors qu'ils sont ici esquissés. J'aurais aimé, en outre, m'attacher aux personnages, ce qui n'a pas été le cas, hormis quelque peu Windy.

En revanche, j'ai trouvé le graphisme superbe : il met bien en évidence la tourmente dans laquelle Rose et Windy se laissent parfois emporter, bon gré mal gré.

Traduction : Fanny Soubiran.

 

Merci à Price Minister pour cette découverte à laquelle j'attribue la note de 14/20.

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16:19 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

13/04/2015

Singularité(s)

Cette semaine, j'ai pris le temps de laisser vagabonder ma plume (!) pour ce rendez-vous proposé par Leiloona.

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© Julien Ribot

 

Du plus loin qu'elle s'en souvienne, elle avait eu conscience de sa différence. Oh, non pas qu'elle-même se sentît différente mais les autres semblaient toujours avoir mis l'accent sur cette singularité. Sa singularité.

Un regard, détourné ou fixé, un sourire (parfois à peine) esquissé, un rire même, sonore ou atténué, un geste tellement significatif.

Alors, elle avait essayé de se faire une raison, œuvrant douloureusement pour refouler au-dedans de son cœur écorché les larmes qui sourdaient naturellement.

Un travail de tous les instants : ne jamais baisser sa garde, rester constamment à l'affût du moindre sentiment désireux de surgir, subrepticement, au moment où elle s'y attendait le moins, pour fissurer la carapace qu'elle s'était forgée.

Vainement.

Contrainte de s'avouer qu'elle souffrait toujours autant. Davantage même.

Jusqu'au jour où...

 

Du plus loin qu'elle s'en souvienne, elle avait eu conscience de sa différence. Oh, non pas qu'elle-même se sentît différente mais les autres semblaient toujours avoir mis l'accent sur cette singularité. Sa singularité.

Un regard, détourné ou fixé, un sourire (parfois à peine) esquissé, un rire même, sonore ou atténué, un geste tellement significatif.

Alors, elle avait essayé de se faire une raison, œuvrant douloureusement pour refouler au-dedans de son cœur écorché les larmes qui sourdaient naturellement.

Un travail de tous les instants : ne jamais baisser sa garde, rester constamment à l'affût du moindre sentiment désireux de surgir, subrepticement, au moment où elle s'y attendait le moins, pour fissurer la carapace qu'elle s'était forgée.

Sa réussite n'en fut que plus éclatante : c'est elle, désormais, dont les autres s'émerveillaient, heureux ou jaloux du vilain petit canard métamorphosé en cygne.

Apparence. Illusion. Car enfoui en elle... loin... très loin...

07:00 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) |

11/04/2015

Les petites reines, Clémentine Beauvais

Présentation. On les a élues "Boudins de l'année" sur Facebook.

Mais Mireille Laplanche et ses "boudinettes", Hakima et Astrid, n'ont pas l'intention de se lamenter sur leur sort !

Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris...

... pour s'incruster à l’Élysée !

Place aux Petites Reines !!!

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Mon avis. Je profite des congés pour lire et décidément, jusqu'à présent, la pioche est bonne. Bonne ? Que dis-je ? Excellente !

Ce récit est un concentré de bonne/belle humeur, tendresse et réflexion (intelligente) sur (une certaine frange - pour ne pas dire une frange certaine - de) la société.

Mireille n'est rien moins qu'un poème qui a appris, par la force des choses, à décliner ses vers avec humour, celui du clown parfois mélancolique...

Focus sur l'adolescente qui, pour la troisième année consécutive, est montée sur le podium des "Boudins" de son lycée burgien. Le jury ? Un connard du nom de Malo, "ami" d'enfance de Mireille. Une variante cependant cette année : Mireille a perdu son titre de "Boudin d'Or" au profit de celui de "Boudin de Bronze".

Qu'à cela ne tienne, elle rencontre les deux autres "lauréates" et en moins de temps qu'il n'en faut pour l'imaginer, elles mettent sur pied une escapade vélocipédique qui les conduira à Paris, le 14 juillet, jour de la réception officielle à l’Élysée. Et puis, comme on est boudin ou on ne l'est pas, tant qu'à faire, elles vendront du boudin au cours de leur périple. Ce qui n'a, dans un premier temps, été envisagé que comme une boutade se concrétise tout "naturellement".

Les boudinettes, Astrid, Hakima et Mireille, seront accompagnées par Kader - le Soleil aux yeux de Mireille -, le frère de Hakima, ancien militaire de l'Armée française, en chaise roulante depuis qu'il a perdu ses jambes - et ses hommes - dans une embuscade au Galéristan. La motivation qui anime chacun des membres de ce quatuor insolite s'exprimera lors de la garden-party de l’Élysée, qu'il s'agira de gate-crasher.

 

J'ai beaucoup (sou)ri au fil de cette lecture : les réflexions exprimées par Mireille - je me demandais quelle était la raison du choix de ce prénom peu usité aujourd'hui ; l'air de rien, l'explication s'inscrit à travers les mots à la fin -, à voix haute ou "pour elle-même", sont bourrées d'humour, tantôt tendre, tantôt (délicieusement) grinçant ; c'est le cas aussi des surnoms qu'elle attribue à bon nombre des personnages évoqués dans le texte.

 

  "Voilà Maman qui entre dans la cuisine. Astrid lève les yeux vers elle, me regarde, puis regarde à nouveau maman, puis moi. Elle se demande sans doute, comme tout le monde, par quelle terrible méprise un gnome de mon acabit a pu sortir de l'avatar de Catherine Deneuve qu'est ma mère." [p. 25]

  "La boîte à outils de Philippe Dumont est exactement à l'image des ambitions bricolagières de Philippe Dumont : immenses mais à jamais irréalisées. Il ne l'a ouverte qu'une seule fois, pour soupeser les différents outils." [p. 49]

 

Et puis, çà et là, surgissent des phrases percutantes, qui "parlent d'elles-mêmes" :

  "Et là vous savez, c'est l'un de ces moments où notre existence, qu'on a jusque-là un peu laissée vagabonder, se télescope brutalement à l'intérieur d'elle-même en un claquement élastique." [p. 185]

  "Oui, les vrais gens qui existent semblent tous nous aimer. Il y a un tel gouffre entre les mots sur Internet et ceux des gens qu'on rencontre ! Et c'est bizarre, cette popularité. Je n'ai pas l'habitude qu'on me sourie comme ça. Je n'ai pas l'habitude qu'on me demande comment je vais. C'est peut-être ça que ça fait d'être beau ; j'ai toujours remarqué que les gens beaux attiraient les sourires et les "ça va ?". On n'aime pas voir des gens beaux aller mal. Les moches, eux, évidemment qu'ils vont mal, ils sont moches." [p. 197]

  "Et toi, hypocrite lecteur ?

   Quel dénouement préférerais-tu à notre aventure ? Voudrais-tu que Malo nous brûle notre pick-up, qu'on n'arrive jamais à Paris, et qu'on soit punies d'être moches et grosses ? Ou bien es-tu un cœur tendre, un petit sensible ?  [p. 204]

[Puisque tu me le demandes, Mireille, je précise que j'appartiens irrémédiablement à la deuxième catégorie.]

 

Un roman qui amène le "sourire-banane" sur le visage du lecteur mais aussi, de temps à autre, mine de rien, embue le regard...

Un tout grand merci aux éditions Sarbacane pour cette magnifique découverte.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (idée n° 35 : un vélo) ; "Jeunesse/Young Adult" (24) et "Un mois, une consigne".

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15:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

10/04/2015

Le dernier pape, Luís Miguel Rocha

Présentation. 29 septembre 1978 : le monde apprend que le pape ­Jean-Paul Ier a été retrouvé mort dans son lit, 33 jours après son élection. Pourtant, jamais jusque-là un pape n’est mort sans témoin. Et le Vatican ordonne que le corps soit ­embaumé dans les 24 heures, excluant toute autopsie...

2006 : Sarah Monteiro, journaliste portugaise installée à Londres, vient à peine de découvrir dans son courrier une liste de noms – dont celui de son propre père – qu’elle subit une première agression. À coup sûr, cette liste la met en danger. Aiguillée à distance par son père, elle se retrouve aussitôt embarquée dans une course-­poursuite incroyable entre l’Angleterre, le Portugal, les États-Unis et le Vatican.

Protégée par le très mystérieux Rafael, confrontée à des hommes prêts à tout pour mettre la main sur cette liste, Sarah va, bien malgré elle, se retrouver mêlée à un véritable et terrifiant complot, qui ne serait pas sans rapport avec le décès de Jean-Paul Ier…

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Mon avis. Une course effrénée qui emporte le lecteur sur les sentiers nébuleux de l'Histoire, autour de la mort de celui que l'on a appelé il Papa del sorriso, le Pape du sourire...

Le récit démarre sur les chapeaux de roue et ne s'essouffle jamais, entraînant dans son sillage Sarah Monteiro, une jeune journaliste qui rentre de vacances : elle réintègre son domicile londonien après être allée au Portugal rendre visite à ses parents.

Elle relève son courrier et n'a pas le temps de "se poser" qu'elle est victime d'une agression dont elle réchappe miraculeusement. C'est pour Sarah le premier jour du reste de sa vie... une vie qui risque davantage de s'inscrire en heures ou - avec un peu de chance - en jours, plutôt qu'en années, car ceux qui la poursuivent sont bien décidés à tout mettre en œuvre pour récupérer la liste de noms que Sarah a reçue par courrier. Sur cette liste apparaît le nom de Raul Monteiro, le père de la jeune femme.

Passé l'ahurissement qui dans un premier temps a presque réussi à la tétaniser - on le serait à moins -, elle est bien décidée à vendre chèrement sa peau, aidée en cela par un sauveur providentiel. Ce dernier, prénommé Rafael, est visiblement un professionnel des combats, rapprochés ou non.  Mais même lui est forcé de reconnaître que, parfois, la situation est désespérée...

J'ai beaucoup apprécié cette intrigue - dont on aimerait tant qu'elle ne soit que pure fiction - dans laquelle les crapules ne rigolent absolument pas, avides de pouvoir et d'argent, sous des apparences tellement "catholiques"...

Traduction : Vincent Gorse.

Merci aux éditions de l'Aube pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir ce jeune auteur malheureusement décédé le mois dernier.

 

Ce livre entre dans le challenge "Un genre par mois" (historique en avril).

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21:31 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

08/04/2015

La Ballade d'Hester Day, Mercedes Helnwein

Présentation. C’est l’histoire d’une fille qui ne veut pas aller au bal de promo, d’un apprenti poète qui l’a épousée pour trouver l’inspiration, et d’un petit garçon rondouillard qui, à défaut d’être cow-boy de l’espace, est ravi de tracer la route en camping-car avec eux.

L’équipée sauvage d’Hester Louise Day s’annonce comme un fiasco épique. Parce que la famille, même bricolée, ce n’est jamais un long fleuve tranquille [...].

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Mon avis.  Un coup de cœur ; une touchante balade à travers les mots de cette ballade...

Le prologue donne d'emblée le ton de cette histoire peu conventionnelle : "Mes parents m'ont appelée Hester Louise Day, Hester en mémoire d'une sœur décédée, Louise en mémoire d'une tante décédée, et Day en mémoire de l'homme, décédé il y a longtemps, qui fonda cette famille quelque part en Europe, au cours d'une nuit noire et fougueuse." [p. 9]

Hester a toujours vécu en décalage par rapport à sa famille : une mère désespérée par cette fille qu'elle n'a jamais comprise - pas plus qu'essayé de comprendre d'ailleurs -, atteinte par une espèce de "bovarysme à la sauce XXIè siècle" ; un père qui n'accorde d'importance qu'au golf et s'ennuie prodigieusement aux côtés de sa femme ; une sœur, Hannah, qui (heureusement pour les parents) suit le chemin tracé pour elle.

 

  "Ça faisait longtemps que je n'essayais même plus d'éprouver la culpabilité qu'on attendait de moi, et j'observais la scène comme si elle se déroulait dans une autre maison, à l'autre bout du pays." [...]

"J'observai le visage éteint de ma mère. Le soleil avait commencé à faire fondre ses couches de maquillage superposées. On pouvait voir que tout était mort et enterré dans sa stupide vie, et elle n'en paraissait que trop heureuse.

   Et puis je pensai : Pourquoi ne pas adopter un de ces enfants dont la vie est placardée sur des panneaux publicitaires ?

   L'idée était assez absurde pour que je puisse m'y accrocher de toutes mes forces. Plus j'y réfléchissais, moins ça avait de sens et plus j'étais ravie." [p. 41 - 43]

 

  "Pourquoi tu ne demandes pas à Hannah si elle serait d'accord pour t'emmener avec elle à l'une de ces fêtes où elle va toujours ?"

   Eh bien, probablement parce que je préférerais nettoyer des toilettes publiques avec ma langue.

   Elle prit un air ennuyé, pour ne pas dire constipé.

  "Pourquoi tu ne me réponds jamais quand je te parle ?

  - Désolée, dis-je en me passant une main froide sur le front. Mon train de pensée a déraillé."

   Elle se détourna de moi et, pour la seconde fois, monta le son de la télé.

  "Chérie, il y a un truc quoi cloche chez toi. Vraiment." [p. 105]

 

Hester n'entre pas non plus dans le moule que la société semble avoir forgé pour elle ; c'est pourquoi les amis potentiels ne se bousculent pas au portillon. Pourtant, Hester ne s'en formalise pas : elle reste elle-même - au grand dam de ses "congénères" - en toute circonstance.

Plus souvent qu'à son tour, elle met les pieds dans le (la) plat(e) (existence d'autrui), ce qui lui vaut bon nombre de remontrances.

J'ai vraiment été conquise par Hester, malgré le portrait peu nuancé des personnages et les quelques "coïncidences" - énormes - qui jalonnent cette épopée mémorable en camping-car au cours de laquelle Hester va, peut-être, trouver sa voie en compagnie d'un jeune poète, presque aussi inadapté qu'elle, et de Jethro, son cousin de onze ans, "kidnappé pour l'occasion".

J'ai aussi beaucoup apprécié l'ironie, voire le cynisme, présents à travers le récit...

Traduction : Francesca Serra.

Un grand merci aux éditions La belle colère pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (23) et "Un mois, une consigne".

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17:19 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/04/2015

SEPeut-être possible ?

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Cela fait très longtemps que je n'ai plus donné de nouvelles, autres que "livresques", alors en voici quelques-unes, histoire de faire le point.

Depuis un an et demi environ, je me déplace tout le temps en chaise, y compris à la maison. Le cap a été très difficile à passer ; je ne vais pas écrire "accepter" car jamais, je n'accepterai cette saleté de SEP. Bref.

J'ai pourtant (presque) l'impression d'avoir trouvé une espèce de rythme de "croisière", dans le sens où, pour le moment, je continue à travailler et figurez-vous que j'aime toujours ça.

Malgré la fatigue parfois présente - mais finalement pas plus que chez chacun, la fatigue n'ayant jamais été, jusqu'à présent en tout cas, un symptôme handicapant -, les jambes toujours aux abonnés absents et le temps s'égrenant (c'est que je n'ai plus vingt ans !), je garde jusqu'à présent mon enthousiasme.

J'ai en outre un cours en rhéto (terminale), à côté de ceux de quatrième (seconde) et même si cela me demande bien davantage de travail, j'y prends beaucoup de plaisir. Et depuis quelques années, j'ai vraiment de "chouettes classes".

J'ai bien conscience que si mon travail n'était pas rythmé par les pauses des congés, il y a probablement belle lurette que j'aurais été contrainte de jeter l'éponge.

Bien sûr, je ne peux savoir durant combien de temps cela durera encore mais curieusement, je me dis que... peut-être... pourquoi pas... il serait possible de tenir encore quelques années... Oh bien sûr, pas jusqu'à l'âge de la retraite [d'ici là, on devra probablement travailler jusqu'à quatre-vingts ans ; cela dit, je suis "équipée"] mais chaque jour, chaque semaine, chaque mois écoulé(e)(s) est malgré tout une victoire.

Pourvu que ça dure...

 

[Illustration : http://www.lapinou.com]

10:52 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (10) |

06/04/2015

L'élite, 2 : Sous surveillance, Joelle Charbonneau

Présentation. Cia a survécu au Test. Elle est officiellement reçue à l’université qui forme l’élite du pays. Mais elle découvre l’enregistrement qu’elle avait fait à la fin du test, dans lequel elle racontait son expérience. Elle a du mal à croire ce qu’elle entend, surtout les doutes à propos de l’intégrité de Tomas, son petit ami.

À l’université, elle intègre l’unité de sciences politiques mais elle est surveillée de près par la direction de l’université. Désormais Cia va devoir faire face à des menaces bien plus subtiles. Bien plus vicieuses. Et surtout à la plus grande d’entre elles : le doute.

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Mon avis. De nouveau un régal...

C'est avec un réel plaisir que j'ai retrouvé l'élite, celle qui avait, tant bien que mal, réussi à triompher des épreuves destinées à sélectionner les "meilleurs", et particulièrement, parmi ceux-ci, Cia.

L'adolescente a, comme prévu, oublié ce qu'elle a vécu lors du fameux Test ; pourtant, elle en a entendu quelques traces évoquées par elle-même lors de l'enregistrement réalisé avant que sa mémoire ne soit effacée. Elle ne veut cependant pas y croire.

Difficile effectivement pour elle "d'accepter" ce que la société leur a imposé ; douloureux d'imaginer que Tomas ne soit pas tout à fait celui au charme duquel elle a succombé ou qu'elle doive continuer à rester constamment sur ses gardes alors qu'elle pensait que "tout cela" était derrière elle...

J'ai davantage encore apprécié ce deuxième opus centré principalement sur Cia, Tomas demeurant cette fois la plupart du temps dans l'ombre.

La jeune fille reste fidèle à elle-même, à ses convictions et aux valeurs que lui ont transmises ses parents, ce qui ne plaît pas à tout le monde, qu'il s'agisse des autorités académiques ou des ses coéquipiers/adversaires. Car Cia n'est décidément pas prête à tout pour arriver à ses fins. En outre, elle aimerait se faire des amis, ce qui semble n'être la priorité de personne...

J'aime décidément beaucoup ce personnage hors du commun... Vivement la suite !

Traduction : Amélie Sarn.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (22) et "Un mois, une consigne".

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18:37 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

02/04/2015

Le suivant sur la liste, Manon Fargetton

Présentation. Izia bifurqua dans la rue du collège. Elle consulta sa montre. Parfait. Izia collectionnait les mots sur son carnet de liaison et se faisait un devoir de ne jamais arriver à l'heure. Elle leva un sourcil étonné en apercevant Nathan qui déboulait sur son vélo à l'autre bout de la rue. Elle s'apprêtait à traverser en snobant le passage clouté lorsqu'une Mercedes aux vitres teintées surgit du carrefour. Trop vite. Beaucoup trop vite.
Elle distingue sans peine le regard déterminé du conducteur qui enfonçait la pédale d'accélérateur.
La voiture était déjà sur Nathan.
Elle cria.

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Mon avis. Un récit mené tambour battant, que j'ai beaucoup apprécié...

Au préalable, je remercie Dup et Phooka, de Book en Stock, ainsi que les éditions Rageot pour ce partenariat.

Ce roman jeunesse entre d'emblée dans le vif du sujet alors qu'Izia assiste, médusée, à un accident... qui n'en est pas un : elle a clairement vu une Mercedes foncer délibérément sur Nathan pour le renverser. Le jeune homme n'a pas survécu.

C'est le début de la reconstitution d'un puzzle qui va réunir des adolescents qui, à priori, n'ont rien à voir les uns avec les autres : Izia, Morgane, Timothée, Samuel et Nathan lui-même qui avait découvert, avant sa mort, des éléments troublants relatifs à chacun d'eux et a laissé des traces de ses recherches.

Ces jeunes ont un point commun dont ils n'ont absolument pas conscience et qu'ils se doivent de découvrir s'ils veulent rester en vie ; en outre, chacun est doté d'une personnalité bien particulière, d'une manière ou d'une autre attachante.

Le récit est relaté en des chapitres courts, qui se focalisent tour à tour sur un personnage précis ; tout semble tourner autour de la clinique Les cigognes, là où est internée depuis des années la maman de Morgane ; là où Timothée se protège des autres...

Voici une lecture qui devrait plaire aux adolescents ; je la recommande pour le deuxième degré.

Ne me reste plus maintenant qu'à lire la suite : La nuit des fugitifs.

Je vous rappelle que si vous souhaitez découvrir plus avant l'auteure, vous pouvez aller voir là-bas.

 

Ce livre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (21).

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14:26 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

01/04/2015

Le mois de...

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En ce rendez-vous mensuel chez Book en Stock, Dames Dup et Phooka mettent en lumière Manon Fargetton.

Pour découvrir l'auteure et lui poser vos questions, c'est ICI.

11:32 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/03/2015

Inhuman, T. 1, Kat Falls

Présentation. Un virus destructeur a transformé une partie de la population en animaux et contraint à séparer les États-Unis en deux zones. Lane vit à l'ouest, dans la zone saine, et se voit confier une mission : passer dans la zone contaminée pour rapporter une photo et ainsi sauver son père. Lors de son périple, elle trouve des alliés et le moyen de combattre le virus...

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Mon avis. Un roman que je proposerai inévitablement à mes élèves...

Je suis entrée très vite dans cette histoire qui met en exergue Delaney, alias Lane. L'adolescente vit la plupart du temps seule : sa mère est décédée et son père, Mack, la plupart du temps en vadrouille, à la recherche d’œuvres d'art.

Dès les premières pages, Lane est arrêtée à cause de son père qui, lui apprend-on, profite de ses escapades pour franchir Le Mur. Celui qui est érigé entre l'ouest et l'est des États-Unis depuis qu'un virus s'est répandu et a décimé une bonne partie de la population : les humains se terrent à l'ouest ; à l'est survivent les mutants, mi-hommes, mi-animaux.

Un marché est proposé à la jeune fille : elle peut sauver son père de l'exécution qui l'attend - quand les autorités l'auront retrouvé - si elle réussit à mettre la main sur une photo. Trois problèmes de taille : l'objet convoité se trouve à l'est, autrement dit "de l'autre côté" ; Lane découvre, abasourdie, cette facette inconnue de Mack ; la jeune fille n'a rien d'une aventurière...

Bien sûr, le thème d'un monde coupé en deux n'est pas neuf dans la dystopie, pas plus que celui du virus ravageur, mais j'ai apprécié la manière dont ils sont traités, avec la réflexion sur les hybrides.

Les personnages m'ont aussi plu : Lane, arrachée à sa vie confortable, aseptisée, monotone et contrainte (d'essayer) de s'endurcir et faire ses preuves ; Everson, le garde figé, impassible... en apparence ; Rafe, "voyou du futur", attachant... parfois. Entre les deux, le cœur de Lane balance. Le mien aussi d'ailleurs mais après mûre (!) réflexion, il penche plutôt pour Everson...

Je lirai volontiers la suite.

Traduction :Christine Bouard-Schwartz.

Un grand merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

 

Ce roman entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (20).

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10:44 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/03/2015

Larme ultime, Shin Takahashi

Présentation. Frêle et timide lycéenne, Chise est amoureuse de Shuji. Rien de plus banal, sauf qu’une nouvelle guerre mondiale ébranle la planète. Le Japon est victime de sanglants raids aériens. Mais Chise n’est pas aussi fragile qu’elle n’y parait, en réalité, c’est une arme secrète, particulièrement meurtrière, œuvrant pour le compte du gouvernement.

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Mon avis. Désireuse de trouver de nouvelles lectures susceptibles d'intéresser mes élèves dans le cadre du romantisme, je me suis lancée dans ce manga dont les critiques sont très positives.

Verdict ? Un flop. Je suis passée complètement à côté...

J'ai apprécié le côté graphique et l'impression de flou qui s'en dégage; en revanche, l'histoire m'a paru extrêmement confuse : elle part dans tous les sens, entre le conflit mondial bel et bien présent, la personnalité nébuleuse des "héros" et la relation étrange qu'ils entretiennent.

Bref, je ne lirai pas la suite...

Traduction : Sae Cibot

Ce titre entre dans le challenge "Un mois, une consigne" pour mars (lettre "T").

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15:35 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/03/2015

Le sauveteur de touristes, Éric Lange

Présentation. Je suis le sauveteur de touristes. C'est mon métier, une sorte de détective privé ne travaillant que sur des affaires de touristes en perdition. Les cas les plus courants sont les emprisonnements pour trafic et consommation de drogues illégales, mais les plus intéressants sont les disparitions, volontaires ou non.
Cette histoire est celle de ma première enquête. Elle m'entraîne à New York, Bangkok, Goa, Tanger et Alice Springs, à la recherche d'Émilie...

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Mon avis. J'ai beaucoup apprécié ce récit mais peut-être pas pour les raisons escomptées...

Tom, le narrateur, évoque au préalable les circonstances dramatiques qui l'ont amené à devenir "sauveteur de touristes", profession pour le moins originale s'il en est : journaliste, il a un "beau" jour pété les plombs et s'est vu contraint de changer de boulot. L'occasion lui est offerte d'entreprendre des recherches en vue de retrouver Émilie, une jeune fille de bonne famille qui a disparu du jour au lendemain. Enquête privée. Rémunération très intéressante. Frais remboursés. Nouveau départ.

J'ai bien sûr aimé suivre Tom dans ses pérégrinations destinées à pister la jeune femme mais davantage encore, c'est la découverte des pays traversés par le quadragénaire qui m'a plu : l'évocation des contrées visitées est particulièrement intéressante et le lecteur perçoit des sensations liées à la moiteur, la chaleur, les odeurs, les bruits, les habitudes,... selon les villes où séjourne le "héros". Émilie l'entraine ainsi hors des sentiers battus, là où agissent des personnages pour le moins insolites.

Je trouve que c'est typiquement le genre de récit qui pourrait devenir une série, le touriste à retrouver devenant alors le fil conducteur.

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

18:05 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/03/2015

La piscine était vide, Gilles Abier

Présentation. Le bonheur et la honte après l'annonce de l'acquittement. Mais pour Célia, c'est de sa vie qu'il s'agit. Une vie sans Alex, et pourtant une vie à vivre.

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Mon avis. Un de mes plus grands plaisirs liés à mon métier, c'est indéniablement la lecture en classe. Je viens d'ailleurs à nouveau de terminer dans mes deux classes Simple, de Marie-Aude Murail. Ce devait être au moins la trentième fois... Quand je m'en lasserai, peut-être cela signifiera-t-il qu'il est temps de prendre ma retraite ?

Le souci arrive quand il s'agit de trouver un deuxième récit à lire après Simple : il faut qu'il soit facile à écouter pour les élèves qui n'ont pas de support écrit et qu'il les intéresse d'une manière ou d'une autre.

Jusqu'il y a peu, je ne connaissais pas la collection D'une seule voix, chez Actes Sud Junior mais les blogs de Jérôme, Cajou et La fée y ont remédié et j'ai décidé de plonger dans la piscine, qui pourtant était vide...

Le récit commence alors que Célia vient d'apprendre qu'elle est acquittée : des circonstances dramatiques ont conduit à la mort d'Alex, celui qui rendait sa vie si lumineuse. Mais l'adolescente avait très vite été accusée de l'avoir poussé dans cette piscine. Vide.

Célia raconte son soulagement à l'énoncé du verdit et revient sur cet épisode douloureux de sa vie ; un de ceux qui font qu'à jamais, il y a un avant et un après. Des mots qui s'entrechoquent pour tâcher de dire l'indicible. Jusqu'à la fin. Percutante.

Je le lirai donc en classe et j'ai d'ores et déjà commandé Au moins un, d'Irène Cohen-Janca, ainsi que Tes seins tombent, de Susie Morgenstern... mais en occasion car là où le bât blesse, c'est que ces courts récits coûtent très cher pour quelques dizaines de minutes de lecture...

 

Ce livre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (19).

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11:29 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

20/03/2015

Last : Minute, Jeff Abbott

Présentation. Ex-agent de la CIA, Sam Capra voit sa vie basculer le jour où le cartel des Neuf Soleils affirme qu'il détient son fils. Pour tenter de sauver son enfant, Sam doit éliminer un hacker qui possède des informations plus que compromettantes sur le cartel. Les heures sont comptées. Aidé d'une jeune ingénieure en informatique dont la fille a aussi disparu, Sam se lance dans un contre-la-montre impitoyable.

Lorsque Mila, bien connue de Sam, intervient dans cette traque, les menaces se multiplient. Qui sont les mystérieux individus qui ont mis à prix la tête de Mila ? En saurait-elle plus qu'il n'y paraît ? Sam n'a pas le choix, le temps presse, la vie de son fils est en jeu.

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Mon avis. C'est avec plaisir que j'ai retrouvé Sam Capra, aux prises à la fois avec le groupe Novem Soles qui détient son fils, ce bébé qu'il n'a pas encore tenu dans ses bras, ainsi qu'avec le FBI. Il doit faire face sur tous les fronts et pour essayer de sauver Daniel, il se voit contraint de faire équipe avec Léonie dans le but d'éliminer un jeune hacker.

Léonie sera la "tête chercheuse", celle dont la spécialité est de fournir de nouvelles identités à ses clients et dans le cas qui nous occupe, de mettre tout en œuvre pour retrouver le génie en informatique. Quant à Sam, il sera l'exécutant des basses besognes, autrement dit "l'exécuteur".

Comme dans le premier opus, Sam court dans tous les sens, tâchant d'éviter, tant que faire se peut, de se faire trucider, dans le but ultime d'assassiner le jeune hacker.

Parallèlement, Mila se retrouve en grand danger, elle qui a plutôt l'habitude d'être celle dont il faut se méfier ; ce sera l'occasion pour le lecteur de découvrir plus avant le passé trouble de cette femme mystérieuse.

Pas une minute de répit dans ce roman, ni pour les protagonistes, ni pour le lecteur. Je lirai très volontiers la suite des aventures du séduisant Sam, même si j'ai préféré le premier tome, d'autant que la fin de celui-ci m'a paru assez invraisemblable.

Traduction : Anath Riveline.

 

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

17:49 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

13/03/2015

Les Ptimounes - 1 : Chacun fait son nid ! ; - 2 : Un poisson à la maison, Madeleine Brunelet

Chacun fait son nid !

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Présentation. Panique au réveil, les Ptimounes découvrent un trou dans le toit de leur maison.
Et zut ! Il n'y a plus une seule brindille dans les alentours pour le réparer...
Comment faire ?

Dans ce premier opus, les Ptimounes se rendent compte que deux oiseaux sont occupés à détruire le toit de leur maison, ils disposent de peu de temps pour trouver de l'aide et limiter les dégâts...

 

Un poisson à la maison

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PrésentationEn jouant au bord de la mare, les Ptimounes sauvent la vie d'un petit poisson.
Ils s'en occupent, le nourrissent...
Mais quelle n'est pas leur surprise lorsque le poisson grandit !

Mon avis. Dans cette deuxième aventure, les Ptimounes sont confrontés à un poisson qu'ils sauvent et qui grandit, grandit, à tel point qu'ils sont contraints, progressivement, de lui trouver un récipient de plus en plus grand. Mais ce poisson bizarre est vraiment différent de ce qu'ils connaissent...

 

Cette nouvelle collection relate les aventures survenues à Alizé, Bise, Mistral, Tempête et Zéphyr, des êtres minuscules appelés Ptimounes.

Les illustrations m'ont ravie : j'ai beaucoup aimé le dessin, aux couleurs chatoyantes, qui fait la part belle aux rondeurs et aux courbes. Des personnages qui devraient plaire aux tout petits.

18:29 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

07/03/2015

Le noir est ma couleur, 3 : La riposte, Olivier Gay

Présentation. Depuis que Jordan, un jeune mage, est arrivé au lycée, Manon est en danger. Il menace de révéler son secret et de la dénoncer au Conseil si elle ne s'éloigne pas d'Alexandre.
Mais l'union fait la force. Quand Alexandre découvre les manœuvres de son rival, il persuade Manon de riposter.
Violemment.
Va-t-elle commettre l'irréparable ?

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Mon avis. Au risque de me répéter : j'ai retrouvé avec grand plaisir Manon et Alexandre.

Ce troisième tome commence là où s'était terminé le précédent ; Manon se retrouve aux prises avec l'horrible Jordan. Ce dernier la soumet à un chantage douloureux : ou elle rompt tout contact avec Alexandre, ou il révèle aux parents de la jeune fille sa "récente nature particulière".

Contrainte et forcée, désireuse de protéger Alexandre, elle lui envoie un laconique message de rupture... que celui-ci ne comprend absolument pas, même s'il fait "bonne figure" devant ses copains.

S'ensuit alors une lutte de tous les instants entre Alexandre et Jordan, Manon s'évertuant à "compter les points (poings)". Jusqu'à ce qu'elle se décide à réagir, avec les (puissants) moyens dont elle dispose, tout en essayant (!) de rester discrète (!), histoire que ses parents - et le Conseil - ne découvrent pas le pot aux (pas) roses.

Outre la relation entre Manon et Alexandre - qui se retrouve dans de sales draps -, ce volume soulève un coin du voile qui occultait jusque-là les Mages noirs, permettant ainsi au lecteur de se rendre compte (noir sur blanc)... que tout n'est jamais noir ou blanc.

Une aventure qui jamais ne s'essouffle et que je continuerai à suivre, bien volontiers. D'autant qu'une fois encore, la fin appelle la suite. Inévitablement.

 

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (18) et "Un genre par mois" (fantasy ou fantastique en mars).

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16:35 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/03/2015

Sambre, tome 1 : Plus ne m'est rien..., Yslaire et Balac

Présentation. Si la couleur de ce récit évoque le "Rouge et le noir", l'atmosphère renvoie irrésistiblement aux "Hauts de Hurle-vent", car, dans cette aventure, tout est romantique, palpitant, ténébreux' et passionné. Plus ne m'est rien : le titre sonne comme un blason lugubre : celui d'une malédiction qui entraîne vers la folie. Vers l'affrontement amoureux qui détruira Bernard Sambre et la jeune Julie...

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Mon avis. Une belle découverte qui se décline en rouge et noir...

J'ai eu envie de lire cette BD car elle était évoquée sur un site en relation avec le mouvement romantique ; en outre, Yslaire/Hislaire est définitivement associé pour moi à Bidouille et Violette, une série que j'ai adorée [j'ai d'ailleurs à l'époque appelé mon chien Bidouille].

J'ai apprécié ce début d'h/Histoire même si je suis restée sur ma faim : une atmosphère sombre et tourmentée est d'emblée proposée au lecteur, celle qui imprègne la relation trouble et mystérieuse qui unit Bernard Sambre et Julie, alors que le jeune homme vient de perdre son père et est aux prises avec une mère volage, une sœur étrange, visiblement obsédée par l’œuvre littéraire de leur père, au cœur de laquelle les yeux rouges jouent un rôle essentiel.

Or Julie a un regard de braise...

 

Ce titre entre, avec quelques jours de retard - février -, dans le challenge "Un genre par mois".

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19:50 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

28/02/2015

La route des coquelicots, Biefnot-Dannemark

Présentation. Olena, qui vient d’Ukraine, a vingt-sept ans et le rêve d’une vie meilleure. En 1992, sans papiers, elle travaille à La Moisson, une maison de retraite du Nord-Pas-de-Calais où règne une certaine fantaisie. Ce que l’on sait d’elle, c’est qu’elle est pleine d’espoir, de courage – et qu’elle sourit. Parmi les pensionnaires de La Moisson, il y a la tendre Lydie. Il y a l’altière Flora, autrefois danseuse, et l’intransigeante Henriette. Il y a Charles le sage et Théo le séducteur, qui n’oublie pas qu’il a été coiffeur.

À la faveur d’un épisode sentimental qui bouleverse la maisonnée, Olena, au volant d’une Opel pas toute jeune, va traverser l’Europe avec ces trois vieilles dames et sa petite fille. C’est le début d’une épopée émouvante, haletante et souvent drôle, durant laquelle ces cinq femmes vont découvrir que l’amour ne connaît pas de frontière et qu’il n’y a pas d’âge pour commencer une vie nouvelle. En route pour Lisbonne ! En passant par Berlin, la frontière polonaise, Nuremberg, Sète, Madrid…

« Un voyage vers le bonheur ! » (Simon Bersic)

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Mon avis. J'ai été charmée par les personnages délicieusement pétillants de cette lumineuse aventure...

Le prologue se déroule en avril 1993 et fait découvrir au lecteur les héroïnes de cette escapade minutieusement préparée : Olena, une jeune Ukrainienne qui réside illégalement en France et travaille à La Moisson, une maison de retraite du Pas-de-Calais ; à ses côtés : Lydie, Flora et Henriette, trois pensionnaires de La Moisson, ainsi que Milena, la fille d'Olena.

La voiture "conduite" par Flora pour passer la frontière franco-allemande fait une embardée alors que les compagnes de voyage viennent de poser deux roues sur le territoire français...  Le roman évoque ensuite les mois précédents et les circonstances qui, avec la complicité de Charles et Théo, eux aussi pensionnaires de l'institution, ont mené, naturellement, à cette escapade que ni les unes, ni les autres, n'auraient osé imaginer vivre un jour.

Olena est une jeune femme qui a déjà connu bien des souffrances dans sa vie : elle vit et travaille en France, son mari au Portugal et leur fille Milena est demeurée en Ukraine avec sa grand-mère. Quant à Lydie, Flora et Henriette, elles cheminent tout doucement vers le crépuscule de leur vie, avec la compagnie attentive d'Olena.

Chacune se dévoile aux autres par petites touches, mais aussi à soi-même, en se lançant dans cette "aventure pittoresque", qui illustre à merveille que rien n'est jamais définitivement joué et que certaines occasions se doivent d'être saisies quand elles se présentent.

J'ai savouré la plume légère et poétique des auteurs que je remercie chaleureusement pour cette très belle découverte, agrémentée par les illustrations de Véronique Biefnot elle-même.

 

  "Vite ! Olena se dit qu'il faut filer vite, penser à autre chose, ne pas se perdre dans les pensées tristes, mais revoir la bouche souriante de sa petite fille quand elle se goinfrait de framboises, et penser que bientôt, tout bientôt, elle la retrouvera." [p. 50]

  "Dans cette maison, il y avait trois anges aux ailes un peu froissées, et personne ne le savait !" [p. 122]

  "Alors elle pense au rire de Milena quand elle lui a annoncé qu'elles allaient se revoir, qu'elle allait venir la chercher. C'était comme une cascade de cristal qui rebondissait à travers le combiné et c'était la plus belle chose au monde." [p. 153]

  "Dehors, la pluie qui tombait depuis l'aube s'était arrêtée et des coins de ciel bleu s'élargissaient doucement entre les nuages. Durant une centaine de kilomètres, la conversation fut réduite à quelques phrases. Elles étaient loin de La Moisson. Loin de tout. Toutes petites sur l'autoroute si large, toutes petites en frôlant les énormes camions qui avançaient souvent collés les uns aux autres comme les wagons d'un train. Le moteur prêtait son rythme régulier à leurs rêveries." [p. 157]

 

Envie de lire et/ou écouter le début du récit ? Vous pouvez entrouvrir la porte ICI

18:47 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

27/02/2015

Outlander, Livre 3 : Le voyage, Diana Gabaldon

Présentation. Vingt ans après avoir été inexplicablement ramenée en plein cœur du XVIIIe siècle, dans une Écosse à feu et à sang qui luttait pour son indépendance contre l'éternel ennemi anglais, Claire Randall n'est jamais parvenue à oublier Jamie Fraser. Les années qu'elle a vécues à ses côtés demeurent pour toujours gravées dans sa mémoire. Aussi, apprenant qu'il a survécu, elle voyage de nouveau dans le temps et retourne dans ce passé chargé de souvenirs et d'émotions, prête à braver tous les dangers pour tenter l'impossible : retrouver Jamie.

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Mon avis. J'ai de nouveau pris beaucoup de plaisir à retrouver Claire et Jamie...

Le récit commence par une alternance de chapitres consacrés à Jamie, puis à Claire, séparés par deux siècles puisque cette dernière est revenue dans son époque, tandis que le flamboyant Jamie est resté au XVIIIe siècle, chacun imprégné du souvenir de l'autre.

D'un côté, le lecteur suit les péripéties éprouvantes de Jamie, aux portes de la mort après la boucherie de Culloden, ainsi que son incarcération ; de l'autre, on découvre une Claire qui, avec le soutien de Roger et Brianna, entreprend des recherches relatives à Jamie, animée par l'infime espoir qu'il ait survécu.

Ce troisième tome porte bien son nom puisque les voyages se succèdent et l'action est, une fois encore, au rendez-vous. Jusqu'à présent, j'ai énormément apprécié mes retrouvailles avec ce couple haut en couleur.

J'avoue que j'ai quelque peu rongé mon frein en attendant que les deux héros se rejoignent ; il n'aurait cependant pas été imaginable de passer trop rapidement sur ce qu'a été leur existence, chacun dans son époque, car la séparation a inévitablement laissé des traces.

Au préalable, il fallait que Claire prenne la décision de franchir à nouveau le couloir du temps à la recherche de Jamie, avec le peu d'informations dont elle disposait. Ce qui impliquait, outre les "conditions pratiques" douloureuses du passage, l'abandon de Brianna au XXe siècle. En outre, elle ne pouvait être certaine de retrouver Jamie. Enfin, les années écoulées s'avéraient autant d'incertitudes relatives à la réaction de Jamie.

Mais rien n'aurait pu arrêter Claire ; la partie n'était pourtant pas gagnée d'avance car même si un amour indéfectible continue à les unir, de l'eau a coulé sous les ponts et les secrets - pas toujours bien gardés - risquent de ternir leur relation.

Au grand désespoir de Jamie, une bonne partie du récit se déroule sur des mers souvent houleuses, infestées d'Anglais et de pirates. Autant de dangers pour le couple...

Outre notre duo, un personnage rencontré subrepticement par le passé prend ici de l'ampleur et m'a beaucoup touchée : John Grey.

Suite au prochain épisode...

Traduction : Philippe Safavi.

 

Merci à J'ai Lu pour ce partenariat.

18:38 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

24/02/2015

Birth marked, 1 : Rebelle, Caragh M. O'Brien

Présentation. Ceux qui portent la marque sont la clé de l'avenir.

Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l'Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l'extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l'Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. À peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code...

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Mon avis. Une dystopie que j'ai beaucoup appréciée...

Le récit évoque un monde scindé en deux par l'Enclave : d'un côté vivent les nantis, ceux qui bénéficient de tout, à savoir nourriture, soins, habitations luxueuses, ... De l'autre demeurent ceux qui tentent de survivre avec très peu de moyens. C'est parmi ces derniers que l'histoire commence : focus sur Gaia, une adolescente destinée à devenir sage-femme, comme sa mère.

Pour la première fois, la jeune fille vient d'assister - seule - une  maman lors d'un accouchement et tout s'est bien déroulé. Tout... même si elle ne peut se soustraire à la règle qui lui impose de fournir le bébé à l'Enclave. C'est la règle : chaque sage-femme est contrainte de "donner" à l'enclave les trois premiers bébés du mois qu'elle a fait naître. Une règle, parmi les nombreuses autres, dont on comprendra la cause ultérieurement. Et Gaia s'y plie, bon gré mal gré...

Cette nuit-là, alors qu'elle rentre chez elle, elle apprend que ses parents ont été arrêtés : c'est le début d'un processus qui s'enclenche en elle. Lentement mais (très) sûrement, Gaia se pose des questions sur ce monde qui s'impose à eux ; elle est désormais déterminée à tout faire pour venir en aide à ses parents, maintenant emprisonnés à l'intérieur de l'Enclave.

C'est aussi au cours de cette nuit qu'elle fera la connaissance du sergent Grey venu l'interroger afin de mettre la main sur des écrits appartenant à ses parents.

J'ai aimé cette histoire se déroulant dans le futur et qui met en évidence les clivages de cette société très moderne à l'intérieur, aux tonalités médiévales à l'extérieur ; j'ai aimé également les personnages dont on suit les (més)aventures, qu'il s'agisse de Gaia, grandie trop vite, et depuis toujours raillée en raison de la cicatrice qui la défigure, ou de Léon Grey, le sergent qui a grandi "du bon côté du mur" mais porte en lui une indicible souffrance.

Le seul bémol pour moi : dans l'édition de poche, la police est vraiment très petite ; mieux vaut avoir de bons yeux...

Je lirai bien volontiers la suite.

Titre original : Birthmarked.

Traduction : Hélène Bury.

 

Ce titre entre dans les challenges "des 170 idées" (68 : quelque chose qui fait penser à une mère - birth -) et "Jeunesse/Young Adult" (17).

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16:43 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

20/02/2015

L'île des oubliés, Victoria Hislop

Présentation. Saga familiale bouleversante et vibrant plaidoyer contre l'exclusion, ce roman d'évasion plein d'émotion et de suspense nous emporte sur une île au large de la Crète, Spinalonga, l'île des lépreux.

Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face du village se dresse Spinalonga, la colonie ou l'on envoyait les lépreux... et ou son arrière-grand-mère aurait péri.

Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ? Pourquoi la mère d'Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la bouleversante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets...

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Mon avis. J'ai beaucoup apprécié ce récit qui met en lumière (au propre comme au figuré tellement le soleil est présent) l'île de Spinalonga, en Crète, un lieu qui a fait office de léproserie durant une bonne partie du XXe siècle.

Nous suivons l'histoire d'une famille dont le coeur bat au rythme de ce lieu clos : Alexis, qui vit à Londres, profite d'un voyage en Crète pour tâcher de découvrir l'histoire de sa famille, originaire de Plaka, le village qui ravitaille les "exilés".

La jeune femme rencontre Fotini, l'amie fidèle de la douce Maria, sa grand-tante ; cette dernière va lui conter le destin hors norme des Pétrakis.

Eleni, l'arrière-grand-mère d'Alexis est contrainte de rejoindre Spinalonga lorsqu'elle apprend qu'elle a contracté la lèpre. Aucun remède n'existe en ce début du XXe siècle et dès que les premiers symptômes apparaissent, les malades sont contraints de rejoindre l'île, sans espoir de retour.

Le temps s'écoule alors pour eux en ce lieu qui aurait dû être paradisiaque mais leur rappelle constamment ce(ux) qu'ils ont perdu(s). Et pourtant, la vie continue, avec ses douleurs, ses souffrances, mais aussi ses "petits bonheurs".

Grâce à Fotini, le voile qui recouvrait (presque) de manière opaque les Pétrakis se soulève, mettant en évidence l'âpre réalité vécue par ces oubliés...

15:24 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

18/02/2015

Tag "découverte"

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J'ai découvert ce "Tag" sur le blog d'angeselphie et j'ai eu envie de m'y coller.

Que celui qui le souhaite se "tague".

 

1 ) Plutôt corne ou marque-page ?
 
Sous peine d'en hérisser certain(e)s : les deux. Le plus souvent marque-page mais quand je n'ai vraiment rien sous la main, je "corne". Je ne suis absolument pas maniaque à propos de mes livres ; je les prête d'ailleurs volontiers : famille, amis, collègues, élèves... Pour moi, un livre manipulé est un livre qui vit.
 
 
2) As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
 
Très souvent ; c'est le cadeau "habituel" et bienvenu.
 
 
3) Lis-tu dans ton bain ?
 
La question ne se pose plus puisque, "physiquement parlant", je suis maintenant incapable d'accéder à la baignoire, mais du temps où c'était encore possible, je lisais effectivement souvent dans mon bain - en rajoutant de l'eau chaude quand elle refroidissait trop -.
 
 
4) As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
 
C'est un rêve ; une utopie très probablement.

 
5) Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? 
 
Je préfère la plupart du temps un "one-shot". S'il doit y avoir plusieurs tomes, pour moi, le nombre idéal est deux. Cela ne m'empêche pourtant pas de poursuivre plus avant la découverte de séries "longues".
 
Mes séries du moment : en jeunesse, Le noir est ma couleur [tome 1 ; tome 2] dont le tome 3 est dans ma PAL ; Outlander [tome 1 ; tome 2] dont je lis présentement le tome 3.
 
 
 6) As-tu un livre culte ? 
 
Tout le monde le sait, ou presque : depuis une bonne dizaine d'années, je lis dans toutes mes classes de 4e (seconde en France) Simple de Marie-Aude Murail, à raison d'un chapitre par semaine. J'appelle cette activité "Lecture-plaisir". Je ne m'en suis pas encore lassée. Les élèves non plus, apparemment.
 
 
7) Aimes-tu relire ? 
 
Hormis les lectures scolaires, pas trop (indépendamment de Simple) : il est rare que je retrouve la "magie" de la première lecture. Je préfère rester sur un bon souvenir plutôt que de risquer d'être déçue.
 
 
8) Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimés ?
 
Si j'en ai l'occasion, oui, au risque d'être déçue par le côté (non-)humain.
 
 
9) Aimes-tu parler de tes lectures ? 
 
J'adore. Un de mes moments préférés en classe, c'est lorsque j'arrive avec une caisse de livres à présenter aux élèves : 1ere et 4e de couverture, lecture du début du récit...
 
 
10) Comment choisis-tu tes livres ? 

Les avis de blogueurs que je suis ; les propositions de service presse ; les auteurs ; les couvertures...

 

11)  Une lecture inavouable ? 
 
Non ; jusqu'à présent, j'assume ce que j'ai lu.
 
 
12) Des endroits préférés pour lire ?  
 
Partout ou presque mais pas dans le bruit ; une préférence quand même pour mon lit.
 
 
13) Un livre idéal pour toi serait... : 
 
Nombreux peuvent être "un livre idéal" s'ils sont lus au "moment idéal".
 
 
14) Lire par-dessus l'épaule ? 
 
Non.
 
 
15) Télé, jeux-vidéos ou livre :
 
Livres et séries TV.
 
 
16) Lire et manger ?
 
Cela m'arrive régulièrement quand je suis seule.
 
 
17) Lecture en musique, en silence, peu importe ?
 
En silence, ou en tout cas avec le moins de bruit possible.
 
 
18) Que deviendrais-tu sans livres ?
 
Difficile de l'imaginer.
 
 
19) Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?

Rien mais tout dépend quand même de son état et du prix. J'achète beaucoup de livres d'occasion, de toute façon.

 

20) Quel élément t'a donné le goût de la lecture ?

Je n'en sais strictement rien ; peut-être les aventures de Oui-Oui ?

17:13 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (8) |

17/02/2015

Challenge "À vos nombres"

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Je me suis inscrite au challenge "À vos nombres 2015" organisé par Piplo. Il s'agit de lire des titres contenant un nombre durant cette année 2015.

Trois catégories sont proposées : Top Ten (1 à 10) ; Aléatoire (un nombre quel qu'il soit) ; Math'en Mots (un mot du domaine des mathématiques). Elles peuvent être cumulées.

Quatre niveaux : niveau 1, de un à trois livres ; niveau 2, de quatre à six livres ; niveau 3, de sept à neuf livres ; niveau 4, dix livres ou plus.

Je me suis inscrite en "Aléatoire", niveau 1.

 

Le 03/01/15 : 100 000 canards par un doux soir d'orage, Thomas Carreras.

Le 26/01/15 : L'hôtel des souvenirs - 1 : Un parfum de chèvrefeuille, Nora Roberts.

12:28 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

16/02/2015

Expérience Noa Torson, 1 : Ne t'arrête pas, Michelle Gagnon

Présentation. Noa se réveille sur une table d'opération, une cicatrice en travers de la poitrine. Elle ne sait pas où elle est, ni ce qui lui est arrivé. Alors elle prend la fuite, des tueurs lancés à ses trousses.
La jeune fille, hackeuse de génie et solitaire, pense semer facilement ses poursuivants. Elle se trompe : pour la première fois de sa vie, si elle veut survivre, Noa a besoin d'aide. Car elle est la clé d'un terrible secret. Et ceux qui la traquent n'ont aucune intention de la laisser s'échapper.

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Mon avis. Elle n'a effectivement pas le temps de souffler, Noa... Un périple haletant qui m'a fait songer au film Lola rennt, de Tom Tykwer, avec Franka Potente.

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans le "bain" lorsqu'il se retrouve au côté de Noa, une adolescente grandie trop vite qui se réveille sur une table d'opération, dans un entrepôt.

Elle n'a aucun souvenir de ce qu'il lui est arrivé mais la cicatrice qui lui barre le torse est, elle, bien réelle. Elle doit impérativement quitter cet endroit glauque et tâcher de découvrir les circonstances qui l'y ont conduite.

C'est parti pour une course effrénée sans temps mort [mais de nombreuses victimes], qui alterne le point de vue de la jeune femme et celui de Peter, tous deux hackeurs "professionnels". La ressemblance s'arrête là : Noa a galéré dans la vie et n'a jamais pu compter que sur elle-même ; Peter est issu d'un milieu très (très) aisé. Le hasard fait converger leurs chemins : ils n'ont d'autre choix que de s'épauler pour essayer de garder la vie, tant que faire se peut. Face à eux, derrière eux, autour d'eux, une puissante organisation qui navigue dans des eaux troubles où l'être humain n'a nulle valeur...

J'ai passé un très bon moment en leur compagnie et lirai volontiers la suite.

Traduction : Julien Chèvre.

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges "Comme à l'école" (vêtement) ; "Jeunesse/Young Adult" (16) et "Un mois, une consigne" (un de mes genres favoris).

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10:55 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

15/02/2015

Avis de tempête, Angéla Morelli

Présentation. Lorsqu’elle débarque au Québec pour les vacances de février, Candice fait immédiatement deux constats très inquiétants. Premièrement, il fait froid. Très, très froid. Ce qu’elle était loin de s’imaginer quand elle a préparé ses valises (comment ça, sa petite doudoune ne va pas suffire ?). Deuxièmement, sa cousine n’est pas là, et impossible de la joindre. Alors, quand l’aéroport annonce sa fermeture imminente et qu’un charmant inconnu à l’accent aussi improbable que sa coupe de cheveux lui propose de lui servir de taxi, Candice accepte...

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Mon avis. Présentement, je suis quelque "peu" dépassée par les événements (corrections, préparations, chroniques à rédiger - tentatives de - rangements divers...) mais je me suis dit que je pouvais tout à fait intercaler dans mon "planning" la lecture de cette nouvelle... J'ai bien fait !

Arrivée à la deuxième page, je riais déjà car l'humour est une pièce maîtresse de ce récit, tout comme dans L'homme idéal (en mieux) [sorti voici peu en version papier]. Parce que Candice a l'Art (oui, oui, avec une majuscule) de se retrouver dans des situations plus cocasses les unes que les autres ; ce sera aussi le cas quand elle débarque - peu (!) chaudement vêtue/chaussée - au Québec où la température avoisine les - 30 degrés. Abandonnée à son sort glacé par sa cousine censée venir la chercher à l'aéroport, elle devra sa survie au (charmant) pilote, Martin : l'occasion de découvrir de savoureux "dialogues" entre la belle maladroite et son chevalier servant.

"Tétupaugnélàpourlanuitteacausequelaréoportésulebaurdefermer?

  Candice sursauta en entendant une voix masculine s'adresser à elle. Elle leva les yeux et croisa ceux d'un homme grand, dont les épaules carrées disparaissaient sous une épaisse parka vert foncé. Son regard rieur et son sourire franc lui donnaient un air juvénile que démentaient quelques pattes-d'oie.

  - Hein ? se contenta de répondre Candice en haussant les sourcils. [...]

  - T'es la cousine à Karine ? demanda l'homme en haussant un sourcil. Elle m'avait pas dit qu'elle avait de la visite de France.

  - Vous la connaissez ? s'étonne Candice, qui n'arrivait toujours pas à tutoyer ce parfait inconnu.

  - C'est la blonde d'un de mes chums.

  - La quoi de qui ?

  Candice était épuisée par le degré de concentration que lui demandait cette conversation." [p. 4]

 

Une lecture bien agréable, aux couleurs (au milieu de la neige) chaleureusement (malgré le froid prégnant) pétillantes. J'aurais bien volontiers prolongé cette escapade...

 

Ce titre entre dans le challenge "Un genre par mois" (Nouvelle ou Novella).

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12:52 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

LDPA ou Livra'deux pour pal'Addict, 12e session

12e session de ce Livra'deux (modalités) ; je participe avec Lisalor.

 

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Parmi les livres de sa PAL, j'ai sélectionné :

Un livre que j'ai lu et aimerais lui faire découvrir : Le projet Morgenstern car j'aime beaucoup (les récits de) David Khara et que c'est l'occasion de retrouver Eytan.

Un livre dont j'aimerais avoir l'avis d'un ami : L'effet papillon, de Jussi Adler-Olsen car j'ai beaucoup apprécié Miséricorde [mais n'ai pas encore pris le temps de découvrir la suite].

Un titre qui m'interpelle pour son résumé : L'enfant aux yeux d'émeraude, de Jacques Saussey.

Lisalor a choisi L'effet papillon car il lui tarde vraiment de retrouver les personnages d'Olsen.

 

Elle m'a proposé :

Un livre qu'elle a lu et aimerait me faire découvrir : Le détroit du loup, d'Olivier Truc car elle a adoré Le dernier des lapons ainsi que celui-ci.

Un livre dont elle aimerait avoir l'avis d'un ami : Bourbon Kid, tome 3, Le cimetière du diable, Anonyme ; L'homme sans nom étant celui qu'elle a le moins apprécié.

Un titre qui l'interpelle pour son résumé : Battle Royale, de Koushun Takami qui est dans sa PAL.


J'ai choisi Le détroit du loup.

12:08 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

14/02/2015

Le silence de Mélodie, Sharon M. Draper

Présentation. Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots avaient une signification.

Mais seulement dans ma tête.

Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai bientôt onze ans.

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Mon avis. Un silence assourdissant que celui de Mélodie...

J'ai été - presque forcément - touchée par ce récit puisqu'il traite du handicap et cela, me semble-t-il, avec justesse. Même s'il n'a pas été un coup de cœur, il s'est avéré un enchaînement de petits coups au cœur au fil des mots/maux évoqués par la jeune Mélodie.

Mon attention a d'emblée été attirée par la superbe couverture et une fois la lecture commencée, j'ai cheminé auprès de Mélodie qui hurle silencieusement sa souffrance et son incapacité à communiquer avec son entourage : atteinte de paralysie cérébrale, dépendante des autres pour tous les gestes du quotidien, elle observe, écoute, décortique les mots qui s'offrent à elle, sans jamais, ou presque, réussir à les faire rebondir vers son interlocuteur.

Après de longues années durant lesquelles ses parents se sont battus pour (essayer de) faire comprendre au corps enseignant que leur fille est intelligente et que, si ses paroles demeurent emmurées au dedans d'elle, elle a toute sa tête, elle finit par intégrer une classe susceptible de vraiment la faire progresser. Soutenue par ses parents, ainsi que par Madame V., une "nounou" exceptionnelle, Mélodie réussit, pas à pas, à "trouver sa place" même si, de temps à autre, elle rue dans les brancards, au propre comme au figuré, quand la pression devient trop forte...

J'ai apprécié la manière dont est relatée l'impuissance/la puissance de cette enfant, ainsi que l'humour (caustique) dont elle fait preuve. En revanche, je suis restée bouche bée face au comportement de l'enseignant lors de "l'épisode de l'avion" : incrédulité totale ! De deux choses l'une : ou l'on "fonctionne" vraiment très différemment aux USA par rapport à la Belgique (mais à ce point ???), ou la situation a vraiment été (trop) exagérée...

 

  "Mon éruption volcanique a ensuite pris le relais. J'ai agité les bras dans tous les sens et, grosso modo, pété un câble. À un moment, je me suis tellement débattue que mes chaussures ont valsé hors de la sangle de maintien des pieds de mon fauteuil. Ça m'a fait glisser de travers, alors j'ai hurlé de plus belle." [p. 59]

  "J'aimerais pouvoir chanter comme le Lion peureux, et danser comme l'Homme de fer-blanc. Aucun des deux n'était très doué dans son domaine, mais ça me suffirait amplement." [p. 73]

  "Quand j'essaie de parler, les mots fusent dans ma tête, mais au moment d'ouvrir la bouche, ce ne sont plus que des sons et des petits cris dénués de sens." [p. 89]

  "Comparer mon nouveau fauteuil à l'ancien revient à comparer une Mercedes à un skateboard." [p. 93]

Traduction : Maud Desurvire.

 

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

 

Ce roman entre dans les challenges "Comme à l'école" (vêtement), "Jeunesse/Young Adult" (15) et "Un mois, une consigne" (un de mes genres favoris).

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12:25 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |